L'intérieur de la basilique.

En entrant dans l'église, le regard est attiré par le crucifix monumental du XV° siècle. La statue du Christ, imberbe, les yeux mi-clos, domine le choeur.

 Aux extrémités de la croix, des quadrilobes peints aux symboles des évangélistes.

 

Au-dessus, la statue de Notre-Dame d'Avesnières, haute de 65 cm, dont le corps est sculpté dans de la pierre et la tête dans du bois. Elle daterait du XIV° siècle.

Crucifix monumental - XVème siècle.
Crucifix monumental - XVème siècle.
Christ imberbe (XVème siècle).
Christ imberbe (XVème siècle).
Aux extrémités de la croix, des quadrilobes peints aux symboles des évangélistes.
Aux extrémités de la croix, des quadrilobes peints aux symboles des évangélistes.
Notre-Dame d'Avesnières, hauteur 65 cm, corps sculpté dans de la pierre et la tête dans du bois - XIVème siècle.
Notre-Dame d'Avesnières, hauteur 65 cm, corps sculpté dans de la pierre et la tête dans du bois - XIVème siècle.
Dans le transept nord, un autel médiéval à base triangulaire.
Dans le transept nord, un autel médiéval à base triangulaire.
Dans le transept nord, un autel médiéval à base triangulaire.
Dans le transept nord, un autel médiéval à base triangulaire.
Confessional.
Confessional.
Confessional de 1844.
Confessional de 1844.
Dans le fond de la basilique, à côté des bénitiers, deux immenses statues encadrent la porte principale.
Dans le fond de la basilique, à côté des bénitiers, deux immenses statues encadrent la porte principale.
D'un côté, Saint-Sauveur, oeuvre curieuse datée du XIVème siècle représentant le Christ sur la pointe des pieds et coiffé d'une tiare à trois rangs.
D'un côté, Saint-Sauveur, oeuvre curieuse datée du XIVème siècle représentant le Christ sur la pointe des pieds et coiffé d'une tiare à trois rangs.
Saint-Sauveur (XIVème siècle).
Saint-Sauveur (XIVème siècle).
De l'autre côté, Saint Christophe, statue en bois colossale de 3,50 m de haut qui fut exécutée en 1583 en vertu d'une délibération des habitants d'Avesnières.
De l'autre côté, Saint Christophe, statue en bois colossale de 3,50 m de haut qui fut exécutée en 1583 en vertu d'une délibération des habitants d'Avesnières.
Saint Christophe (1583).
Saint Christophe (1583).
Saint Christophe (1583) - détail.
Saint Christophe (1583) - détail.
Chemin de Croix.
Chemin de Croix.

Les vitraux.

Max Ingrand (né à Bressuire le 20 décembre 1908 - mort à Paris le 25 août 1969) est un maître-verrier diplômé de l'École des Beaux-Arts de Paris et des Arts décoratifs. En 1931, il réalise ses premiers vitraux. Il est interné pendant la guerre et passe cinq années dans un camp en Silésie. Ces années de détentions vont considérablement influencer ses œuvres. Il est officier de la Légion d'honneur.

En 1945, il dessine les vitraux des bas-côtés et des chapelles du déambulatoire de la basilique Notre-Dame d’Avesnières. Ces vitraux sont consacrés à la Vierge, sur chacun d'eux figure la couronne de "La Reine des Cieux". Tous les anciens vitraux ont été détruits lors du dynamitage du pont d'Avesnières le 6 août 1944.

Tous les anciens vitraux ont été détruits lors du dynamitage du pont d'Avesnières le 6 août 1944.
Tous les anciens vitraux ont été détruits lors du dynamitage du pont d'Avesnières le 6 août 1944.
En 1945, de nouveaux vitraux, dessinés par Max Ingrand, ornent les bas-côtés et les chapelles du déambulatoire.
En 1945, de nouveaux vitraux, dessinés par Max Ingrand, ornent les bas-côtés et les chapelles du déambulatoire.
Ils sont consacrés à la Vierge. Sur chacun d'eux figure la couronne de "La Reine des Cieux".
Ils sont consacrés à la Vierge. Sur chacun d'eux figure la couronne de "La Reine des Cieux".
La Vierge au lait, en bois polychrome du XIVème siècle.
La Vierge au lait, en bois polychrome du XIVème siècle.
Pieta en terre cuite d'origine bretonne.
Pieta en terre cuite d'origine bretonne.
Pieta en terre cuite d'origine bretonne.
Pieta en terre cuite d'origine bretonne.
Statue de Saint Bonaventure réalisée en 1864.
Statue de Saint Bonaventure réalisée en 1864.
Bas-relief du soubassement de l'autel, réalisé par M Deschamps, représentant: à gauche, Saint Julien, au centre, Saint Bonaventure et à droite, Saint Louis.
Bas-relief du soubassement de l'autel, réalisé par M Deschamps, représentant: à gauche, Saint Julien, au centre, Saint Bonaventure et à droite, Saint Louis.
Vitrail de Saint Bonaventure. Dans sa main gauche, il tient un livre, témoignage de ses nombreux écrits. Devant lui, une casserole rappelle ses origines modestes de cuisinier.
Vitrail de Saint Bonaventure. Dans sa main gauche, il tient un livre, témoignage de ses nombreux écrits. Devant lui, une casserole rappelle ses origines modestes de cuisinier.
Bannière de 1863 utilisée lors des processions sur la voie publique.
Bannière de 1863 utilisée lors des processions sur la voie publique.
Copie de "La Vierge aux donateurs" tableau du peintre flamand Antoon Van Dyck conservé au Louvre. Cette toile a été offerte par un laïc en 1880.
Copie de "La Vierge aux donateurs" tableau du peintre flamand Antoon Van Dyck conservé au Louvre. Cette toile a été offerte par un laïc en 1880.
Près de l'autel, le tintinnabule, un des deux emblèmes distinctifs de la basilique qui est utilisé lors des processions.
Près de l'autel, le tintinnabule, un des deux emblèmes distinctifs de la basilique qui est utilisé lors des processions.
Notre-Dame d'Avesnières ne possède plus le second emblème: le pavillon.
Notre-Dame d'Avesnières ne possède plus le second emblème: le pavillon.
Le pavillon, sorte de parasol, fait de bandes de soie rouges et jaunes alternées, servait à abriter le prêtre lors des processions.
Le pavillon, sorte de parasol, fait de bandes de soie rouges et jaunes alternées, servait à abriter le prêtre lors des processions.
Le porteur du tintinnabule faisait sonner la clochette tous les quinze pas.
Le porteur du tintinnabule faisait sonner la clochette tous les quinze pas.

Le retable de Sainte Anne.

Ce retable, œuvre des architectes lavallois Jean et Michel Langlois, fut commandé par Urbaine de Rougé, prieure de 1652 à 1654.

Ce retable, de forme concave, est partagé en trois corps séparés par des colonnes en marbre noir.

Dans les niches, on peut voir : à gauche la statue de Saint Urbain, patron de la prieure ; au centre Sainte Anne apprenant à lire à la Vierge et à droite les statues de Tobie et de l’archange Raphaël.

Retable du XVIIème siècle des frères Langlois.
Retable du XVIIème siècle des frères Langlois.
A gauche: Saint Urbain, à droite: Tobie et l'ange Raphaël, au centre: Sainte Anne apprenant à lire à la Vierge.
A gauche: Saint Urbain, à droite: Tobie et l'ange Raphaël, au centre: Sainte Anne apprenant à lire à la Vierge.
Saint Urbain.
Saint Urbain.
Monument funéraire à la mémoire des 14 prêtres de Laval guillotinés le 21 janvier 1794 pendant la révolution.
Monument funéraire à la mémoire des 14 prêtres de Laval guillotinés le 21 janvier 1794 pendant la révolution.
Les corps des 14 prêtres ont été transférés dans le choeur après leur béatification en 1955.
Les corps des 14 prêtres ont été transférés dans le choeur après leur béatification en 1955.
Monument élevé par la reconnaissance de cette paroisse au vénérable et discret maître Jean Verger, né à Saint Berthevin en 1791, mort à Avénières en 1858, après un vicariat de 40 ans.
Monument élevé par la reconnaissance de cette paroisse au vénérable et discret maître Jean Verger, né à Saint Berthevin en 1791, mort à Avénières en 1858, après un vicariat de 40 ans.

Les chapiteaux.

Les chapiteaux, tous différents et d'époques différentes, ornent le choeur et son pourtour. Ils attestent des différentes influences régionales qui ont présidé à leur réalisation.

On peut y voir des motifs simples, des motifs végétaux, des masques humains ou des représentations d'animaux plus ou moins fantastiques: basilic, dragon, panthères, lions, échassiers attaquant des hommes...

De nombreux chapiteaux, tous différents, ornent le choeur et son pourtour: masques humains, têtes moustachues, dragons, lions, basilics, flore stylisée...
De nombreux chapiteaux, tous différents, ornent le choeur et son pourtour: masques humains, têtes moustachues, dragons, lions, basilics, flore stylisée...

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Commentaires : 2
  • #1

    MALASSAGNE (jeudi, 07 janvier 2010 16:53)

    Bonjour,
    Est il vrai que les restes des guillotinés (autres que les 14 curés)de la révolution française ont été rapatriés depuis la Croix Batialle dans cette cathedrale, dont le corps d'Antoine de la trémoille Prince de Talmond ?
    Merci pour votre réponse et bravo pour vos photos.
    Salutations
    mmalassagne@aol.com

  • #2

    laval53000 (lundi, 13 janvier 2014 15:56)

    En 1816, seuls les "corps" des 14 prêtres guillotinés sont transférés dans l'église Notre-Dame d'Avesnières (l'église est élevée au rang de basilique en 1898).
    Voir le dossier "Les 14 prêtres martyrs".