Forcé.

La commune de Forcé, de petite superficie, s’est construite autour de l'église au XIVème siècle.

Au XVIème siècle, quelques habitants adhèrent au protestantisme, le village est un lieu de sépulture pour les Huguenots. En 1562, la commune n’a plus de curé et le nouveau venu, en 1571, ne se sent pas en sécurité pour célébrer le culte.

Sous la Révolution, une bataille se déroule près du pont sur la Jouanne entre les Chouans et les Bleus. Au cours de ce combat, s'illustre un Chouan surnommé "Tranchemontagne".

En 1767, une blanchisserie s’installe à la Mazure, entre Forcé et Entrammes. Les toiles blanches de Forcé se vendent dans toute l'Europe et même en Amérique. La blanchisserie ferme au XIXème siècle. Son directeur, Monsieur le Clerc de la Jubertière, devient le premier Maire de Forcé.

Des fours à chaux, fermés aujourd’hui, sont installés par un certain Monsieur Ricosset et connaissent une grande activité à la fin du XIXème siècle.

En janvier 1871, un combat a lieu à Forcé entre des éclaireurs prussiens et des soldats français. Les Prussiens perdent 7 hommes et se retirent.  

En 1895, un barrage est construit sur la Jouanne et permet à une vingtaine de moulins de fonctionner.

Mairie de Forcé.

Ancien manoir datant du XVème ou du XVIème siècle, composé alors d' un corps de logis, de communs et peut-être d'un pigeonnier, le tout fermé par un mur de clôture. Les baies du logis et des communs sont vraisemblablement remaniées au XVIIIème siècle. En 1877, le manoir est transformé en mairie-école sur les plans de l'architecte Louis Garnier.

Derrière la mairie, le jardin de Rosendahl, inauguré le 5 mai 2005.
Derrière la mairie, le jardin de Rosendahl, inauguré le 5 mai 2005.

"Jeunesse" d’Yvonne Serruys - Dans le jardin de Rosendahl.

Yvonne Serruys est née à Menin en Belgique en 1873.

Après avoir reçu une formation dans l’atelier d’Egide Rombaux à Bruxelles, elle s’installe à Paris où elle épouse le romancier français Pierre Mille.

Elle s’illustre dans les salons avec ses statues romantiques et sculpte des centaines de statues dont beaucoup de bustes pour des hommes illustres du monde culturel et des affaires.

Installée à Paris, elle y décède en 1953.

"Jeunesse" d’Yvonne Serruys.
"Jeunesse" d’Yvonne Serruys.
"Jeunesse" d’Yvonne Serruys.
"Jeunesse" d’Yvonne Serruys.

Pont sur la Jouanne.

Le pont de Forcé sur la Jouanne est un très ancien passage sur la route de Château-Gontier à Mayenne. Cette partie de route, sujette aux inondations est remblayée en 1752 sur 50 toises de long. La réfection complète de la route dite "grand chemin royal" ainsi que la construction d’un pont de 36 pieds d’ouverture est achevée en 1770.

Croix monumentale dite croix de mission.

Après la tourmente révolutionnaire, l'Église voulut restaurer la pratique religieuse. Elle recourut donc, dans les diocèses, à des missionnaires, corps particulier de prêtres soigneusement choisis, dont la tâche était d'aller dans les paroisses, afin de prêcher à nouveau l'Évangile. 

"Une mission se compose de trois éléments : les cérémonies qui attirent et séduisent, les gloses et sermons qui éclairent les consciences, enfin, les confessions..." Les missions se terminaient ordinairement par l'érection d'une croix.

Cette croix monumentale, dont le socle est en granit et la croix en fonte, a été érigée pour commémorer la mission de 1891.

Eglise paroissiale Sainte-Marie-Madeleine.

L’église Sainte-Marie-Madeleine date du XIème ou du XIIème siècle. Seule la nef est d’origine.

Les contreforts de la façade ont été ajoutés au XVème siècle. L'église est en grande partie restaurée dans le premier quart du XVIIème siècle.

La chapelle Saint-Pierre date de 1755 et celle de Saint-Joseph de 1773. La reconstruction du choeur a été dirigée en 1837 par l'entrepreneur chaufournier Frédéric Ricosset.

 Le portail, en tuffeau, porte l’inscription suivante : "DEO OPTIMO MAXIMO munificentia dominae JAQUOT, anno 1810."

"DEO OPTIMO MAXIMO munificentia dominae JAQUOT, anno 1810."
"DEO OPTIMO MAXIMO munificentia dominae JAQUOT, anno 1810."
Morts pour la France.
Morts pour la France.

Le maître autel.

Le maître autel renferme un reliquaire contenant des reliques de saint Placide.

Retable de la Vierge - 1838.

Les colonnes en marbre noir et l' autel ont été exécutés par Foureau, marbrier à Laval. La décoration est l'oeuvre de Paul Viard, plâtrier à Laval. La statue de la Vierge à l'Enfant a été achetée à Angers chez Dominique Massini.

Retable de saint Joseph - 1838.

Les colonnes en marbre noir et l' autel ont été exécutés par Foureau, marbrier à Laval. La décoration est l'oeuvre de Paul Viard, plâtrier à Laval. La statue de saint Joseph a été achetée à Angers chez Dominique Massini.

Chaire à prêcher.

Selon la Chronique paroissiale de Forcé, les panneaux, les frises, le couronnement et la croix ont été acquis à Paris. Le fondeur lavallois Petithomme, qui fabriqua la rampe d'escalier, réalisa le montage en 1839.

Au fond de la chaire, un tableau, encadré par deux palmiers, est intitulé "Saint François-Xavier prêchant les infidèles"  - XVIIIème siècle.

Vierge à l'Enfant - XVIIème ou XVIIIème siècle.
Vierge à l'Enfant - XVIIème ou XVIIIème siècle.
Le tableau "L'Adoration des Mages", datant vraisemblablement du XVIIIème siècle, a été donné à la paroisse de Forcé par Louis Martin négociant à Laval en 1839. Il proviendrait de l' Hôtel Dieu de Laval.
Le tableau "L'Adoration des Mages", datant vraisemblablement du XVIIIème siècle, a été donné à la paroisse de Forcé par Louis Martin négociant à Laval en 1839. Il proviendrait de l' Hôtel Dieu de Laval.
Banc seigneurial exécuté vers 1780 pour Jean René Pierre Le Clerc de la Jubertière qui acheta la Seigneurie de Forcé en 1780.
Banc seigneurial exécuté vers 1780 pour Jean René Pierre Le Clerc de la Jubertière qui acheta la Seigneurie de Forcé en 1780.
Monogramme de la famille Le Clerc de La Jubertière.
Monogramme de la famille Le Clerc de La Jubertière.
Chapelle funéraire construite en 1909 pour la famille de Waresquiel.
Chapelle funéraire construite en 1909 pour la famille de Waresquiel.
Chapelle funéraire construite en 1909 pour la famille de Waresquiel.
Chapelle funéraire construite en 1909 pour la famille de Waresquiel.

Le lavoir de Forcé.

Ce lavoir tout simple, composé d’un grand bac, est entouré d’un mur de pierres. Il n’est pas abrité. A l’entrée du lavoir se trouve une tour de pierres et de briques, surmontée d’un toit en ardoises, abritant une pompe. Autrefois, ce lavoir se trouvait en bordure de la Jouanne et il était alimenté par l’eau de la rivière. Depuis, la rivière a été détournée.

Le pont Valais.

Ce pont médiéval, situé sur la voie romaine reliant Laval à Tours, permettait autrefois d’enjamber la Jouanne. A l’origine, il devait s’agir d’un gué ou d’un pont en bois qui fut remplacé (au XIVème siècle?) par un pont en pierre à cinq arches.

Vers le XVème ou le XVIème siècle, la rivière fut détournée pour actionner un moulin. Le lit de la rivière s’est alors peu à peu comblé et le pont s'est dégradé.

En 2013, le pont a été renové: dégagement des trois arches encore visibles, renforcement des voûtes, construction d'un parapet...

Le pont avant restauration
Le pont avant restauration

La Maison Rouge.

Cette Maison Rouge se trouvait autrefois sur la rive droite de la Jouanne.

Château de Poligny.

Le château de Poligny est attestée depuis le XIIIème siècle. Il reste actuellement peu de vestiges médiévaux. Le château actuel, datant en partie du XVIIIème siècle, a été remanié au XIXème siècle par l'architecte Delavue. Une chapelle funéraire souterraine fut construite par Maurice de Waresquiel pour Berthe, son épouse.

Château de l'Orbière.

Ce château, construit entre 1901 et 1903 par l’architecte Léopold Ridel, est inspiré de l'architecture normande en vogue à l'époque. C’est la seule construction de ce genre en Mayenne.

Ce château a été commandé par Adolphe Masseron, industriel lavallois du textile, fondateur de l’aérodrome de Beausoleil et président de la chambre de commerce et d’industrie de Mayenne dans les années 1900.

En juin 1940, le château est réquisitionné par les Allemands qui peuvent ainsi utiliser l’aérodrome voisin.

En 1952, le général de Gaulle et sa femme séjournent à L’Orbière.