Andouillé.

Dès le XVIème siècle, des briqueteries étaient installées à Andouillé.

Au XVIIème et au XVIIIème siècle, Andouillé possédait des forges très actives sur l'Ernée. 

Des carrières de granit, ouvertes en 1848, ont permis la construction du viaduc et des quais de Laval ainsi que des écluses de la Mayenne.

A la fin du XIXème siècle, on comptait 200 tisserands à Andouillé.

Le village.

La mairie.

En 1836, la conseil municipal décide de construire une maison d'école avec salle de mairie sur le Pâtis d'Epineux. Cette école, éloignée du centre du bourg, se trouva rapidement trop petite.

Le 25 février 1875, le conseil municipal décide la construction d'un nouveau bâtiment pour accueillir la mairie et l'école publique de garçons. L'école comprenant quatre classes est achevée en 1878.

La commune d'Andouillé est jumelée avec Farnsfield en Angleterre.

Farnsfield - 720 km
Farnsfield - 720 km

Le monument aux morts.

Le monument aux morts, érigé en 1924, a été sculpté dans du granit de Saint-Brice-en-Coglès (35). Il porte les noms des 134 soldats morts au combat.

Le monument aux morts a été restauré en 2014.

L'ancienne poste.

L'ancien presbytère (1700 et 1850).

Cet édifice fut constuit en 1700 à l'emplacement d'un ancien presbytère détruit en 1621. Il fut agrandi en 1850 par le curé Heslot.

La bibliothèque.

L'ancienne gendarmerie.

Ecole maternelle "1, 2, 3 Soleil".

Ecole du Sacré Coeur.

ITEP Pro "Félix-Jean Marchais".

L'église Saint-Matthieu.

L'ancienne église Saint-Matthieu, datant du XIème siècle, fut détruite en 1856 en raison de sa vétusté et de son exiguïté. Les plans de la nouvelle église, construite sous l'impulsion du curé Jean-Baptiste Heslot, furent adoptés le 9 novembre 1842.

Le 21 mars 1858, deux ouvriers se tuèrent en tombant des échafaudages.

Le clocher, construit en tuffeau, atteignait à l'origine une hauteur de 55 mètres. En 1854, la foudre en détruisit 5 mètres. En 1882, des blocs menaçant de se détacher, sa flèche fut réduite de 12 mètres. En 1892, la balustrade du clocher fut supprimée. Le clocher fut une nouvelle fois écrêté en 1900.

En novembre 1996, l’église est fermée au public pour des raisons de sécurité. On a alors envisagé sa démolition et sa reconstruction. La flèche en pierre du clocher fut remplacée par une flèche en bois recouverte d'ardoises. 

Pendant toute la période de la restauration, les messes étaient célébrées dans une salle mise à disposition par la municipalité. L'église a été rouverte au culte en août 2009.

L'église d'Andouillé en 1900.
L'église d'Andouillé en 1900.

L'ancien coq girouette.

Le 5 août 1944, jour de la libération de la commune par les troupes américaines, Messieurs Albert James et Yvon Biais accrochent un drapeau français au-dessus du coq qui se trouvaient sur le clocher de l'église. Des soldats allemands ont alors ouvert le feu pour détruire le drapeau français. Le coq reçut de nombreux impacts de balles.

Le 29 août 1967, un nouveau coq a été posé sur le clocher.

L'ancien mécanisme de l'horloge.

Ce mécanisme a été commandé le 4 janvier 1904 par Monsieur Ulphace Benoist, maire d'Andouillé, à la société "Gourdin et fils" de la commune de Mayet dans la Sarthe. Le mécanisme, qui a fonctionné jusque dans les années 1970, nécessitait un remontage quotidien à la manivelle par un employé municipal.

Le choeur.

Les reliques de saint Prosper.

Les reliques de saint Prosper, martyr, reposent sous le maître-autel. Elles furent rapportées de Rome en 1823 grâce aux instances du curé Heslot auprès du pape Pie IX.

Les chapelles.

Les vitraux.

Les vitraux de l’église Saint-Matthieu, réalisés en 1860, ne sont pas signés. Ils pourraient être l'oeuvre de François Fialex, auteur de nombreux vitraux sur le département (Montsûrs, Brée, Saint-Denis-du-Maine, Mégaudais, Chemazé).

Deux verrières sont consacrées aux quatre grands prophètes avec, dans leur partie inférieure, des scènes consacrées aux femmes " courageuses " de la Bible.

Verrière de Jérémie et d'Isaïe.

Dans la partie inférieure du vitrail, les quatre scène représentent Esther, Bethsabée, Judith et Abigaël.

Verrière de l'Assomption de la Vierge.

Le paradis, représenté par des saints et des anges
Le paradis, représenté par des saints et des anges

Verrière de Daniel et d'Ezéchiel.

Dans la partie inférieure du vitrail, les quatre scène représentent Sara, Jahel, Eve et Rebecca.

Puits, fontaines et lavoir.

Le lavoir.

Jusqu'en 1879, la commune d'Andouillé ne possédait que des lavoirs privés.

Le 18 mai 1879, la municipalité vote l'expropriation, pour cause d'utilité publique, des terrains appartenant à Monsieur Marchais afin d'établir sur l'Ernée un lavoir public.

Le lavoir d'Andouillé, aujourd'hui disparu, se trouvait sur la rive droite de l'Ernée, tout près du camping.

Moulin de la Forge.

Au début du XVIIème siècle, Andouillé possédait des forges de fer très actives sur l'Ernée. L'activité décline au XVIIIème et le haut fourneau est détruit en 1725, avec l'autorisation du roi. Les forges sont transférées à Chailland.

En 1900, le moulin de la Forge, doté d'une turbine de 60 chevaux, produit quotidiennement 60 sacs de blé.

A la fin du XIXème siècle, il sert à produire l'électricité pour l'éclairage des rues du bourg.

Le moulin de la Forge a cessé de fonctionner en 1980.

Site d'escalade.

Une trentaine de voies, de niveau 2 à 5c, hauteur maximale 10 mètres.
Site partiellement entretenu. Ne pas utiliser l'équipement trop ancien.

Le site de Rochefort.

Le pont de Rochefort.

Suite à la construction des écluses de la Fourmondière supérieure et de la Fourmondière inférieure, un bac est établi sur la Mayenne en 1858.

En 1856, le conseil municipal demande la construction d'un pont à Rochefort pour permettre le passage d'une route reliant Andouillé à Montsûrs. Un pont à six arches, dont deux sèches, est construit en 1875.

De 1902 à la fin de la seconde Guerre mondiale, le pont sert au passage de la ligne de chemin de fer "Laval - Landivy".

Le 6 août 1944, les Allemands font sauter une des arches du pont. Le pont est reconstruit en 1945.

L’usine de Néo-Métallurgie, anciennement moulin à farine de la Rochelle, puis filature.

En 1855, construction du barrage à écluse de la Fourmondière Inférieure.

En 1860, Pierre Colas fait édifier un moulin de six étages qu'il loue à un meunier.

En 1887, Léon Colas transforme le moulin en filature de coton et la loue à Monsieur Hirtz, la filature occupe 80 ouvriers.

En 1894, la filature est détruite par un incendie.

En 1895, Frédéric Chaplet et Jules Pivert rachètent le site de la Rochelle pour y installer un établissement spécialisé dans la fabrication de nouveaux alliages et de métaux réfractaires: la Néo-Métallurgie. À l’exposition universelle de 1900, la Néo-Métallurgie obtient la médaille d’or pour la mise au point de produits industriels nouveaux.

Après la mort de Chaplet, l'établissement est successivement racheté par la Compagnie française de l'amiante du Cap en 1925, Férodo en 1945,  la SOFACA en 1953 et la SACAMA en 1956.

De 1952 à 1981, l'usine fabriquera des chaudières et des brûleurs à mazout..

Le site ferme en 1981.

 

Les bâtiments principaux sont couverts de tuiles mécaniques. Le bâtiment situé au sud possède trois niveaux ; les encadrements sont en briques et les appuis en granit. Le bâtiment situé au nord, n’a que deux niveaux ; la façade est décorée de briques polychromes ; son rez-de-chaussée abritait le laboratoire.

L'usine d'amiante.

En 1855, construction du barrage à écluse de la Fourmondière supérieure.

En 1857, construction du moulin de Rochefort par Pierre Colas sur la rive droite de la Mayenne.

En 1875, construction du pont de Rochefort.

En 1878, fermeture du moulin de Rochefort.

En 1884, Frédéric Chaplet et Jules Pivert acquièrent le moulin de Rochefort pour y installer une usine mécanique de tissage de coton.

En 1895, Chaplet et Pivert fondent  la Compagnie française de l'Amiante du Cap et installent à Rochefort une usine de filature et de tissage d'amiante.

En 1945, l'usine est rachetée par la société Ferodo.

Le site, déclaré insalubre en 1999, a connu une campagne de désamiantage au cours de laquelle le moulin a été démoli.

 

Le moulin abritait au premier étage le concassage de la pierre d’amiante et le cardage des fibres et au deuxième étage le tressage et le tissage.

L'usine couverte de six sheds, construite en 1891 pour le tissage du coton, abritait les ateliers de filature.

Les chapelles.

La chapelle d'Archer.

Cette chapelle rurale, privée, a été construite à la fin du XIXème siècle. Elle a été cédée en 1984 à la commune afin d'être restaurée.

La chapelle de l'Epinay.

Cette chapelle, contemporaine de la chapelle d'Archer, a également été cédée à la commune afin d'être restaurée.

Notre-Dame-de-Consolation - La Gasnerie.

Il y avait autrefois à la Gasnerie un petit oratoire qui aurait servi de demeure à un ermite. Cet oratoire, qui abritait une vierge en bois polychrome, a été remplacé par une chapelle en 1873. La chapelle Notre-Dame-de-la-Consolation abrite toujours la statue de la Vierge portant l'enfant-Jésus sur son bras gauche.

Le cimetière.