La Chapelle-Rainsouin.

Le château de Bailly.

Le château a été construit vers 1472 pour René de La Chapelle. En 1521, il devient la propriété de la famille de Champagne de la Suze puis, en 1605, de la famille Goyon de la Moussaye. En 1660, Nicolas Leprestre achète le château et effectue des modifications. En 1684, il devient la propriété de Jacques de Gaignon de Villaines. En 1751, terre et seigneurie passent dans la famille de Bailly qui en fait donation, en 1849, à Louis-François Tréton de Vaujuas, marquis de Langan. Une reconstruction partielle du château sera effectuée en 1884 par l’architecte Jules Reboul.

Les douves ont été largement conservées. L’aile perpendiculaire a été construite aux XVIIème et XVIIIème siècle.

Eglise Saint-Sixte.

L’église Saint-Sixte, dont l’origine remonte à 1125, a été reconstruite en 1506 à l’instigation d’Olivier de la Chapelle ; elle fut consacrée en 1538 par Monseigneur Du Bellay, évêque du Mans. Au XVIIIème siècle, construction d’un nouveau maître-autel. A la fin du XIXème siècle, une restauration menée par l'architecte Louis Garnier est due au comte Vaujuas-Langan.

La chapelle "de Montfrochet", fondée en 1404, contient les pierres tombales d’Olivier de la Chapelle et d’Arthuse de Melun. Elle donne accès au sépulcre contenant une "Mise au tombeau". Le clocher, érigé en beffroi, est accolé à l’église.

Inscription par arrêté du 7 novembre 2005.

Voûte en lambris.

La voûte en lambris a été restaurée en 1898.

Poutre de gloire - XIXème siècle.

La croix monumentale en bois est accompagnée de deux statues: la Vierge et saint Jean les mains jointes, en position de prière.

La poutre de gloire a vraisemblablement été exécutée en 1898, au moment de la restauration de l'église.

Retable du maître-autel.

Ce retable a été réalisé par François Trouillard en 1701. L'étage supérieur ne comporte qu'une seule niche encadrée de deux médaillons. Un tableau central (XVIIIème ?) représente une descente de croix. Les deux niches de part et d'autre du tableau abritent les statues de saint Mammès et de saint Pierre. La niche supérieure abrite la statue de saint Sixte.

L'autel date de 1822.

Litre funéraire.

Sur un décor constitué d'une imitation d'appareil de pierre de taille sont disposées régulièrement des litres seigneuriales. Les écus armoriés, surmontés d'une couronne, sont tenus par deux licornes.

Dalles funéraires d'Olivier de la Chapelle et d'Arthuse de Melun.

Ces dalles en marbre, dont le dessin gravé a été incrusté de poix noire ou rouge, recouvraient les tombes d’Olivier de la Chapelle, décédé en 1507, et de son épouse Arthuse de Melun, décédée en août 1526. Elles ont été fixées contre le mur occidental de l’église en 1821.

Elles portent l'inscription: IN SOLA MISERICORDIA DEI MEI SPERO SALVARI "De la seule miséricorde de mon Dieu, j'espère le salut". 

"Mise au Tombeau" ou "Sépulcre" - [H = 176 - L = 255 - P = 100].

La chapelle du Sépulcre, petite crypte exiguë, est accessible par une porte étroite et basse. Elle renferme une Mise au tombeau réalisée en 1522 par Gnothus, un artiste hollandais, à la demande de sa donatrice Arthuse de Melun. Le groupe est constitué de huit statues polychromes en calcaire taillé. Le Christ est étendu sur un linceul tenu à sa tête par Joseph d'Arimathie et à ses pieds par Nicodème. Au second plan, sont disposées de gauche à droite les trois Saintes Femmes portant les vases contenant les aromates : Marie-Madeleine, Marie-Cléophas et Marie-Salomée. Près du visage du Christ se tiennent Marie et Saint Jean.  

En 1792, pendant la Révolution, des soldats ont envahi l’église, brisé croix et statues mais, ont-ils déclaré, ont été incapables de briser le Sépulcre.

L'ensemble a sans doute été repeint et replacé selon une nouvelle disposition peu après le remontage de la voûte de la chapelle en 1841.

Les vitraux de l'église Saint-Sixte.

Tous les vitraux de l'église Saunt-Sixte ont été réalisés par Auguste Alleaume, maître-verrier lavallois.

Verrière "La vie de saint Louis" - A Alleaume, Laval.

Au centre, saint Louis "sanctus Ludovicus", les armoiries des familles Bailly et de L'Escalopier sont placées sous ses pieds. Au registre inférieur : Saint Louis rendant la justice assis sous un chêne et saint Louis lavant les pieds d'un malade. Au registre supérieur : l’éducation de saint Louis par Blanche de Castille et saint Louis, à l’agonie, recevant la communion. Dans la partie supérieure, le Christ et des anges portant des pylactères : "1ère croisade 1248, 2ème croisade 1270".

Verrière "Saint Charles Borromée à la peste de Milan".

Au registre supérieur : la prédication de saint Jean-Baptiste dans le désert. Au registre inférieur : saint Charles Borromée donnant la communion aux pestiférés de Milan. Dans la partie supérieure, deux anges tiennent des phylactères : "foy et charité".

Verrière "Comment saint Alexis mourut à Rome dans le palais de son père" - A Alleaume, Laval (1902).

Au registre supérieur : la Sainte Famille dans un atelier ouvrant sur un paysage. Un agneau s'approche de l'Enfant allongé sur les genoux de sa mère tandis que saint Joseph, à son établi, regarde la scène.Au registre inférieur : saint Alexis mourant est assis sous un escalier. Un homme, deux femmes et un enfant l'entourent et prient.

Verrière Adoration des bergers - Alleaume, peintre-verrier, Laval 1898.

Les vestiges d'une Adoration des bergers ont été placés dans la rose de cette verrière. La verrière est signée "Alleaume, Ptre verrier, Laval, 1898".

Verrière "Vierge à l'Enfant" - Alleaume, Laval 1900.

La Vierge à l'Enfant est assise sous un dais couvert de roses. La mère et l'enfant tiennent dans leurs mains un rosaire. La bordure est constituée d' une suite de lys. La verrière est signée "Alleaume, Laval, 1900".

Verrière "Sainte Marguerite et sainte Thérèse d'Avila" - A Alleaume, Laval, 1901.

A gauche, sainte Marguerite tenant dans sa main droite la palme des martyrs, à ses pieds, un dragon. Sainte Marguerite d’Antioche aurait été avalée par un monstre dont elle aurait transpercé les entrailles à l’aide d’une croix pour en sortir. A droite, sainte Thérèse d'Avila tenant un livre et une plume. Dans la partie supérieure, la Vierge apparaît à deux enfants. La verrière est signée A. Alleaume, Laval, 1901.