Le Buret.

En 1125, la commune porte le nom de Buhareto ; en 1272, le nom de Buaret ; en 1606, le nom de Bueret et en 1639, son nom actuel, Le Buret. Ses habitants sont les Buretins et les Buretines.

Le cimetière qui environnait l'église laissait un étroit passage entre son enceinte et les maisons. Il fut transféré à son emplacement actuel en 1791.

Le 27 Juin 1794, une troupe de 50 chouans s'empare du corps de garde du Buret.

Le 19 février 1799, plusieurs républicains sont tués au Buret, la commune est mise en état de siège par ordre du général Simon..

En mars 1801, la commune est dénoncée au tribunal de Laval pour son incivisme.

La mairie.

La Pagerie.

L’église Saint-Martin.

L’église a conservé quelques parties romanes.

En 1784, les ouvertures sont murées au nord tandis que des baies sont percées au sud. Ces travaux sont bénis le 13 décembre 1794.

Le choeur, les chapelles latérales et le transept sont reconstruits en 1850.

En 1886, la tour et le clocher sont élevés en remplacement d’une petite flèche qui provenait du château des Arcis.

La voûte de la nef est en bois de châtaigner.

Cadran solaire (XVIIIème siècle).

Un cadran solaire en ardoise est apposé sur le mur sud de l'église.

Il porte l'inscription "L'HEURE DU JUGEMENT VIENT PENSEZ Y".

La date est incomplète 17?? (ardoise ébréchée).

Tabernacle (1871) - Statues d'Isaac et de Jérémie.
Tabernacle (1871) - Statues d'Isaac et de Jérémie.
Confessional encastré dans le mur.
Confessional encastré dans le mur.

Chapelle Notre Dame auxiliatrice de la Ducraie.

Au début du XIXème siècle, dans un champ portant le nom de "Pièce de la Bonne Vierge", en bordure d’un petit chemin, se trouvait une niche en bois, suspendue à une émousse. Cette niche contenait une statue de la Vierge portant l’Enfant Jésus que les habitants de la région vénéraient de génération en génération.

A quelques kilomètres de là, à Saint-Charles-la-Forêt, un enfant naquit le bras et la jambe gauche paralysés. A l’âge de sept ans, sa mère décida de le porter sur son dos devant Notre-Dame de la Ducraie. Comme il pleuvait à verse, elle laissa Pierre à la ferme voisine pour aller invoquer la Vierge. Alors qu’elle priait, elle entendit son fils qui l’appelait en marchant vers elle. Pierre et sa mère effectuèrent le trajet du retour à pied.

En 1860, bien que la statue soit brisée dans sa boîte, Monsieur Pieau, curé du Buret, constate que les pèlerins continuent d’affluer. Il restaure la statue et la place dans une boîte neuve d’un mètre de haut, vitrée et protégée par une grille. Il pose le tout sur un socle en maçonnerie protégé par un petit mur.

Peu à peu, les habitants de la région manifestent le désir de pouvoir prier la Vierge dans une chapelle. En 1866, l’autorité diocésaine donne son consentement.

Le 14 mars 1866, un habitant d’une paroisse voisine fait l’acquisition du pré et le cède à la fabrique du Buret. Les travaux débutent en 1871.

Cette chapelle de style roman, de 15 mètres de long, construite en pierre de Chéméré, est achevée le 21 novembre 1874.

L’abbé Angot, curé du Buret de 1882 à 1885, fait réaliser des vitraux. Il n’en reste qu’un seul aujourd’hui.

La chapelle renferme un petit tabernacle contenant l’antique statue de la Vierge.

Un pèlerinage y a lieu tous les deux ans, le 15 août.

Le dernier vitrail encore intact.
Le dernier vitrail encore intact.