Athée : La Noce 1900.

Athée, village de 500 habitants, présente, tous les deux ans, depuis plus de 30 ans, un spectacle en patois mayennais de plus de 4 heures.

Ce spectacle nécessite 200 bénévoles, 1500 pièces de costumes pour près de 1600 spectateurs par séance.

Cent vingt acteurs et figurants font revivre l'histoire d'une famille de paysans dans un village du Sud-Mayenne en 1900 : La Noce 1900.

La veillée.

Le soir, les habitants aimaient se retrouver entre voisins autour d'un feu de cheminée. Les hommes jouaient aux cartes, les femmes tricotaient en bavardant et les enfants s’amusaient… Parfois, ils effectuaient un travail en commun (fabrication de paniers...).

L’école.

Autrefois, les filles et les garçons étaient séparés. Il y avait l'école des filles et l'école des garçons. Pendant la journée, l'instituteur enseignait la morale, l’écriture, le calcul, l'orthographe, la grammaire, la géographie, l'histoire, les sciences naturelles et le dessin. Les filles apprenaient la couture et le tricot. Les garçons faisaient du travail manuel. Chaque matin, quand les enfants entraient en classe, ils faisaient une prière.

A l'époque, comme il n'y avait pas de cantine, les enfants apportaient une collation pour le repas de midi.

La buée.

Jusqu'au début du XXème siècle, faire la lessive pouvait se dire "faire la buée". Ce terme est à l'origine du mot buanderie (lieu où l’on fait de la buée). La "grande buée" était le jour de l'année où les habitants d'un même village lavaient tous leurs draps.

La buée a disparu avec l’apparition de la lessiveuse en fer.

La louée des domestiques se pratiquait sur les champs de foire à la Saint Jean (24 juin), avant les grands travaux d’été, et à la Saint Michel (29 septembre). Cette ancienne pratique d’embauche permettait aux "sans feux, ni lieux" (les commis, domestiques, valets, servantes…) de proposer leur service à de nouveaux maîtres. La louée existait encore au début des années 50.

La mesurée.

Régulièrement, le propriétaire rendait visite à ses métayers pour la m'surée. Les métayers devaient donner une partie de leur récolte au propriétaire. Le mot "métayage" vient du mot "moitié" signifiant que le partage s'effectuait par moitié.

Les mouillotins.

La fête des Mouillotins se déroulait dans la nuit du 30 avril au 1er mai. Les jeunes, de plus de 18 ans, allaient de maison en maison quêter des œufs en chantant demandes et remerciements. Les Mouillotins étaient vêtus d'une tenue traditionnelle : blouse bleue, foulard rouge, chapeau de paille et panier en osier. Cette tenue est restée la même depuis le XVIIème siècle.

La noce.

Au XIXème siècle, à la campagne, les robes de mariée étaient souvent noires. Ainsi, elles pouvaient être portées plusieurs fois notamment pour la messe de relevailles.

La rotie.

La rotie était portée aux jeunes mariés le lendemain du mariage par les jeunes gens de la noce. La rotie, mélange de champagne et de chocolat, devait être servi aux jeunes époux dans un vase de nuit alors qu’ils étaient encore au lit.

Cérémonie des relevailles. Cérémonie religieuse consistant à purifier une jeune mère qui retournait à l’église pour la première fois après ses couches (40 jours après la naissance d’un garçon et 80 jours après la naissance d’une fille).

Autrefois, les bébés étaient baptisés très tôt en raison de la mortalité infantile et les mères qui venaient d’accoucher ne pouvaient assister au baptême. La cérémonie des relevailles avait pour but de réintégrer l’accouchée, qui n’avait pu se rendre à l’église pendant sa période de quarantaine.

Rendez-vous en août 2019.