Hambers.

Eglise Saint-Gervais-et-Saint-Protais.

La nef de l’église date du XIIème siècle. Son pignon ouest s’appuie sur un double contrefort qui soutient un clocher à campanile.

En 1588, l’église est agrandie d’un transept doté de deux chapelles.

En 1684, un chœur est construit à la demande de l’abbé Jean Nourry.

Dans le chœur, on peut voir de magnifiques stalles en chêne du XVIème siècle. Les accoudoirs sont sculptés de têtes humaines ou d’animaux (canard). Les miséricordes sont décorées de têtes humaines grotesques et d’une tête caricaturale de chien.

L’église possède deux statues en bois polychrome du XVIIème siècle représentant saint Joseph et sainte Barbe.

Saint Joseph - statue en bois polychrome du XVIIème siècle.
Saint Joseph - statue en bois polychrome du XVIIème siècle.
Sainte Barbe - statue en bois polychrome du XVIIème siècle.
Sainte Barbe - statue en bois polychrome du XVIIème siècle.
Stalles en chêne du XVIème siècle.
Stalles en chêne du XVIème siècle.
Miséricorde.
Miséricorde.
Accoudoir.
Accoudoir.

Le maître-autel - 1691.

Le retable du maître-autel, en tuffeau et en marbre de Saint-Berthevin et d’Argentré, est une œuvre de François Langlois, architecte lavallois. Le tabernacle est également un retable en miniature. Les niches sont ornées de statues en terre cuite de Saint Gervais, Saint Protais, Saint René, Saint Eustache et d’une Vierge à l’Enfant.

Des tablettes de marbre gravées consignent les noms du curé Jean Nourri, de l'architecte François Langlois, du procureur fabricien René Tetu, et la date de l'exécution par leurs soins communs, 1691.

La chapelle sud, l’autel Saint-Eustache - 1530.

La chapelle Saint-Eustache a été exécutée entre 1528 et 1530 par les soins d'Eustache de la Haie, curé originaire de la paroisse.

L'autel, orné de tibias entrecroisés et d’une tête de mort, supporte un des rares retables du XVIème siècle conservé en Mayenne. Ce retable est composé de trois arcades séparées par des pilastres ornés de feuillages où se mêlent croix, calices, ciboires… Les niches sont surmontées de frontons triangulaires flanqués de statuettes : angelot, martyre tenant une palme, ange indiquant le ciel et Saint Roch.

Des citations latines sont gravées autour du crâne et sur le retable.

Portail de l'ancien presbytère - 1684.

Cette porte-cochère, construite en même temps que le choeur de l'église, était autrefois l'entrée du presbytère. Aujourd'hui, c'est l'entrée d'une résidence.

Le Bois du Tay.

En 1932, Monsieur Bernard, originaire du Finistère, achète le bois du Theil (ou du Tay) pour deux sous l'hectare et se consacre entièrement à son aménagement : il fait tracer vingt kilomètres de chemins, recherche des sources (il en trouve huit) et plante des conifères par milliers afin "que le bois soit moins nu en hiver".

Le site du bois du Tay, acquis par la communauté de communes du Pays d’Evron, a une superficie de 135 ha et est sillonnée de nombreux chemins de randonnée.

L'endroit est aménagé de nombreuses tables de pique-nique.
L'endroit est aménagé de nombreuses tables de pique-nique.
Des toilettes se fondent dans le décor.
Des toilettes se fondent dans le décor.

La chapelle Saint-Yves.

Entre 1946 et 1950, Monsieur Bernard fait construire une chapelle au point le plus haut de sa forêt. Il utilise pour cela des chênes provenant de son bois. Les vitraux sont l'œuvre de Monsieur Broyard, originaire d'Aron. Dans l’autel, sont scellées des pierres venant du monde entier, offertes à Monsieur Bernard par ses amis. Cet édifice, qu'il voulait œcuménique, est finalement béni en juin 1966. Aujourd’hui, il sert de salle d’exposition.

Montaigu, la chapelle Saint-Michel.

La butte du Montaigu culmine à 290 mètres avec un point de vue magnifique. Une chapelle fut construite en 1402 en même temps qu’un ermitage dont on aperçoit encore les ruines. La chapelle, dédiée à Saint-Michel, fut construite au sommet de la butte pour permettre aux pèlerins de la repérer de loin. Elle fut un lieu de pèlerinage sur le chemin menant au Mont-Saint-Michel. Une foire s’y tenait chaque 29 septembre.

Cet édifice gothique de plan rectangulaire a été construit en moellons de granit extraits sur place. La couverture en ardoises abrite une voûte en lambris de châtaignier.

L’ermitage fut occupé jusqu’en 1840. Il comprenait des cellules et des petits locaux de service : four à pain et cellier.

Montaigu - Broyeur à pommes – 1679.

Courant dans les régions de grande production, cet équipement servait autrefois à broyer les pommes avant de les porter au pressoir.

L’auge circulaire, appelée "gadage", est constituée de sept éléments en granit. La meule, également en granit, posée verticalement et fixée sur un axe en bois, était entraînée par un cheval tournant à l’extérieur du gadage.