Château-Gontier 1/2.

L’église Saint-Jean-Baptiste (XIème siècle) – Place Saint-Jean-Baptiste.

Terminée dans la deuxième moitié du XIème siècle, c’est l’église « mère de la ville », à la fois prieuré bénédictin et paroisse. L’église Saint-Jean-Baptiste présente un plan en forme de croix latine orienté d’ouest en est. Elle mesure 56 mètres de longueur sur 23 mètres de largeur. Le transept est doté de deux absidioles. Le clocher s’élève au-dessus de la croisée du transept.

Elle conserve un bel ensemble de peintures murales daté de la fin du XIème siècle au début du XIIIème siècle. La découverte de ces peintures est consécutive à l’incendie du 19 juin 1940, provoqué par un obus allemand.

Classée Monuments Historiques en 1840, déclassée en 1888 et à nouveau classée le 20 février 1941.

Statue de saint Loup (XIIème siècle).

Cette statue, représentant saint Loup évêque, provient probablement d’une petite chapelle située sur Bazouges ou Chemazé. Cette chapelle fut démolie aux environs de 1890 et la statue donnée à la famille Grandière qui l’offrit à l’église Saint-Jean-Baptiste. Les fidèles venaient prier saint Loup pour les maux de dents.

Classée Monument Historique le 7 décembre 1943.

Statue de Notre-Dame Sous Terre (copie de 2002) - Hauteur 80 cm.

Cette statue de Notre-Dame Sous Terre est une copie en bois peint, réalisée dans un tronc de hêtre par Alain Thuboeuf ; la statue originale, en pierre polychrome et dorée, ayant été volée le 27 août 2001.

La Vierge porte sur le bras gauche l’Enfant Jésus, qui tient le globe terrestre dans la main gauche et bénit de l’autre.

Les vitraux.

Les vitraux de l'église Saint-Jean-Baptiste on été dessinés par Maurice Rocher et réalisés par les ateliers Degusseau d'Orléans entre 1954 et 1956.

Les peintures murales (XIème au début du XIIIème siècle).

La totalité des murs et des voûtes de l’église Saint-Jean-Baptiste était couverte de peintures murales. Les peintures, peu perceptibles, sont composées d’ocre rouge, d’ocre jaune, de vert, de bleu, de blanc et de noir.

Dans le bras nord du transept, les peintures de la voûte racontent l’histoire de la Genèse. Dans le bras sud, les peintures racontent l’histoire de Noé. Dans la nef, ont peut voir des décors géométriques.

Crypte Notre-Dame Sous-Terre (XIème siècle) – Eglise Saint-Jean-Baptiste.

La présence de cette crypte, de onze mètres sur cinq, s’explique par la forte déclivité du sol sous le chœur. Servant de soubassement au chevet, elle a rendu possible l’avancé de l’église vers la rivière.

On y accède par deux escaliers installés dans les absidioles de l’église. Les voûtes sont portées par deux rangées de cinq colonnes de grès roussard très trapues. Les chapiteaux, nus pour la plupart, ont des corbeilles cubiques séparées d’énormes abaques par des joints très épais. Deux chapiteaux sont décorés en sculptures (torsades, spirales).

Des travaux de restauration ont été exécutés à partir de 1848.

Classée Monuments Historiques en 1941.

Le manoir de la Touche (XVème siècle) – Place André-Counord.

Le manoir de la Touche fut acheté, avec ses terres, en 1634, par les ursulines à René d’Héliand, seigneur de la Touche. En 1642, le manoir s’intégra aux nouveaux bâtiments du couvent. A l’intérieur d’une cour fermée, une tour d’escalier à vis polygonale permet d’accéder aux différents niveaux de la demeure : un rez-de-chaussée qui constituait la grande salle, un premier étage divisé en deux salles et un étage sous comble.

Aujourd’hui, le bâtiment abrite l’Office de tourisme et l’école de musique.

Classé Monuments Historiques le 31 octobre 1991.

Le couvent des Ursulines (XVIIème).

Vaste construction édifiée pour les Ursulines à partir de 1638 par Pierre et Gilles Corbineau. Les habitants de Château-Gontier avaient souhaité la création d’une école d’Ursulines destinée à instruire leurs filles dans les sciences, les arts et la vraie foi catholique car le protestantisme était influent dans la région. Une grande chapelle fut ajoutée au couvent. Deux ailes du cloître datent du XVIIème siècle, la troisième a été ajoutée en 1999.

Les Ursulines ont quitté Château-Gontier en 1965.

Classé Monument Historique en 1992.

Le théâtre.

Eglise de la Trinité (XVIIème) – Place André Counord.

Architectes : les frères Corbineau de Laval. Classée M H en 1969.

L’église de la Trinité a été érigée suite à la demande des ursuline d’établir un couvent sur la rive gauche de la Mayenne.

Sa construction, débutée en 1660, a été achevée en 1664.

Au cours de la Révolution, l’église a été utilisée comme grenier à foin avant de faire l’objet de restaurations au début du XIXème siècle.

Le portail est surmonté d’une niche accueillant la statue de sainte Ursule. La partie supérieure est percée d’une grande baie fermée par un vitrail représentant la Sainte Trinité.

"Le Martyre de saint Gervais" (3 mètres x 4 mètres).

Tableau de Baudois (1828). Classé au titre objet le 10 décembre 1910.

Saint Gervais, presque nu, est encadré par ses bourreaux. L’un lui attache  les pieds à la croix, un autre le fouette tandis qu’un troisième le tire en arrière par les cheveux. Néron, assis derrière, montre le martyr du poing en proclamant la sentence.

Classé au titre objet le 10 décembre 1910.

"La Mort  de la Vierge" (3 mètres x 4 mètres).

Tableau non signé de la première moitié du XIXème siècle.

Classé au titre objet le 10 décembre 1910.

Les vitraux.

A l’intérieur de l’église de la Trinité, on peut admirer six grandes verrières représentant la Sainte Trinité, la sainte Vierge et saint Joseph, sainte Scholastique, saint Augustin, sainte Ursule et saint Charles Borromée.

Retable de la Trinité (1760).

Ce retable, de style lavallois, souligné par des peintures dorées, est tripartite horizontalement et verticalement. Le devant d’autel et les colonnes sont en marbre de Laval. Le tabernacle a été exécuté sur le modèle de celui de l’Hôtel-Dieu d’Angers.

Le centre du retable est orné d’une grande peinture illustrant la Trinité. De part et d’autre les statues de la Vierge, du Sacré-Cœur et de saint Joseph sont disposées dans des niches. Au centre du fronton, une niche accueille une statue de Dieu, de chaque côté, des médaillons en bas relief représentent saint Augustin et sainte Ursule.

Les quatre évangélistes.
Les quatre évangélistes.

Chapelle Notre-Dame du Genêteil (XIIème) – Rue du Général Lemonnier.

La chapelle du Genêteil dépendait d’un prieuré construit par les bénédictins au XIIème siècle. La chapelle romane conserve une nef unique sans bas-côtés. D’après la légende, le nom de Genêteil aurait été donné suite à la découverte d’une sainte Vierge au milieu d’un champ de Genêt. La chapelle, transformée en centre d’art contemporain, accueille aujourd’hui quatre à cinq expositions par an. Le prieuré devint collège en 1710.

Classée Monuments Historiques depuis le 9 juillet 1980.

La chapelle accueille aujourd'hui des expositions d’art contemporain.
La chapelle accueille aujourd'hui des expositions d’art contemporain.

Hôtellerie du Louvre (XVIIème siècle) – Rue Trouvée.

Cet ancien relais de poste de style Henri IV fut un foyer royaliste pendant la Révolution. Pierre-Mathurin Mercier, l’un des fils de l’hôtelier, participa au soulèvement de la Vendée en mars 1793 et reçut le surnom "La Vendée". Le général royaliste breton Georges Cadoual y fit la connaissance de Lucrèce Mercier, la sœur de Pierre-Mathurin. Georges et Lucrèce se fiancèrent. Georges fut guillotiné en 1804 pour avoir participé à la conspiration contre Bonaparte. Lucrèce entra au couvent des Ursulines et devint sœur Saint-Paul le 26 octobre 1814. Elle donna l’hôtellerie à la commune pour y héberger la gendarmerie.

Classée Monuments Historiques en 1987.

Les mangeoires.
Les mangeoires.

Logis renaissance (XVIème siècle) - 1 rue de la Harelle.

Ce logis renaissance, ancien grenier à sel, présente une façade à colombages et une tourelle d’escalier en tuffeau d’époque Henri II. Il servait d’entrepôt pour le sel, denrée coûteuse. La gabelle, impôt sur le sel, a été généralisée sur tout le royaume par Philippe VI de Valois au XIVème siècle.

Inscription Monuments Historique, 7 mars 1952.

Maison à colombage (XVème siècle) – rue de la Harelle.

Cette maison du XVème siècle, restaurée, est un bon exemple de l’architecture des maisons médiévales. Le rez-de-chaussée est en maçonnerie. Au-dessus, un assemblage de poutres apparentes forme l’armature des murs. Les intervalles sont comblés par un hourdis de terre grasse mélangée à de la paille ou à des poils de bovins. La façade sur la rue de la Harelle est en encorbellement.

L'église Saint-Rémi.

La première pierre de l'église Saint-Rémi a été bénie par Monseigneur Wicart, évêque de Laval, le 1er octobre 1865. L'église fut livrée au culte le 1er octobre 1870.

La nouvelle église a été construite suivant les plans de Monsieur Lemesle, dans le style gothique du XIIIème siècle. Elle se compose d'une nef à cinq travées, de deux contre-nefs, d'un transept, d'un choeur et d'un déambulatoire à cinq chapelles rayonnantes.

Sa flèche culmine à 59 mètres.

Les vitraux.

Les vitraux de l'église Saint-Rémi ont été réalisés par les ateliers Maréchal et Champigneulle. Les vitraux historiés du transept sont consacrés au baptême de Clovis par saint Rémi et au Pape Pie IX proclamant le dogme de l'Immaculée Conception de Marie. Les vitraux du choeur sont consacrés aux douze apôtres.

Retable Saint-Louis (1877), église Saint-Rémi.

Ce retable a été offert par Louis de Farcy en 1880.  L’autel en pierre est posé sur trois colonnes. Le fond est décoré des armes de France et de Castille en souvenir de saint Louis, roi de France, et de sa mère, Blanche de Castille.

Au-dessus de l’autel, la frise inférieure du retable, représente quatre anges portant les instruments de la Passion du Christ (colonne de la flagellation, coq, marteau, clous, dés, lance, éponge, fouet).

Les statues en bois sculpté et doré à la feuille sont l’œuvre d’un artiste belge, Léonard Blanchart. Au centre saint Louis, à gauche sainte Hélène et à droite sainte Véronique.

Le volet de gauche représente le prophète Daniel dans la fosse aux lions. Le volet de droite représente les âmes du purgatoire qui souffrent en attendant leur entrée au Paradis. Au verso, les volets sont peints d’azur semé de fleurs de lys d’or.

Inscrit à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques depuis le 2 juin 1992.

Chapelle de saint Antoine de Padoue.

Saint Antoine de Padoue (1195-1231) entre d'abord chez les chanoines augustins avant de devenir franciscain. Il est canonisé en 1232.

Le chemin de Croix.

Le chemin de Croix a été éxécuté en 1878 par l'Institut de l'Art Chrétien de Munich. IL a été placé dans le déambulatoire de l'église Saint-Rémi en 2001.

Le Palais de justice (1885) – Place de la République.

Ce bâtiment néo-renaissance a été construit par Eugène Hawke en 1885 à l’emplacement du presbytère de l’ancienne église romane de Saint-Rémi, démolie entre 1870 et 1871. Le Palais, coiffé d’un campanile, est percé de hautes fenêtres à meneaux surmontées de frontons ouvragés. Le bâtiment est orné, en son centre, d’une très belle pendule.

Le Palais de justice a été restauré en 2001.

Liberté, égalité, fraternité.

Sculptures monumentales en ardoise d'Ousmane Gueye installées devant l'Hôtel de Ville.

La Grande Divinité - 2004.

Statue en bronze de 2,40 mètres, oeuvre de Louis Derbré, installée à l'intérieur de l'Hôtel de Ville.

Maison d'un marchand de vins – 13 rue des Martyrs.

Cette maison en U possède une cour intérieure entourée de balcons en bois couverts. Les tonneaux sculptés qui ornent le portail portent le nom de grands vignobles : Mâcon, Médoc, Sainte-Foy…. Ils évoquent la profession du propriétaire. Sur le balcon en fer forgé, donnant sur la rue, on peut voir le monogramme du propriétaire (BG).

On devine encore les mots Ste Foy, Mâcon, Médoc.
On devine encore les mots Ste Foy, Mâcon, Médoc.

Les villas de la gare – rue des Roses.

L’un des quartiers situés autour de la gare est constitué de coquettes villas de style balnéaire, construites par l’architecte castrogontérien Fernand Hélain entre 1896 et 1912.

Les eaux minérales ferrugineuses de Château-Gontier ont donné naissance, en 1850, à un établissement thermal. L’activité de l’établissement a cessé de 1876 à 1896 puis il a de nouveau fonctionné de 1896 à 1914. C’est à cette époque que les villas de la rue des Roses ont été construites : Villa des Roses, Villa les Bluets, Villa Bleue, Villa des Roses, Villa du Repos, Villa Verte…

La gare.
La gare.
Villa Bleue - 1895.
Villa Bleue - 1895.
Villa des Roses - 1900.
Villa des Roses - 1900.
Villa les Bluets - 1912.
Villa les Bluets - 1912.
Villa du Repos - 1912.
Villa du Repos - 1912.
Villa Verte - 1896.
Villa Verte - 1896.

La Glacière (XVIIème) - Le jardin du Bout du Monde.

Une tradition prétend qu’on y exécutait les condamnés, c’était "le bout de leur vie en ce monde ! ".

La glacière (XVIIème) a été aménagée dans une ancienne tour médiévale. On y entassait de la neige en hiver afin d’y conserver des denrées alimentaires.

Buste de Charles Loyson (1791-1820) - Le jardin du Bout du Monde.

Charles Loyson, poète considéré comme le précurseur de Lamartine et polémiste politique, est né à Château-Gontier en 1791.