Bazouges.

Eglise Saint-Martin (XIème et XVème).

La tour clocher, le portail ainsi que la nef, formant un vaisseau de vingt mètres sur huit, datent du XIème siècle. La chapelle sud, dite de "l’ange gardien", a été édifiée au XVème siècle et la chapelle nord au XVIIIème siècle. Les deux bas-côtés ont été construits en 1856.

Plaque funéraire de Gishwal (876).

Cette pierre tombale a été découverte lors des travaux d’agrandissement de l'église en 1835. Elle indique que dès le IXème siècle on devait trouver à cet endroit un monument religieux environné d'un cimetière. La traduction du texte latin est la suivante:

" Sous cette pierre repose le corps d'un homme religieux et d'heureuse mémoire, nommé "Gihswal", dont la foi fut sincère et la vie paisible. Il mourut ici le troisième jour des calendes d'avril ( vendredi 30 mars ) Voyageur, qui que tu sois qui viens ici et lis cette inscription, dis, je t'en prie, "Seigneur Dieu ayez pitié de votre serviteur Gihswal ".

L'an de l'incarnation du Seigneur 876, indiction VIII, la première année de l'empereur Charles.

La nef.

Le Christ en croix, en bois, date du XIVème siècle.

Il a été classé MH au titre objet le 20 décembre 1993.

Retable du maître-autel.

Ce retable convexe, attribué à Jean Simon architecte à Angers, date de la fin du XVIIème siècle.

Les statues en plâtre de saint Martin et de saint Pierre au premier niveau, du Christ Sauveur, de sainte Catherine et de saint Roch au second, datent de 1695-1700. L’autel en marbre polychrome date du XVIIIème siècle. Le tabernacle en bois doré a été exécuté en 1748. Au centre, un tableau représentant l'Annonciation.

Chapelle nord - XVIIIème siècle.

Les statues polychromes représentent sainte Marguerite, sainte Anne et sainte Lucie.

Bénitier (1693).

Le bénitier est composé d’une colonne supportant une cuve ovale. Son bord est gravé de l’inscription suivante : " 1693, donné par Louise Cailleau ".

Vitrail de la Vierge.

De part et d'autre de la Vierge, saint Joseph et saint Martin.

Foyer rural (1952).

Cette construction parallélépipédique en béton armé, typique de l’après-guerre, date de 1952. La façade, s’ouvrant sur un vaste escalier, est ornée d’un bas-relief polychrome représentant un village en perspective, entouré de deux épis de blé, et au-dessus duquel est inscrit "FOYER RURAL" en lettres capitales.

Cette salle, d’une capacité de 300 personnes, peut être louée.

Monument aux morts.

Le monument aux morts de Bazouges, portant une palme, a la forme d'un obélisque.

A la gauche du monument, une plaque porte le noms de 66 habitants de Bazouges morts durant la première guerre mondiale.

A droite du monument, un poilu en bronze, casqué et armé d'un fusil, monte la garde.

Au sommet dumonument, saint Michel terrassant le dragon.

La commune de Bazouges a fusionné avec Château-Gontier en 2006.

Jacky Renier, tailleur de pierres - Maître Artisan, Compagnon du Devoir.

Jacky Renier a commencé à travailler comme apprenti maçon à l'âge de 17 ans. Depuis 1994, il s'est spécialisé dans la rénovation et la restauration de bâtiments anciens: manoirs, pigeonniers, vieilles demeures, églises, chapelles... Il travaille également pour les monuments historiques.

Installé à La Grande Poitevinière à Bazouges, il taille une trentaine de mètres cubes de pierres calcaires par an (du tuffeau de pays de Loire très tendre au calcaire de Chauvigny plus dure).

Restauration de fenestrage à l'église de Bazouges.
Restauration de fenestrage à l'église de Bazouges.