Châtillon-sur-Colmont.

Châtillon-sur-Colmont est une commune de 978 habitants. Étant à l'un des points culminants de la Mayenne (maximum 231 m), le village bénéficie d'un joli point de vue.

Dans l'ancien presbytère du village vécurent, au début du siècle, deux voyants de Pontmain lors de l'apparition de la Vierge, Eugène Barbedette, qui est devenu prêtre, et Françoise Richer, qui fut institutrice puis gouvernante de l’abbé Eugène. Tous deux sont inhumés dans le cimetière du village.

 

Promenade dans le village.

Borne d'affichage.
Borne d'affichage.
Une des nombreuses pompes que l'on peut encore voir dans le village.
Une des nombreuses pompes que l'on peut encore voir dans le village.
Pompe - détail.
Pompe - détail.
Eolienne encore en activité.
Eolienne encore en activité.

L'église Saint-Martin.

L’église de Châtillon-sur-Colmont (XIXème siècle) a sans doute été construite sur un ancien lieu de culte antique.

Reconstruite à plusieurs reprises, elle présente une nef sur laquelle s’adossent deux chapelles latérales. Le porche d’entrée est précédé d’un grand escalier.

Seuil de la porte côté sud.
Seuil de la porte côté sud.
Borne miliaire, retrouvée près de la ferme de Launay, qui se trouvait sur la voie romaine menant à Avranches. La dédicace, dédiée à l'empereur Aurélien, permet de la dater (274 ou 275). La dernière ligne indique la distance de Jublains, 9 lieues.
Borne miliaire, retrouvée près de la ferme de Launay, qui se trouvait sur la voie romaine menant à Avranches. La dédicace, dédiée à l'empereur Aurélien, permet de la dater (274 ou 275). La dernière ligne indique la distance de Jublains, 9 lieues.

Le retable du maître autel.

Le retable du maître autel,construit en 1640 par Michel Pasquier, allie le marbre et le bois. Le tableau central (XIXème siècle) représente la crucifixion. Les armoiries, que l’on voit de part et d’autre, sont celles des familles du Plessis-Châtillon et du Raynier.

Les armoiries, que l’on voit de part et d’autre, sont celles des familles du Plessis-Châtillon et du Raynier.
Les armoiries, que l’on voit de part et d’autre, sont celles des familles du Plessis-Châtillon et du Raynier.

Le retable du Rosaire.

Une confrérie du Rosaire, créée à Châtillon-sur-Colmont avant 1628, commande, en 1639, à l’architecte lavallois Tugal Caris, un retable en tuffeau. Au centre, la Vierge, accompagnée de quatre anges. Tout autour, les quinze mystères du rosaire sont représentés dans des médaillons circulaires. Au sommet du retable, la Vierge, dans sa niche, est accompagnée de Saint Dominique et de Sainte Catherine. 

Cette oeuvre classée MH au titre d’objet depuis le 12 octobre 1910.

Croix de bourg (1655).

Cette croix en granite, très ouvragée, présente un fût à section carrée aux arêtes torsadées. Elle porte un croisillon monolithe à bras courts. Le centre du croisillon est sculpté d’une couronne d’épines.

Cette croix se trouve Place de la Mare.

La stèle gauloise de la Fizellerie.

Cette ancienne stèle gauloise, coiffée d'une croix chrétienne, appartient à la catégorie des monuments antiques christianisés. Lors de la christianisation de la Gaule, les Chrétiens n'ont pas hésité à raser les temples, à détruire les divinités et à effacer les marques de paganisme. Lorsque les monuments étaient trop résistants, ils se contentaient alors d'y sculpter une croix ou d'y ériger un croisillon.

L'ancienne gare de Chemin de Fer.

La voie ferrée Mayenne-Fougères a été inaugurée le 28 octobre 1881.

Jusqu'à la fin des années 40, un réseau de chemin de fer départemental, sorte de tramway à voie étroite, au départ de Laval, desservait la plupart des communes du Pays de l'Ernée.

Les trains acheminaient passagers, bétail, récoltes, semences, ainsi que les produits de l'industrie locale ou de l'extraction du sol. Les briques de La Baconnière ou les pavés de Saint-Denis-de-Gastines étaient expédiés par ce moyen.

Quand un paysan dont la ferme était éloignée de la gare revenait de la ville par le train, et que la voie ferrée traversait son exploitation, il arrivait qu'il décharge les marchandises peu fragiles au passage, alors que le train était encore en marche !

Peu après le débarquement de 1944, la ligne a vu passer des convois de troupes alliées remontant vers Paris.
Au début des années 50, ces lignes ont été désaffectées, et leur tracé transformé en routes pour la majeure partie. Quand elles n'ont pas disparu, les gares ont été transformées en habitations. C'est le cas de celle de Châtillon-sur-Colmont.

Repère de nivellement sur la gare.
Repère de nivellement sur la gare.

Le lavoir.

Le cimetière.

Croix sur le mur d'enceinte du cimetière.
Croix sur le mur d'enceinte du cimetière.
Tombe d'Eugène Barbedette, un des voyants de l'apparition de la Vierge à Pontmain, qui fut vicaire à Renazé et à N-D. de Laval, curé à Peuton puis à Châtillon-sur-Colmont où il mourut, le 2 mai 1927, après y avoir vécu pendant dix-sept ans.
Tombe d'Eugène Barbedette, un des voyants de l'apparition de la Vierge à Pontmain, qui fut vicaire à Renazé et à N-D. de Laval, curé à Peuton puis à Châtillon-sur-Colmont où il mourut, le 2 mai 1927, après y avoir vécu pendant dix-sept ans.

Croix cémétériale.

Cette croix a été commandée en 1778, par le curé Adrien Deslandes, suite au prêche des Capucins de Mayenne.

Sur le socle, on peut lire :

M(aîtr)e A(drien) DESLANDES CURE DE C(hâtillon) 1778.

F(rançois) BOURCIER P(rocureur) F(abrique) F(ait) P(ar) M LESAGE.

Monument aux morts.
Monument aux morts.

 

Croix de la Goupillère (1665).

Cette croix, au croisillon sculpté, présente un fut carré à pans coupés. Elle se dresse au carrefour de la Goupillère, sur la route de Châtillon-sur-Colmont à Brecé. Elle se trouvait sur le chemin du pèlerinage allant du Mans au Mont-Saint-Michel, une ancienne voie romaine allant de Jublains à Courseul.

Sur le socle, on peut lire :

F(aite) P(ar) PIERRE FOURMY 1665.

La chapelle du Grattoir.

Cette chapelle a remplacé une ancienne croix en 1720. Elle a été entièrement reconstruite en 1868.

Château du Plessis.

Monument commémoratif sur la RN 12 (Paris - Brest).

La route nationale 12, la plus longue nationale française, mesure 562 km et relie Paris à Brest. Les 24 kilomètres entre Mayenne et Ernée sont en quasi parfaite ligne droite, la seule légère courbe est signalée comme virage dangereux. En traversant la forêt de Mayenne, on peut remarquer ce monument dans les bois, légèrement en retrait de la route. Il commémore l'un des premiers accidents mortels recensés.

On peut y lire : "A la mémoire de Marie de Hercé décédée en cet endroit des suites d'un accident d'automobile le 31 août 1915".