Fougerolles-du-Plessis.

La Mairie.

Fougerolles-du-Plessis tirerait son nom du mot fougère.

Le 11 décembre 1897, par décret signé par le Président de la République, Félix Faure, la commune de Fougerolles ajoute du-Plessis à son nom.

Le plessis est une haie de branchages entrelacées.

Les maisons.

Plusieurs maisons bourgeoises, construites au cours de la seconde moitié du XIXème siècle, sont surmontées d'un fronton triangulaire à large base. Les encadrements des portes et des fenêtres et les chaînes d'angle sont en granit taillé.

Linteaux sculptés.

Dans le quartier le plus ancien de la commune de Fougerolles-du-Plessis, on peut voir plusieurs linteaux sculptés. L’un d’entre eux, situé rue Moroge, surmontait autrefois la porte d’entrée de l’habitation. Cette porte est aujourd’hui transformée en fenêtre. Le texte, daté de 1737, donne le nom du propriétaire, notaire royal, et de son épouse. Cette demeure est encore le siège de l’étude notariale de Fougerolles-du-Plessis.

Les anciennes halles - 1859.

Ces halles furent construites en 1859 en remplacement d'anciennes halles devenues trop exiguës. Elles abritaient le marché aux porcs et aux volailles ainsi que le cachot destiné aux vagabonds et aux ivrognes. Entre 1940 et 1944, elles abriteront les réquisitions de fourrages. Aujourd'hui, le bâtiment abrite la Poste.

La partie centrale du bâtiment à sept arcs en plein cintre porte, sur un fronton, la date de construction et un clocheton en bois.

Le château d'eau.

L'église de l'Immaculée-Conception.

La première église de Fougerolles-du-Plessis aurait été détruite lors des invasions normandes en 899.

L'ancienne église, à quatre travées, avait la forme d'une croix latine. Le clocher était au centre de l'église. Il n'y avait qu'un seul bas-côté.

En 1863, l'église de l'Immaculée-Conception, devenue trop exiguë, est reconstruite avec réemploi de matériaux provenant de l'abbaye cistercienne de Savigny-le-Vieux. Le cimetière, qui entourait l'église, est tranféré à son emplacement actuel

L'abbaye de Savigny.

L'abbaye de Savigny, créée en 1112, fut vendue comme bien national en 1793 et transformée en carrières de pierres. Les arcs et piliers en granit séparant la nef des bas-côtés sont les seuls vestiges importants de cette abbaye.

La chapelle du Sacré-Coeur.

Sous l'entablement de l'autel, on aperçoit Dieu dominant le monde (on distingue même la Corse et la Sardaigne), sa main droite est levée pour bénir et sa main gauche abaisse le glaive tenu par un ange. A sa droite, Jésus porte le Sacré Coeur et un souverain couronné est agenouillé.

Au-dessus de l'autel, au centre, la statue de Dieu, présentant le Sacré Coeur. Il est entouré d'anges adorateurs. A droite, dans un cercle de nuages, Jésus présente le sacré Coeur à une religieuse. A gauche, dans un paysage montagnard, un moine est agenouillé devant un Christ en croix.

Au niveau central du retable, la vigne, symbole de l'Eucharistie.

Les bas reliefs du retable ont été dorés par Pierre Machar, un peintre local, au début du XXème siècle.

La chapelle de la Vierge.

Sous l'entablement de l'autel, figure la nativité.

Au-dessus de l'autel, au centre, on aperçoit la Vierge portant l'Enfant. De part et d'autre, sont représentées les apparitions de Lourdes, de Pontmain et de La Salette ainsi que le portrait du Pape Pie IX.

Des roses et des fleurs de lys ornent la partie centrale du retable.

Les bas reliefs du retable ont été dorés par Pierre Machar, un peintre local, au début du XXème siècle.

Les vitraux (1885 - 1888).

Les vitraux sont dus aux maîtres-verriers Megnen, Clamens et Bordereau d’Angers. Ils ont été offerts par des notables et présentent des scènes de la vie de la Vierge.

Pierre tombale - 1646.

Deux pierres tombales ont été retrouvées sous les dalles de l'église. L'une est datée de 1546. L'autre porte la date "le 20 aoust 1646", les initiales "MEEP", la gravure d'un ciboire et d'une patène ; sans doute la sépulture d’un prêtre.

Stèle à la mémoire des résistants.

Une plaque de marbre porte les noms des quatre résistants torturés et fusillés le 31 juillet 1944.

L'école du Sacré-Coeur.

Le château de Goué.

La chapelle Saint-Joseph-de-la-Garde.
Cette chapelle, de style néo-roman, dédiée à Saint Joseph, a été construite en 1891 par l'abbé Henri Chevalier qui y fut enterré en 1915. Une peinture sur toile le représentant se trouve à droite de l'autel.
Dans une niche, au-dessus de la petite sacristie au vitrail bleuté, se trouve la statue de Saint Joseph portant l'enfant Jésus.
Le clocher porte une sculpture en pierre de Saint Joseph et la date de 1891.
Le paillasson d'entrée est une fonte d'Armand Chappée.
Longtemps abandonnée, la chapelle a été restaurée par les habitants constitués en association.

La Chapelle de Courbefosse.

Le lieu est très ancien comme le laisse supposer la présence d’une fontaine guérisseuse. Deux ermites, disciples de Vital de Mortain, établirent leur oratoire près de cette fontaine. La légende rapporte qu’une statue de la Vierge, emmenée dans l'église paroissiale, revint prendre sa place près de la fontaine. Une chapelle y fut alors construite.
La Chapelle de Courbefosse, signalée dès 1154, a été modifiée au fil des siècles.
Le 31 août 1860, la paroisse racheta la chapelle et la restaura. A l'intérieur, une statue en pierre polychrome de Notre-Dame de Courbefosse porte la date de 1853.
A l'entrée, on peut voir un paillasson en fonte d'Armand Chappée.

La doué du " bas du bourg ".
Autrefois, il y avait six lavoirs à Fougerolles-du-Plessis. Un seul existe encore, le lavoir du " bas du bourg ", construit en 1892 et rénové en 1999.  
Le bassin carré, cerné par un étroit plan de travail incliné vers l’eau, pouvait être utilisé par six laveuses. Il est doté d’une galerie de circulation dallée et délimitée vers l’extérieur par un bardage. Le lavoir est alimenté en eau de pluie par un toit en ardoise en impluvium. Tout autour du lavoir, une barre en bois permettait d’égoutter le linge.
La vidange du lavoir se faisait le dimanche. Le lundi matin, l’eau était claire, c’était le jour le plus recherché.
Autrefois, un petit oratoire était accolé à la paroi nord.

Fougerolles-du-Plessis 1939 - 1945.
De 1939 à 1945, Fougerolles-du-Plessis fut un haut lieu de résistance.
Dès 1942, Raymond Derenne organise un noyau de résistance à Fougerolles-du-Plessis.
En décembre 1943, le réseau est démantelé suite aux arrestations opérées par la milice à Fougerolles et dans la région. Un parachutage de 1600 kg d’armes est annulé ; message de la BBC : « la mer empêche les poissons de dormir ».
Début 1944, un groupe renaît avec Julien Derenne.
En juin 1944, le terrain dit du "Panama" à Fougerolles-du-Plessis est choisi par les Alliés comme centre de parachutage. Quatre parachutages ont lieu les 28 juin, 30 juin, 2 juillet et 8 juillet 1944. Dix avions vont larguer 500 fusils, 400 pistolets mitrailleurs, 50 fusils mitrailleurs, des milliers de grenades, des tonnes de munitions, des explosifs, des uniformes, des pansements, de l’essence… qui sont réceptionnés, camouflés et répartis par la résistance fougerollaise. Message de la BBC : « la banque est fermée ».
 

Le 28 juillet 1944, la 2ème Panzer SS « das Reich » encercle Fougerolles, 300 hommes sont parqués sur la place et triés ; six d’entre eux seront déportés et quatre fusillés. Le 31 juillet, après avoir été torturés, le lieutenant Julien Derenne, François Bostan, Victor Fréard, François Genevée ainsi que Joseph Hilliou de Champ-du-Boult sont fusillés.
 

Le 21 février 1950, Fougerolles du Plessis a reçu la Croix de Guerre, étoile de bronze, avec cette citation : "Commune de la Mayenne, point de réunion d'organisations de résistance qui, de mars 1943 à août 1944, ont harcelé sans cesse l'occupant et participé à la réception de plusieurs parachutages. En dépit de sanglantes représailles, n'a jamais cessé de manifester son activité dans la lutte clandestine".
Sur le blason de la commune, trois parachutes d’argent soutenant l'étoile - symbole des Armées Anglo-Américaines libératrices - évoquent le dévouement patriotique et les faits de résistance de ses habitants.

Terrain dit du "Panama"

Site de l'Association Mémoire et Patrimoine de Fougerolles-du-Plessis

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Commentaires : 5
  • #1

    Genevieve Bequart /Gratade (vendredi, 22 mars 2013 22:51)

    j'ai vecu a Fougerolles de 1940 a 1944 en juin 1944 j'ai fait ma communion solennelle au bruit des canons du debarquement j'ai tres bien connu Julien Derenne son frere Reymond leur mere Mme Derenne j'ai79 ans j'avais 11ans en 1944 j'etais refugie du nord je garde des souvenirs tres precis de la descente de la milice allemande qui avait reunie tous les hommes sur la place peutde l'eglise mon pere y atait j'ai connu Mlle Foiney sa soeur Mme Roux les Fevrier des copines dont je ne me souviens plus des noms Cecile,odette ! Julien Derenne etait mon copain il reparait les velos c'est lui qui m'avait bricole mon 1er velos un jour j'aimerais revoir ce village d'accueil ou j'ai vecu des moments engoisants et malheureusement tragiques j'ai egalement connu Liliane Gibert qui venait de Paris en vacances avec son pere et residait a l'hotel Lerosay si quelqu'un se souviens de moi vous avez mon site internet

  • #2

    Bequart Genevieve (mardi, 16 avril 2013 10:30)

    epouse Gratade si quelqu'un se souvient de cette periode qu'il me reponde je vais avoir 80 ans dans un mois merci a internet de pouvoir faire cette demarche je suis heureuse de voir ce monument en souvenir de nos heros ou figure le nom de Julien Derenne un copain qui a donne sa vie pour que vive la France libre

  • #3

    Bequart Genevieve épouse Gratade (mercredi, 11 décembre 2013 23:00)

    Si vous m'avez connu a cette époque écrivez moi nous évoquerons des moments de ce passe qui représente une parti inoubliable de notre jeunesse !

  • #4

    gratade/ Bequart genevieve (jeudi, 26 février 2015 18:56)

    Je regarde souvent les photos de fougerolles avec nostalgie c'est le village de mon enfance nous n'y avons pas vécu heureux c'était la guerre et l'exil l'angoisse du devenir la peur de l'occupant 70 ans après je me souviens à vous jeunes de ce beau village souvenez vous de ces 4 fusillés il ont donné leur vie pour qu'aujourd'hui vous viviez en paix Julien Derrene avait 20 ans !

  • #5

    Ernault (mardi, 25 août 2015 20:15)

    Bonjour,
    Je viens de découvrir votre demande, je fais parti de l'Association Mèmoire de Fougerolles du Plessis, Suite à la lecture de votre message vous êtes allées à l'école privée route de Désertines, Avez-vous connu Marie-Paule Gatel, Thérèse Lagrève qui devaient être en même temps que vous. Vous parlez d'Odette et Cécile, s'agit-il d'Odette Cordier et de Cécile Pontais? Vous pouvez découvrir des photod de Fougerolles sur notre site : Patrimoine53FougerollesduPlessis.