La rue du Gravier.

La rue du Gravier.

C'est l'ancien chemin de la Chouannière. La rue du Gravier a été créée en 1874, après la construction du Pont d'Avesnières.

Longue de 589 mètres, elle relie la rue du Pont d'Avesnières à la rue du Bas-des-Bois.

Les fermes du chemin de la Chouannière (actuelle rue du Gravier).

Au début du XXème siècle, sur le chemin de la Chouannière (actuelle rue du Gravier), les terres étaient partagées en plusieurs closeries (exploitations agricoles d’une dizaine d’hectares) : les fermes de Tuloup, de la Chouannière, des Rivières et du Gravier.

L’activité la plus importante était le maraîchage.

Les fermières pratiquaient quotidiennement le "villotage" ; elles portaient le lait frais de leurs vaches directement chez les particuliers, parfois à l’aide d’une petite carriole attelée à un poney.

 

La Chouannière au début du XXème siècle.

Cette petite exploitation d’une dizaine d’hectares permettait de faire vivre une famille. Elle a été vendue dans les années 1955.

 

Le jeudi 15 juin 1944, les alliés bombardent des garages, situés rue du Bas-des-Bois, abritant des véhicules de l’armée allemande. Sept bombes tombent dans la cour de la ferme et soufflent tous les bâtiments qui ne seront pas restaurés. Ils sont aujourd’hui la propriété de TDV Industrie (fabricant de tissus) et servent au stockage de matériel.

Ferme de Tuloup, XVIème siècle - Rue du Gravier.

La ferme de Tuloup, avec sa tour carrée, existerait depuis le XVIème siècle. Le bâtiment principal, dessiné par Jean-Baptiste Messager, présente une toiture à forte pente.

L'exploitation maraîchère de la ferme de Tuloup a perduré jusqu'en 1978.

Ferme de Tuloup - Gravure à la mine de plomb - Jean-Baptiste Messager (1811-1885).

Messager s’est attaché à représenter le bâtiment principal avec sa tourelle carrée, ses fenêtres à petits carreaux et sa toiture à forte pente.

L’agencement des communs, le puits, l’attelage des chevaux, le paysan portant son outil sur l’épaule, la paysanne et sa fillette debout dans la cour, composent un tableau documentaire sur des aspects de la vie rurale au XIXème siècle et aujourd’hui disparus.

 

J.B Messager – Musée de Laval. Editions SILOE

Les Rivières.

Cette petite ferme d'un peu plus d'un hectare pratiquait essentiellement le maraîchage. La famille Verriot  vendait des plants au marché.

L'institution religieuse des sœurs d'Evron.

Cette institution religieuse, sise 4 – 6 rue du Gravier, existait déjà en 1846 ; elle était dirigée par des sœurs de la Charité de Notre-Dame d’Evron.

L’institution abritait des institutrices religieuses, 1 ou 2 domestiques et une dizaine de pensionnaires. 

L'école a fonctionné jusqu'en 1928. A sa fermeture, les garçons allaient à l'école du Sacré-Coeur (actuel presbytère) chez monsieur Madiot et les filles à l'école Notre-Dame d'Avesnières.

Les bâtiments sont longtemps restés à l'abandon.

En 1996, sur ce terrain, a été construit un HLM de deux étages et de six logements (18 rue du Gravier).