Grez-en-Bouère.

L'église Saint-Martin.

L'église primitive de Grez-en-Bouère, datant du XIème siècle, en ruines et trop petite, a été détruite, il n'en subsiste qu'un caveau en sous-sol.

Débutée en 1851, la nouvelle église Saint-Martin ouvre au culte le 21 juin 1856 et est consacrée le 8 juillet 1857 par Monseigneur Wicart.

En 1859, la croix et le sommet de la flèche tombent, tuant deux personnes.

La flèche du clocher a été recouverte d'ardoises en 1994.

Le maître autel.

Le bas-relief de l'autel représente la Cène.

Dans les niches, derrière le maître-autel, au centre, la statue de saint Martin, à sa gauche, saint Julien et saint Joseph, et à sa droite, saint Sébastien et sain Mathurin.

Le confessional.

Les fonts baptismaux.

L'église a conservé les fonts baptismaux de l'église primitive, datant du XVIIIème siècle.

Le Chemin de Croix.

Les 14 tableaux du Chemin de Croix ont été décrochés des colonnes, sortis de leurs moulures dorées et collés contre les murs, à la façon de fresques murales.

L'autel de sainte Thérèse.

Au-dessus de l'autel de sainte Thérèse, des peintures murales représentent la sainte dans sa cellule et au Carmel de Lisieux.

L’autel de Notre-Dame de Pontmain.

Cet ensemble érigé à la mémoire des enfants de la paroisse décédés lors de la Première Guerre mondiale fut bénit le 11 novembre 1928.

Derrière l’autel dédié à Notre-Dame de Pontmain, la liste des 74 paroissiens morts pour la France, inscrits dans l’ordre alphabétique. Au-dessus, deux tableaux de Morillon, artiste peintre de Château-Gontier, représentent un calvaire dans la Plaine d’Alsace et le cimetière du Chemin des Dames.

Sainte Barbe, patronne des chaufourniers.

Les vitraux.

Les vitraux sont l'oeuvre des ateliers Lorin de Chartres.

Les ateliers Lorin ont été fondés en 1863 par Nicolas Lorin. Son fils Charles Lorin reprendra l'activité puis son petit-fils François Lorin.

Le repère de nivellement de l'église de Grez-en-Bouère.

Comme le signale la petite plaque explicative, le repère de nivellement de Grez-en-Bouère est bien particulier...

Le réseau de Nivellement de France est composé de quatre réseaux. Le réseau de 1er ordre correspond à des grosses mailles quadrillant le territoire français puis on réduit ce maillage pour le rendre de plus en plus petit jusqu'au réseau de 4ème ordre. Dans le maillage de premier ordre, il a dû exister, à l'origine, 22.000 repères alors qu'au 4ème ordre il y en a eu plus de 260.000.

Le repère de Grez-en-Bouère fait partie des points "primordiaux" du réseau français de 1er ordre.

Moulin cavier de la Guenaudière.

Le moulin de la Guenaudière est un moulin cavier. Il tient son nom de la cave sur laquelle il est construit. Ce genre de moulin est apparu au XIIème siècle.

Le premier moulin existant sur le site était un moulin à eau (XVème siècle). Il était alimenté par la Taude, rivière qui traverse l’étang.

Le moulin cavier de la Guenaudière, a été construit vers 1827 pour palier au manque d’eau en été.

Les deux moulins cesseront leur activité vers 1880.

Le moulin de la Guenaudière est le dernier "moulin-cavier" existant en Mayenne. Il a été restauré entre 1983 et 1988 et est classé Monument Historique depuis le 17 avril 1984.

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Le moulin est composé de 3 parties : la hucherolle (cage), le massereau (cône) et la cave recouverte d'un remblai de terre. Toute la structure est en bois : les ailes, les voilures, les arbres, les engrenages de transmission…

La hucherolle, recouverte d'un toit d'ardoises, porte à l'avant l'axe des ailes. A l'arrière, une échelle permet d'y grimper afin de l'orienter en fonction du vent.

La position des ailes étant repérable de loin, le moulin a été utilisé pendant la Révolution pour informer les royalistes des manœuvres des républicains.

Le cône maçonné en moellons est destiné à rehausser la hucherolle.

La cave voûtée abritait les meules.

Buste en bronze du colonel Georges de Villebois-Mareuil (1847 - 1900).

Georges de Villebois-Mareuil passe son enfance au château de la Guenaudière, à Grez-en-Bouère. Son frère, Christian de Villebois, fut député-maire de cette commune.

En janvier 1871, envoyé à Blois pour combattre l’armée prussienne, il est blessé lors des combats dans les faubourgs de la ville.

Il est nommé colonel en 1892.

En 1899, il s'enrôle aux côtés des Boers contre l'armée britannique. Il meurt au combat le 5 avril 1900.

Le cimetière.

Tombe de Charles Gandon.
Charles Gandon fut maire de la commune de Grez-en-Bouère, conseiller général, chevalier de la légion d'honneur, commandeur du mérite agricole et officier de l'instruction publique.
Décédé le 5 novembre 1921 à l'âge de 69 ans, il repose au cimetière de la commune près de sa femme, Marie Herrouet ( 1854-1924).