Ballée.

L'Erve.

L'Erve, longue de 70 km, prend sa source près de Vimarcé et se jette dans la Sarthe à Sablé-sur-Sarthe.

On comptera jusqu'à 60 moulins le long de la rivière à la veille de la révolution industrielle.

En 177, on dénombre 9 moulins à papier à Sainte-Suzanne.

En 1830, Ballée comptait cinq moulins à eau: le moulin de Rousson, du pont, de Vauclardais, de Gandouin et le Grand Moulin.

L'église Saint-Sulpice.

Dès le XIème siècle, une chapelle est signalée sur la commune de Ballée.

L'église Saint-Sulpice a été construite au début du XVIIIème siècle en pierre du pays. Les quatre piliers du chœur supportant la tour carrée sont en grès roussard.

Le chœur est reconstruit en 1735.

Durant la révolution (de 1794 à 1796), l'église sert de corps de garde.

Les bas-côtés et la sacristie sont ajoutés en 1851. La flèche effilée de la tour du transept date également de cette époque.

Des travaux de restauration intérieure sont effectués en 1878.

L'intérieur de l'église.

Les stalles du XIIIème siècle proviennent de l'abbaye de Bellebranche.

Le bénitier en marbre rose de Saint-Berthevin date du XVIIème siècle.

Les autels de Notre-Dame et de saint Sébastien (aujourd'hui sainte Thérèse) datent de 1694.

Le plafond du choeur a été peint par E Bouju en 1879.

Les fresques de l'autel de la Vierge (transept nord) et de l'autel de sainte Thérèse (transept sud) ont été réalisées dans les années 1950 par Adelyne Neveux.

Le Christ au-dessus du porche d'entrée a également été peint par Adelyne Neveux.

L'autel et le tabernacle datent de 1970.

Les vitraux.

Les vitraux de l'église Saint-Sulpice ont été réalisés par le maître-verrier François Fialeix en 1873. Ils  ont été posés dans l'église en 1878.


Le château du logis de Linières.

La première mention d’un propriétaire, le seigneur Simon de Ballée, remonte à 1374.

 

Le château de Linières fut construit au début du XVIIème siècle (vers 1640) par Jacques Philippe de Girard, marquis de Charnacé, gouverneur général de l’Île de France et de l’arsenal de Paris.

Situé sur le haut d’un coteau, près d’un bois, le château était autrefois entouré de murs, de tours et de douves très profondes avec pont-levis. La chapelle du château fut détruite pour combler les douves au niveau du pont-levis. Une allée d’arbres reliait le bourg de Ballée au logis de Linières.

La demeure deviendra propriété de la famille Farcy puis de la famille des Haies. Vers 1848, le château est acquis par la famille de Luynes avec les fermes environnantes. Le château restera abandonné pendant près d’un siècle par ses propriétaires.

Le 25 septembre 2015, le château est acheté par Julien et Véronique Ostini.

 

Le château fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 9 décembre 1983.

Les piliers de l'ancien portail sont ornés de colonnettes en marbre.
Les piliers de l'ancien portail sont ornés de colonnettes en marbre.

Les communs.

Les nouveaux propriétaires du château.

Le 25 septembre 2015, Julien et Véronique Ostini deviennent propriétaires du logis de Linières.

 

Julien Ostini est comédien et metteur en scène. Véronique Ostini, diplômée du Conservatoire Supérieur de Musique de Genève en éducation musicale, a travaillé pendant 10 ans en tant que régisseuse d’opéra free-lance. Actuellement, elle se reconvertit dans la programmation culturelle et l’éveil artistique.

 

Ils souhaitent transformer un des bâtiments en théâtre d’une capacité de 300 places, avec, si possible, des ateliers de création de décors et de costumes. Un autre bâtiment serait transformé en résidence d’artistes, avec une partie dédiée à l’enfance (ateliers d’éveil artistique, parcours pour la motricité et jeux dans l’espace…).

Ils envisagent également d’organiser des expositions et des spectacles en plein air (opéra, cirque, poésie, conférences…).

 

Les 26 et 27 septembre 2015, ils organisaient un week-end festif pour présenter leur univers et leurs projets.