Les écoles.

Avant 1860.

D’après le Dictionnaire de la Mayenne de l’abbé Angot « Avant 1860, peu de renseignements sur les écoles, les enfants étant à même de profiter des établissements de la ville. Les enfants de chœur étaient instruits par le chantre et le sous-chantre ; les filles, pour la lecture et le catéchisme, par les pieuses filles qui s’occupaient des malades. »

 

De 1860 à 1907.

En 1863, après l’annexion d’Avesnières, de Grenoux et d’une partie de Changé, le maire de Laval attire l’attention du conseil sur l’état de l’enseignement. L’école du Palais a vu le nombre de ses élèves passer de 80 à 280. Il pourrait même atteindre 300.

Une commission spéciale est nommée, elle demande la transformation de l’école des Frères d’Avesnières en une école laïque. Elle demande également de porter à 1400Fr le traitement des maîtres laïques titulaires et à 1100Fr celui des maîtres adjoints.

Le 3 octobre 1863, le conseil décide que l’école laïque d’Avesnières s’installe dans l’ancienne salle d’asile (maternelle) construite en 1859 et qu’elle soit dirigée par un instituteur laïque.

Dans les premiers jours de son installation, l’instituteur d’Avesnières n’a que 5 élèves. Il en a 147 en 1876.

En 1891, les frères créent une nouvelle école privée à Avesnières.

A cette même époque, la maison d’école des filles d’Avesnières appartient à la fabrique à laquelle la ville paie un loyer annuel de 1000Fr.

Une école sur un cimetière.

Le nouveau cimetière de Vaufleury ouvre le 1er février 1887. Le cimetière d’Avesnières est désaffecté le 7 février 1887. Le transfert des corps durera jusqu’en 1905.

La chapelle Saint-Roch, érigée en 1614, est détruite en 1905.

 

En 1905, le conseil municipal envisage de construire une école primaire de filles et une école maternelle sur l’emplacement du cimetière. Malgré de très vives critiques, les travaux seront adjugés le 21 octobre 1905. C’est Léopold Ridel, l'architecte de Laval, qui est chargé de sa construction.

L’école d’Avesnières ouvre en 1907 (coût total : 82461,37Fr).

En 1959, le conseil municipal y installe deux classes démontables.

L'école Louis Pergaud.

En 1975, l’école publique d’Avesnières maternelle et primaire (implantée rue du Ponceau et rue de l’Ecole) prend le nom de Louis Pergaud.

 

En 1985, le presbytère situé 15 rue de l'Ecole est détruit pour construire l'école Louis Pergaud.

En septembre 1986, l’école primaire Louis Pergaud libère les locaux situés rue du Ponceau.

 

Durant les années 1990, les locaux de la rue du Ponceau sont progressivement occupés par la maison de quartier d’Avesnières : l’Espace Robert Tatin.

L'Homme espace, mosaïque d'André Sablé 3 x 5 m - Groupe scolaire La Dacterie-Ponceau (1968)

André Sablé, artiste peintre-sculpteur est né le 13 décembre 1921 à Saint-Thomas-de-Courceriers. André Sablé quitte la Mayenne pour suivre des études à Paris. Il étudie le dessin aux Beaux Arts, la peinture à l'atelier Aujame et la sculpture à l'atelier Rivière.

A partir de 1968, il réalise de nombreuses sculptures monumentales.

Il meurt à Paris le 14 mai 2013. Après des obsèques au Père-Lachaise, ses cendres sont transférées à Saint-Thomas-de-Courceriers en juin 2013.

L’institution religieuse des sœurs d’Evron.

Cette institution religieuse, sise 4 – 6 rue du Gravier, existait déjà en 1846 ; elle était dirigée par des sœurs de la Charité de Notre-Dame d’Evron.

L’institution abritait des institutrices religieuses, 1 ou 2 domestiques et une dizaine de pensionnaires. 

L'école a fonctionné jusqu'en 1928. A sa fermeture, les garçons allaient à l'école du Sacré-Coeur (actuel presbytère) chez monsieur Madiot et les filles à l'école Notre-Dame d'Avesnières.

Les bâtiments sont longtemps restés à l'abandon.

En 1996, sur ce terrain, a été construit un HLM de deux étages et de six logements (18 rue du Gravier).