Chailland.

Chailland , village situé en bordure de la forêt de Mayenne, au creux de la vallée de l'Ernée, fait partie des Petites Cités de Caractère.

La mairie.

La vieille maison.

Maison ancienne sur plan carré. La porte d'entrée, située dans un angle, a été bouchée.

L’église Notre-Dame (1892-1895).

L'église a été construite en 1892, par l'architecte Hawke, dans le style du XIIIème siècle, à l'emplacement d'une église romane. Le transept et le chœur sont éclairés par de hautes verrières du maître-verrier Alleaume. En façade, la tour forme un portique ouvert.

Les verrières.

Dix-neuf grandes baies du maître-verrier lavallois Alleaume ont été inscrites à l’inventaire des Monuments Historiques le 5 mai 1995.

Dans le chœur - Vie de la Vierge - Auguste Alleaume (1895) [de gauche à droite].

1ère baie : Litanies de la Vierge. Fontaine du Salut, Lys et Maison d’Or.

2ème baie : Rencontre de la porte Dorée, Naissance de la Vierge, Présentation de la Vierge au temple.  

3ème baie : Mariage de la Vierge, Annonciation, Visitation.

Baie axiale : Assomption de la Vierge.  

5ème baie : Adoration des Bergers, Adoration des Mages, Présentation de Jésus au temple.  

6ème baie : Noces de Cana, Crucifixion, Mort de la Vierge.

7ème baie : Litanies de la Vierge. Paradis mystique, Roses, Siège de la sagesse. 

Transept sud - Verrière de Saint Michel - Alleaume (1896).

Au centre, Saint Michel terrassant le dragon. 

A gauche, Saint Julien faisant jaillir la source et Saint Louis rendant la justice.   

A droite, Sainte Geneviève sauvant Paris et Saint Rémi baptisant Clovis. 

Transept nord - Verrière de l'Ascension - Alleaume (1896).

Au centre, l'Ascension.

A gauche, saint Laurent distribuant l'aumone et saint Pierre gouvernant l'église.

A droite, saint Charles Borromée soignant les pestiférés de Milan et saint Jean communiant la Vierge.

Verrière du Rosaire - Auguste Alleaume (1895).

La vierge offrant le rosaire à saint Dominique.

Verrière du Christ et de la Madeleine - Auguste Alleaume (1895).

Les vertus cardinales.

Justice (balance), tempérence (colombe), prudence (coq), force (château).

L’ouvroir.

Immeuble du XVIIème siècle, élevé sur deux caves et servi par un escalier à double volée. Il s’agirait de la maison donnée en 1604 par le curé du village « pour un chapelain qui voudra instruire la jeunesse et tenir les escolles ». Il abrita au XIXème siècle, une école tenue par les sœurs puis un ouvroir où les jeunes filles venaient apprendre la couture et la broderie.

Au fond du jardin, donnant sur l’Ernée, le petit lavoir.

Le petit lavoir.

Ce lavoir est situé au bord de l’Ernée, au bout du jardin de l’Ouvroir.

C’est un lavoir à plancher mobile. On aperçoit encore, fixé à la charpente, un vieux carrosse (caisse en bois à trois côtés où s’agenouillaient les laveuses).

Près de ce lavoir, un édicule qui servait à faire bouillir l’eau. Celle-ci était versée sur le linge disposé, dans un cuvier, sur une épaisse couche de cendre. Le linge était ensuite battu, rincé puis étendu sur un fil ou sur l’herbe.

La gare du tramway (XIXème siècle).

Avant réhabilitation, l’actuelle poste et le bâtiment contigü servirent de gare de chemin de fer, de 1901 à 1938. La ligne Laval-Landivy, ouverte aux voyageurs et au transport de marchandises, traversait le bourg et passait au pied de l’église. Il fallait 1 h 45 pour se rendre à Laval (29 km).

Le lavoir du Moulin.

Installé près du pont, au pied d'un des deux anciens moulins à blé du bourg, ce lavoir était, avant construction de la façade de brique qui le surplombe, recouvert d'ardoises. Un système de treuils permettait d’adapter la hauteur du plancher du lavoir au niveau de la rivière.

Le lavoir rustique.

Datant de 1952, cet édifice est caractérisé par sa couverture de bardeaux.
Il comporte un unique bassin alimenté par une source et une table à laver, sensiblement inclinée, placée à hauteur d'appui.

Le Jardin Perché et Les Rochers du Calvaire de la Vierge.

Le jardin botanique de la Châtaigneraie s’étend le long du chemin d’accès au piton rocheux. Le sentier serpente au milieu des variétés de fleurs et de petits arbres. Un joli potager, ainsi que la serre et la vigne de l’abbé Lefaucheux, ancien curé de la paroisse, offrent une pause à mi-parcours.

Au sommet des rochers se dresse une statue de la Vierge et au-dessus, une croix.

La chapelle de la Gigoulais.

La chapelle a été construite en 1751 sur un talus de terre et de pierres qui barre un éperon rocheux. A son chevet, s'élève une croix de bois.

Le site a été occupé dès l'Âge de Bronze (on a trouvé à proximité un petit dépôt de haches) et a été fortifié au début du Moyen Âge.

La Grande Forge de Chailland.

Le site industriel de la Forge se trouve à 2 km au Nord-est de Chailland, en bordure de la forêt de Mayenne.

La fondation de cette forge, peut-être précédée par une plus ancienne forge à bras, date du 8 juin 1550. Elle appartenait à la famille de Fontenailles.

Le 29 septembre 1657, Ambroise de Fontenailles, vend la forge, la fenderie (lieu où l'on fendait le fer), la forêt et le domaine au Cardinal de Mazarin.

La forge utilisait le bois de la forêt de Mayenne comme combustible et la force motrice de la rivière l’Ernée. Le minerai provenait principalement des hameaux du Bourneuf-la-Forêt.

Au XVIIème siècle, cette forge produisait 800 000 livres de « fer cassant ou ployant » qui était transformé en clous, poêles, casseroles…

À l'aube de la Révolution, la forge occupait 500 ouvriers et 400 chevaux et mulets. Elle fut occupée par le comité de salut public qui l'utilisa pour la fonte des canons.

En 1834, le marquis de Chavagnac acheta la forge, la forêt et les domaines alentours. La production était de 600 tonnes ; dix ans plus tard, elle descendait à 400 tonnes. Le traité de libre-échange, avec notamment la Grande-Bretagne amena peu à peu le déclin et la disparition de la forge vers 1863.

En dix ans Chailland devait perdre 820 habitants.

On peut voir sur le site quelques ruines, le Haut Fourneau, le lit canalisé de la rivière, un barrage… 

Blason du marquis de Chavagnac.
Blason du marquis de Chavagnac.

Logements d'ouvriers - XVIIIème et XIXème siècle (classés MH le 23 juillet 1992).

L’immeuble de la Forge a été, pendant les XVIIIème et XIXème siècles, le logement des ouvriers travaillant sur le site. Le 1er étage est desservi par une galerie couverte et le rez-de-chaussée par la rue. Le bâtiment est construit en blocs de granit et couvert en bardeaux de châtaignier, il abritait 22 ouvriers et leur famille dans d’étroits logements de deux pièces dont la principale comportait une cheminée.

De nos jours, la grande maison des ouvriers est restaurée et habitée.