Evron : la basilique.

La basilique.

Sous le chœur de la basilique se cache une crypte construite à la fin du Xème siècle.

Au XIème siècle, les moines d’Evron entreprennent la construction d’une vaste église romane de 70 mètres de long pour 25 mètres de large.

Au XIIème siècle, l’abbé Daniel-le-Chauve fait édifier une chapelle, inspirée des mosquées espagnoles, à côté de l’église abbatiale.

Au XIIIème siècle, les moines d’Evron décident de doter l’abbaye d’une nouvelle église. Ils élèvent un chœur et un déambulatoire à chapelles rayonnantes qui fut consacré en 1252. La nef, composée d’un vaisseau central et de deux bas-côtés se termine par une imposante tour-porche intégrée dans les bâtiments de l’abbaye.

Le bas-côté nord fut détruit en 1625 pour agrandir les bâtiments des moines.

Une grande flèche, s’élevant à 70 mètres de haut, fut construite en 1667 par Nicolas Brissoult. Elle fut détruite en 1901 à cause de son très mauvais état. Une nouvelle flèche fut alors édifiée.

Au XVIIIème siècle, les moines détruisent l’abbaye médiévale et construisent un bâtiment de style néo-classique de 60 mètres de long ainsi qu’un jardin à la française.

Stèle.

Une stèle de l'âge de fer a été découverte dans les fondations du choeur de l'église.

L'horloge.

Vers 1750, pour éclairer le grand escalier, on a ouvert une immense baie dans la tour romane. Celle-ci descendait primitivement jusqu'au rez-de-chaussée. On y a inclus l'horloge de l'abbaye qui ne comportait qu'une aiguille, celle des heures.

Le porche de la chapelle Saint-Crépin.

La chapelle était autrefois dédiée à la Vierge. Les habitants d'Evron, ayant identifié un décor en forme de semelles de chaussures sur le porche de la chapelle, dédièrent la chapelle à saint Crépin, partron des cordonniers.

La chapelle Saint-Crépin.

Au début du XIIème siècle, l'abbé Daniel-le-Chauve fait construire une chapelle au nord-est de l'église abbatiale. Lors de la reconstruction du choeur de l'église, au XIIIème siècle, les deux édifices sont réunis. La chapelle se compose d'une nef unique et d'une abside semi circulaire. Au XIVème siècle, elle fut raccourcie d'une travée pour aménager une sacristie.

La chapelle renferme l’essentiel des trésors de la basilique : des statues en terre cuite du XVIIème siècle, quatre tapisseries d'Aubusson et surtout la statue de Notre-Dame. Cette vierge en chêne du XIIIème siècle est lamée d’argent.

Fresque du XIIIème siècle.
Fresque du XIIIème siècle.
Le Christ en Majesté, les quatre évangélistes, deux anges, l'évêque Hadouin et Saint Benoît.
Le Christ en Majesté, les quatre évangélistes, deux anges, l'évêque Hadouin et Saint Benoît.
Mise en croix provenant d'une poutre de gloire - Bois polychrome du XIVème siècle.
Mise en croix provenant d'une poutre de gloire - Bois polychrome du XIVème siècle.

La légende de l'Epine.

Selon la légende, un pèlerin, rapportant du lait de la Vierge de Terre Sainte, se serait endormi au pied d'une aubépine après y avoir suspendu la sacoche contenant la relique. A son réveil, l'arbre avait grandi et le pèlerin ne put attraper son bien. Hadouin, évêque du Mans, de passage en ce lieu, promit de construire un monastère sur place et l'aubépine se courba. Ainsi aurait été fondé Notre-Dame-de-l'Epine ou de l'Aubépine.

Le sommeil du pèlerin - Bois peint provenant d'une ancienne stalle (1548).
Le sommeil du pèlerin - Bois peint provenant d'une ancienne stalle (1548).
Intervention de l'évêque - Bois peint provenant d'une ancienne stalle (1548).
Intervention de l'évêque - Bois peint provenant d'une ancienne stalle (1548).

La statue de Notre-Dame-de-l'Epine - XIIIème siècle.

Cette statue en bois de chêne est recouverte d'une fine couche d'argent. Marie porte l'enfant Jésus sur son bras gauche. Dans sa main droite, elle tient une fleur d'aubépine. Les mots "Maria Virgo" sont écrits en lettres de vermeil sur sa ceinture d'émaux.

Buste reliquaire de saint Léon en cuivre argenté, fabriqué à Angers en 1644.
Buste reliquaire de saint Léon en cuivre argenté, fabriqué à Angers en 1644.

Triptyque.

Bois peint du XVème siècle. Au centre, le Christ de Pitié entouré des instruments de la passion. De part et d'autre, saint Dominique et saint François.

Ensemble de trois statues (1665).

Statues dites les trois saints noirs: saint Benoît, saint Placide et saint Maur, en terre cuite polychrome. Elles occupaient jadis la niche centrale d'un retable.

 

Saint Maur.
Saint Maur.
Saint Benoît.
Saint Benoît.
Saint Placide.
Saint Placide.

Les tapisseries d'Aubusson - XVIIème siècle.

Sur les murs, quatre tapisseries d'Aubusson, représentent des scènes de l'Ancien Testament: Agar dans le désert, le sacrifice d'Isaac, l'échelle de Jacob, Loth fuyant Sodome et Gomorrhe.

Petite porte du bas-côté.

La petite porte du bas-côté sud de l'église fut brisée par ordre du gouvernement, lors de l’inventaire de l’église le 17 février 1906. La hache aurait dessiné l’image de Notre-Dame-de-l’Epine.

Le baptême du Christ.

Les trois médaillons, le paon qui fait la roue, le baptême du Christ et l'arbre, ont sans doute été exécutés au XVème siècle puis rapportés sur un tissu plus récent au XIXème siècle.

Maûtre autel (1780) - Le bas-relief représentant une mise au tombeau est l'oeuvre du sculpteur Lecomte.
Maûtre autel (1780) - Le bas-relief représentant une mise au tombeau est l'oeuvre du sculpteur Lecomte.

Les grilles du choeur.

Au XVIIIème siècle, les moines font poser les neuf grilles du choeur. Deux d'entre elles portent la devise des bénédictins: PAX.

Statues.

Dix statues, représentant des scènes de la naissance de l'enfance de Jésus, surmontent les chapiteaux du choeur.

Bas-relief. Registre du haut, la confession. Registre du bas, l'arrachage de dents.
Bas-relief. Registre du haut, la confession. Registre du bas, l'arrachage de dents.

Les vitraux du choeur - XIVème siècle.

Les vitraux du choeur sont les vitraux d'origine, créés au XIVème siècle pour cette église. Ils représentent la légende de la fondation de l'abbaye.

Les vitraux des chapelles rayonnantes datent du XIXème siècle.

Peinture murale - XIIIème siècle.

Cette Vierge à l'Enfant, sur le mur nord de la nef, a sans doute été réalisée par un atelier de peintres ayant travaillé à Bais et à Neau.

La statuaire.

Statue en pierre polychrome du XIVème siècle.
Statue en pierre polychrome du XIVème siècle.

Saint Matthieu.

Peinture à l'huile du XVIIème siècle, provenant de Saint-Denis-d'Orques (72).

L'entrée à Jérusalem.

Peinture à l'huile donnée par l'empereur en 1866.

La Vierge aux déshérités - peinture à l'huile.

Ce tableau, donné par J Leroyer, a été exécuté au XIXème siècle par un peintre nommé Badin.

Moïse sauvé des eaux.

Cette peinture à l'huile est une copie d'un tableau de Nicolas Poussin, réalisée en 1647. Elle a été restaurée en 2013.

Le déambulatoire et les chapelles.

Le déambulatoire comporte sept chapelles.

Première chapelle.

La première chapelle (à gauche) contient le gisant de Jean IV de Favières, le dernier abbé régulizer d'Evron. Au-dessus du gisant, le bas-relief de droite représente la légende de Notre-Dame de l'Epine, celui de gauche la légende de Guy III. En 1100, le seigneur de Laval est pris d'un terrible torticolis après avoir blasphémé.

Deuxième chapelle.

Chapelle dédiée à saint Etienne. Sous l'autel se trouve la statue couchée de saint Marcellin, martyr.

Troisième chapelle.

Chapelle dédiée au Sacré-Coeur. L'autel a été installé vers 1896. La statue a été réalisée par le sculpteur belge Blanchaert.

Quatrième chapelle.

Cette chapelle fut pendant plusieurs siècles la chapelle dédiée à Notre-Dame de l'Epine. Sur les vitraux figurent quatre évêques ayant favorisé la dévotion à Marie.

Cinquième chapelle.

Chapelle dédié à saint Joseph.

Sixième chapelle.

Chapelle dédié à saint Martin, évêque de Tours.

Septième chapelle.

Chapelle dédié à saint Sébastien. Retable en marbre de 1634. La statue en terre cuite serait une oeuvre de Charles Hoyau. Elle fut entièrement repeinte au XIXème siècle.

Bénitier d'applique - XVème siècle (?).

Bénitier en calcaire taillé. Un diable est écrasé sous la coquille du bénitier.

Vitraux de Maurice Rocher.

Maurice Rocher réalisa la verrière du transept sud en 1951 afin de commémorer le dixième anniversaire de l'élévation de l'église au rang de basilique.

Le vitrail de  "L'archange saint Michel terrassant le dragon" a également été réalisé par Maurice Rocher en 1959.

Orgue de tribune (1616).

Abbaye bénédictine Notre-Dame d'Evron devenue Couvent de la Charité d'Evron. 

L’abbaye a été construite entre 1726 et 1754 d’après les plans de Guillaume de la Tremblaye. Le bâtiment en granit, mesurant 60 mètres de façade, n’a pas été achevé. Le pavillon de gauche indique le milieu de la construction. L’intérieur de la tour romane a été transformé pour y aménager un escalier.

De grandes baies éclairent le rez-de-chaussée et le premier étage. L’entresol est marqué par un balcon en fer forgé. Au-dessus du porche, on remarque une fenêtre à la forme est très originale. Le fronton de gauche porte l’écusson de l’abbaye et celui de droite le PAX bénédictin.

Les moines furent chassés de l’abbaye en 1791. Les sœurs, expulsées de la Chapelle-au-Riboul en 1794, se regroupent dans l’abbaye en 1803. Les sœurs de la charité d’Evron quittent l’abbaye en mai 2009.

Calvaire dans le jardin de l'abbaye.