Château-Gontier 2/2.

Le Bar de la Place, ancien café Béguin-Peltier - 24 place Paul-Doumer.

Les murs du Bar de la Place sont ornés de seize panneaux en carreaux de faïence de Sarreguemines, datés de la fin du XIXème siècle. Le café, tenu par messieurs Béguin et Peltier, accueillait à l'époque "Le cercle littéraire des Platanes". Bien que l’établissement soit resté quinze ans sans chauffage, cet ensemble, dessiné sur mesure pour le bâtiment, est en très bon état.

Chaque panneau, composé de carreaux de 15 x 15 cm, représente un oiseau ( héron, poule d'eau, canard, cigogne…) dans une végétation japonisante. Ces décors sont attribués au faïencier Schuller. Les motifs d'inspiration japonisante ont été mis au goût du jour, à l'époque, par le directeur de la manufacture de Sèvres Théodore Deck.

Le plafond, également couvert de boiserie, est orné d'une peinture réalisée en 1898 par Pierre-Louis Richard. Elle représente une muse de fertilité recevant d’un ange le blason de la ville. Dans un coin, on distingue le clocher de l’église Saint-Jean tel qu'il était en 1900.

Le café a été classé Monument Historique le 11 avril 1990.

Un ange aux oreilles de Pinocchio.
Un ange aux oreilles de Pinocchio.

Chapelle Saint-Joseph (1887).

Claude Cahour est née à Château-Gontier le 13 novembre 1912. Son père, Pierre Cahour, était médecin-chef de l'hôpital et hospice Saint-Joseph. Son grand-père, Abel Cahour, était avocat. Il fut premier adjoint de Château-Gontier avant de devenir maire de 1914 à 1919. Une rue porte son nom à Château-Gontier.

Après des études à Château-Gontier, Claude Cahour commence des études de droit à Paris. Elle fréquente assidûment le milieu artistique et fait la connaissance de Léopold Senghor (futur président de la république du Sénégal) qui lui fait connaître Georges Pompidou.

Le 29 octobre 1935, elle épouse, Georges Pompidou dans la plus stricte intimité, en la chapelle Saint-Joseph à Château-Gontier.

Georges Pompidou occupera les fonctions de Premier ministre du 14 avril 1962 au 10 juillet 1968 puis de président de la République française du 20 juin 1969 au 2 avril 1974.

Claude Pompidou décède le 3 juillet 2007 à Paris.

Hôtel de Quatrebarbes (1757) – 22 rue Jean Bourré.

De style Louis XV, cette hôtel fut construit pour le marquis de Quatrebarbes. Le surnom "Quatuor barbis" aurait été donné en 1087 par Alphonse VI de Castille à un de ses ancêtres, Pierre de Montmorillon, qui aurait ramené des Croisades quatre barbes de Sarrasins. La façade côté cour est ornée, au-dessus de la porte, d’une tête sculptée de Sarrasin sans barbe.

Depuis 1984, l’hôtel accueille dans ses murs la Bibliothèque du Pays de Château-Gontier.

Hôtel Fouquet (XVIIème) - 2 rue Jean-Bourré.

François Fouquet fit construire cet hôtel vers 1610, à l’emplacement d’une maison du XVème siècle, transformée en "jeu de paume". On peut remarquer la corniche à modillons en quart de cercle et le fronton triangulaire au-dessus de la porte d’entrée surmonté d’une pomme de pin (symbole de la famille Fouquet ?).

Depuis 1868, ce bâtiment accueille le musée municipal de la ville.

Devant l’hôtel, dans le jardin, on peut voir un buste de Jean-Sylvain Fouassier, maire de Château-Gontier de 1886 à 1914.

Hôtel Lemotheux (XVIIIème siècle) – Rue Chevreul.

L’hôtel Lemotheux est composé de deux corps de bâtiments, dont l’un en retour d’angle, formant une cour, à l’origine fermée sur la rue par un portail.

Les anciennes écuries de l’hôtel Lemotheux étaient ornées d’une tête de cheval.

Au XVIIIème siècle, la noblesse locale possédait un château ou un manoir sur ses domaines mais également un hôtel en ville.

Hôtel de Lantivy (XVIème siècle) – 26 rue Chevreul.

L’hôtel particulier de Lantivy, construit au XVIIème siècle par la famille de Lantivy à partir de deux maisons datant du XVIème siècle, est l’un des plus beaux de la ville de Château-Gontier.

Il est composé d’un corps principal flanqué de deux tours carrées, dont l’une de style angevin. Les lucarnes à fronton triangulaire sont caractéristiques de la Renaissance française.

Il a été classé Monuments Historiques le 10 mai 1988.

Les bains douches (début du XIXème siècle) – Quai du Docteur Georges-Lefèvre.

Comme toutes les villes de France, Château-Gontier était pourvue de bains douches où la clientèle pouvait prendre des bains de vapeur, des bains russes, des douches ascendantes, descendantes ou écossaises. Les anciens bains douches sont situés à côté de l’hôpital Saint-Julien, sur la rive gauche de la Mayenne.

La façade du bâtiment est néo-classique. La porte d’entrée, décorée de l’ancien écusson de la ville, est accessible par un petit escalier. Le premier étage est percé de trois fenêtres avec balcons en fer forgé. Tout en haut, un fronton ornée de Poséidon, le dieu de la Mer, est surmonté d’une coquille.

Horloge du lycée Victor Hugo (1728) - 4 rue du Général Lemonnier.

L’horloge, aménagée pour rythmer la vie des élèves et les faire réfléchir sur le temps qui passe, sonne les heures et les quarts d’heure.

Au-dessus du cadran des heures, est gravée une inscription en latin, tirée de l’Apocalypse :

VENIT HORA JUDICII – APOC XIV L’heure du jugement approche ".

En 1782, un élève de l’établissement, Jacques Rivier, futur horloger, remplace l’horloge d’origine qui date de 1728.

En 1891, la commune commande une nouvelle horloge à Monsieur Gourdin de Mayet (Sarthe).

En 2001, l’entreprise Lussault de Tiffauges (Vendée) remet l’horloge en marche.

Le système mécanique d’origine a été doublé d’un système électrique de sonnerie.

Les Halles.

D’anciennes halles en bois appelées également "Grande Cohue", construites aux XVème siècle, ont disparu progressivement de 1830 à 1890. Les nouvelles Halles ont été inaugurées le 22 novembre 1892. Elles abritent une galerie marchande.

 

Le kiosque à musique (1868).

Le projet de construction d'un kiosque à musique, sur l'emplacement des anciens fossés de la ville, date du premier mars 1868.

Financé par les habitants de Château-Gontier, ce kiosque à musique est inauguré en 1870.
En 1924, le kiosque est surélevé. Tous les dimanches, l'Union musicale y donnait un concert.
Chaque semaine, un marché d'oies blanches se tenait près du kiosque.

Fontaine du puits Pineau (XVIIIème) - Rue Jean Sylvain Fouassier.

Cette fontaine que l’on peut voir rue Jean-Sylvain Fouassier date du XVIIIème siècle.

Autrefois, Château-Gontier possédait de nombreux puits et des fontaines publiques, comme toutes les villes anciennes fortifiées.

Sculpture de Philippe Thill devant la salle omnisports - Avenue Aristide Briand. .

Philippe Thill obtient le Prix d'Art Monumental en 1961 et l'année suivante le Premier Grand Prix de Rome 1962.

À partir de 1976, il réalise de nombreuses oeuvres monumentales dans les villes nouvelles, notamment dans des bâtiments publics et établissements scolaires. Précurseur dans l’utilisation des nouvelles techniques, Philippe Thill a fait de la résine son matériau de prédilection.

Jardin du Moyen Âge.

Monument aux morts.

Le Poilu, scrutant l’horizon, portant son fusil dans la main droite, oeuvre du sculpteur Georges Saulo (1816 - 1945), fut inauguré le 19 novembre 1922.

Monument aux Résistants.

ICI ONT ĖTĖ RETROUVĖS LES CORPS DE :

ALLIOT LĖON 19 ANS DE LAVAL

BELIER MICHEL 20 ANS DE MENIL

GOLDSTERN HENRI 32 ANS DE PARIS

JEGOU ANDRĖ 17 ANS DE HOUSSAY

LANDELLE JEAN-BAPTISTE 52 ANS DE SAINT-SULPICE

TALVAT CHARLES 48 ANS DE SAINT-SULPICE

TALVAT LOUIS 21 ANS DE SAINT-SULPICE

MEMBRES DE LA RĖSISTANCE

MARTYRISĖS PAR LES ALLEMANDS

LE 6 AOÛT 1944

 

SAULAIS MARCEL 31 ANS DE BAZOUGES

RETROUVĖ ICI LE 15 SEPTEMBRE 1945

Le gARage .

Construit au début du XXème siècle, le bâtiment abrite tout d’abord un atelier de réparation de bicyclettes et de machines à coudre. En 1924, il est agrandi pour devenir un garage automobile, activité qui durera jusqu’en 1992.

Plusieurs commerces occupent ensuite les lieux jusqu’en février 2005, date à laquelle Monique Bretéché et Jacques Morin l’acquièrent pour en faire un atelier d’artiste, privé.

Depuis novembre 2005, le gARage ouvre ses portes ponctuellement pour accueillir des expositions ou pour présenter des spectacles.

Sur la Mayenne.