Chéméré-le-Roi

Il est fait mention de Chéméré dès le VIIème siècle, sous l’épiscopat de Saint Hadoin, évêque du Mans de 623 à 655.

Le domaine de Chéméré est également mentionné en 832 par Louis le Pieux comme l’une des possessions de l’église du Mans.

La guerre de Cent Ans ravage la paroisse qui sera exemptée de certaines taxes en 1368.

Le 4 avril 1593, lors des guerres de Religion, les Anglais entrent dans Chéméré. L’église sert de caserne durant trois semaines avant d’être pillée, les registres sont brûlés.

Plan de Chéméré-le-Roi en 1899.

La maison du Porche ou maison du Roi.

La maison du Porche a été construite à la fin du XVème siècle par Hector de Cervon, époux d’Olive de Thévalles.

Le rez-de-chaussée comporte quatre arcades en plein cintre, en grès roussard. Le premier étage est percé de deux grandes fenêtres à meneaux. Le deuxième étage est doté de deux petites baies. Cette demeure rectangulaire est couverte d’une toiture en ardoises à deux pans.

A l’origine, la place était entourée de maisons à arcades ; le cimetière se trouvait en son centre.

L’église Notre-Dame-de-l’Assomption.

Eglise romane dont le plan primitif date du XIème.

Au XVème siècle, le seigneur de Thévalles fonde une chapelle à l’angle de la tour et du chœur.

Une seconde chapelle et un second bas-côté sont construits, au sud, vers 1840.

En 1864, bénédiction de deux cloches, Armandine Alice pesant 1966 livres et Laurance Clotilde pesant 940 livres.

L’orgue de tribune de 14 jeux, datant de 1869, a été restauré en 1905 et en 2006.

De 1890 à 1893 d’importants travaux de reconstruction et d’embellissement sont réalisés pour un montant de 3000 f.

Peintures murales (Vierges aux Anges).

Les peintures murales ont été réalisées en 1901 par le peintre décorateur P. Richard de Château-Gontier.

Les vitraux.

Les vitraux du XIXème siècle sont signés :

- Huché Succ, Fabrique du Carmel du Mans ;

- Huché Fils Succ, Fabrique du Carmel du Mans ;

- Jean Clamens, peintre verrier à Angers.

Dieu de pitié.

Une statue en bois sculpté du XVème siècle représente un Christ assis, les bras liés par une corde.

La prison.

Le nom de Chéméré est cité en 1190 dans un texte indiquant l'existence d'une juridiction royale. Le village fut, jusqu'au XIIIème siècle, le siège de la justice royale pour le Bas-Maine, d'où son nom de Chéméré-le-Roi.

Arrivant des prisons de tout le Bas-Maine, les prisonniers attendaient leur comparution dans la cave voûtée située derrière cette porte.

Le lavoir.

Une "laverie" sur le cour d’eau est mentionnée sur une carte de 1768 ; une fontaine occupait alors la surface du lavoir.

Aujourd’hui, la fontaine est protégée par un petit édifice pyramidal surmontée d’une niche.

La construction du lavoir alimenté par le ruisseau « la Forge » date probablement du XIXème siècle. Une loi de 1851 impose à chaque commune de construire un lavoir où l’eau pourra s’écouler.

Le lavoir, halle couverte d'ardoises, est situé au centre du bourg, derrière l’église. Il a été restauré en 1996.

Le moulin de Thévalles.

Le premier moulin, sans doute construit vers le Xème siècle, est cité pour la première fois en 1260.

 

Un second moulin est construit au XVIème siècle, ainsi que la maison du meunier dont il ne reste qu’une partie.

Le moulin de Thévalles est un moulin "banal". Toute personne dépendant de la terre de Thévalles doit obligatoirement faire moudre son grain au moulin.

 

Le moulin actuel est construit en 1850, par le marquis de la Rochelambert, sur quatre niveaux afin de permettre l’installation d’un mécanisme dit "à l’anglaise". Ce mécanisme, pesant plus de 30 tonnes, est entraîné par une roue hydraulique de 5,60 m de diamètre et de 2 m de large. Il comporte des poulies, et permet d'élever des sacs de grains ou de farine.

L’installation d’une roue extérieure permet de communiquer la force hydraulique à des machines se trouvant à l’extérieur.

Le moulin a cessé de tourner en 1958.