Alexain.

La légende de Notre Dame à l’essaim.

"Autrefois, il y avait un vieil hêtre auprès d'un abreuvoir. Un jeune pâtre y venait chaque jour pour faire boire ses animaux. Un jour, son attention fut attirée par un de ses bœufs qui, au lieu de manger et de boire, léchait les feuilles du hêtre. Intrigué, le garçon s'approcha de l'arbre. Il distingua, suspendu à une des branches, un essaim d'abeilles qui entourait une statuette de la Vierge. Le miel coulait lentement sur les feuilles et les abeilles semblaient se reposer. La nouvelle de cet évènement se répandit très vite dans toute la contrée  et le seigneur des lieux fit transporter la statue dans son château. Mais la Bonne Vierge dédaigna son nouveau domicile. Transportée trois fois du hêtre au château, elle revint trois fois, d'elle-même, dans le creux de son arbre. Alors, à l'ombre du vieil arbre, sur le rocher, on bâtit une petite église qui s'éleva dans une clairière de la forêt. Peu à peu des chaumières se groupèrent autour du sanctuaire et la paroisse se trouva fondée. On l'appela d'abord Notre-Dame-à-l'Essaim puis, plus tard, Notre-Dame-d'Alexain. Quant au château, il prit le nom qu'il porte encore aujourd'hui le château de la Marie."

L'église d'Alexain.

Dédiée à l'Assomption de la Vierge, l'église fut reconstruite vers les années 1862-1864 par l'architecte Lemesle, à la demande de l'abbé Edouard Foussard, curé d'Alexain.

L’église à trois nefs est éclairée par sept vitraux dont l’un représente "la Sainte-Vierge sur un tronc d'arbre auquel est suspendu un essaim d'abeilles".

Outre ses confessionnaux et sa chaire dus au talent de Monsieur Blottière, l'édifice abrite, dans sa chapelle du Sacré-Cœur, un cadre qui contient un morceau du hêtre où fut découverte la statue de la Madone de ces lieux.

Selon l'abbé Angot, lors de l'inventaire du 8 mars 1906 : Les gendarmes veulent effrayer les femmes avec leur commandement : Baïonnette au canon ! Armez revolvers ! Puis défoncent la grande porte ; deux d'entre eux armés servent de témoins à l'inventaire.

Autrefois, le clocher avait, dit-on, la forme d’une ruche et les apiculteurs y venaient en pèlerinage, le jour de la Saint Jean, prier la Bonne Vierge pour la conservation des essaims d'abeilles.

Chapelle du Sacré-Coeur.
Chapelle du Sacré-Coeur.
Cadre contenant un morceau du hêtre où fut découverte, par un petit pâtre, une statue de la Sainte Vierge.
Cadre contenant un morceau du hêtre où fut découverte, par un petit pâtre, une statue de la Sainte Vierge.
La Sainte-Vierge sur un tronc d'arbre auquel est suspendu un essaim d'abeilles.
La Sainte-Vierge sur un tronc d'arbre auquel est suspendu un essaim d'abeilles.

Croix votive (XVIIème siècle).
Ce croisillon, planté à l'entrée du cimetière, est tout ce qui reste d’une croix votive dont le fût a sans doute été brisé ou remployé. Les lettres indiquent vraisemblablement les initiales des donateurs.

Portail du cimetière.

Sur les piliers du portail du cimetière se dressent deux blocs de marbre sculptés. Deux lions accroupis soutiennent des armoiries, entourées du collier de l’ordre de Saint-Michel. Elles représentent les armes des seigneurs de La Feuillée.

Cette oeuvre provient du tombeau de Charles Du Bellay qu'il s'était fait édifier dans l'ancienne église.

Charles du Bellay épousa, le 22 mai 1589, Radegonde des Rotours dame des châtellenies de Chéméré, la Bazouges et le Coudray. Charles Du Bellay mourut en 1613, sa femme décéda à Rennes en 1635 et fut enterrée en l’église de La Feuillée.

Monument aux Morts d’Alexain.

Le monument aux morts, situé à côté de l’église d’Alexain, a été inauguré le 8 juillet 1923. Son édification avait été décidée lors du Conseil Municipal du 25 juin 1921.

La sculpture en fonte, haute de 2 mètres, représentant un soldat intitulé Résistance, a été réalisée par le sculpteur Charles-Henri Pourquet (1877-1943). Une croix de guerre en fonte est scellée sur le haut du socle. Les noms des morts sont gravés sur des plaques de marbre noir.

Stèle gauloise à la Pommeraie.

En 1998, un agriculteur voulant extraire une pierre gênant les labours, met au jour un bloc de pierre de petite taille dont la surface a été soigneusement travaillée. Sa forme en ogive permet de la rattacher à la famille des stèles gauloises du nord de la Mayenne. La pierre a été dressée au bord d'un chemin communal, le plus près possible de son lieu de découverte.