Le nom des rues d'Avesnières.

La rue d'Avesnières.

Le grand chemin d'Avénières était utilisé pour descendre de Laval et permettre l'accès à l'église d'Avesnières ; les rives de la Mayenne étaient peu praticables et très encombrées.

Le grand chemin d'Avénières fut élargi en 1774 pour donner du travail aux ouvriers lors de la crise cotonnière. La blanchisserie de la Croix-Saget céda du terrain pour permettre l'élargissement de la rue.

Allée Jacques Chamaret.

Jacques Chamaret (7 juin 1808 à Avesnières, 28 juillet 1868) fut le dernier maire d’Avesnières de 1850 au 27 juillet 1863.

Jacques Chamaret était un riche négociant en toiles qui consacrait ses loisirs à l’horticulture.

Au cours de ses mandats, il fit construire une école de garçons, une salle d’asile (maternelle) et le presbytère de la rue de l’École. Il fait élargir la rue d’Hydouze, restaurer la mairie ainsi que la chapelle du cimetière qui sera démolie en 1905.

Il aurait souhaité, pour l’embellissement du quartier, que les quais soient continués jusqu’au moulin du Gravier.

Il fonde la Société de l’Industrie pour préparer les expositions de 1852 et 1857.

En 1863, malgré son opposition et celle de la population, le rattachement à l’administration de Laval est imposé à Avesnières. Un premier projet d’annexion d’Avesnières à la ville de Laval avait été émis en 1806 puis repris en 1856.

Après l’annexion, il entre au conseil municipal de Laval et sera décoré de la Légion d’Honneur.

Une allée donnant dans la rue du Bois de l’Huisserie et un gymnase portent son nom.

Rue Jacques Jameau,

Jacques Jameau était un négociant. Il est né à Laval le 11 vendémiaire an XI (03.10.1802) et est décédé à Laval le 11 octobre 1872.

 

Avant sa mort, Jacques Jameau lègue une somme de 5000 Francs afin de récompenser, chaque année, sous forme d’un livret de caisse d’épargne, deux pères de famille méritants. Il voulait ainsi "encourager les ouvriers à bien se conduire et à avoir la moralité nécessaire à de bons pères de famille".

 

La rue Jacques Jameau fut percée après l’annexion d’Avesnières à Laval (1863), afin de relier directement la rue d’Avesnières à la Place d’Avesnières et d’éviter ainsi le passage par la rue de la Fontaine.

Impasse Jamet-Neveu.

Jamet-Neveu était un architecte lavallois qui vécut au XVIème siècle.

On lui doit la flèche de la basilique d'Avesnières, la façade de l'église Saint-Vénérand, les chapelles sud-est de la Trinité, les bâtiments du couvent de Patience...

 

La flèche de la basilique Notre-Dame d'Avesnières a été réalisée par le maître maçon Jamet-Neveu de 1534 à 1538. En mauvais état, elle a été reconstruite à l'identique par l'architecte Lambert entre 1874 et 1876.

Les bâtiments du couvent de patience furent agrandis en 1547 par le maître maçon Jamet-Neveu, père d'une jeune novice.

 

Etienne et Pierre Corbineau et Jamet-Neveu étaient parents par alliance.

Rue de la Philipotière.

La Philipotière est le nom d’une ancienne ferme où fut installée une maladrerie.

 

Au XVIIème siècle, un couple de notables lavallois donnent à l’hôpital une maison à tourelle afin d’y accueillir les personnes victimes des épidémies de dysenterie et de peste (1605-1607 et 1630-1640).

 

A cette époque, ce quartier fut appelé le "champ de morts".

Allée du Ronceray.

Cette voie desservant le presbytère d'Avesnières, située en bordure du halage derrière l'église, porte le nom de l'abbaye fondatrice du prieuré d'Avesnières vers 1070.

Rue du Râteau.

Le nom de cette rue vient de la grille qui retenait tous les détritus transportés par le ruisseau.

Le ruisseau fut canalisé en 1850 mais la rue a conservé son nom.