Mégaudais.

Château de Mégaudais.

Ce château fut construit à la fin du XVIIème siècle, en même temps que l'église Saint-Martin de Mégaudais, par Bertrand de Mégaudais, seigneur de Marolles, et sa femme Catherine de Langan.

Le château, restauré en 1846, est agrandi en 1895 par Angier, architecte de Saint-Brieuc.

Le parc, réalisé par le paysagiste André Edouard, est classé "jardins remarquables" : pièce d'eau, avenue de châtaigniers et orangerie.

Eglise Notre-Dame de l'Assomption.

L'église paroissiale de Saint-Pierre-des-Landes étant trop éloignée, Bertrand de Mégaudais, seigneur de Marolles et sa femme, Catherine de Langan, font bâtir, en 1674, l'église Saint-Martin au milieu du cimetière. Cette première église sera détruite par un incendie en janvier 1868.

Une nouvelle église, dédiée à l'Assomption de la Sainte Vierge, est construite en 1875 selon les plans de l'architecte Le Clerc sur des terres acquises en 1869 par le baron de Saint-Cyr. L’église Notre-Dame de l’Assomption est consacrée le 3 septembre 1877.

De style néo-gothique, elle est pourvue d’une flèche élancée au-dessus du clocher. Les vitraux, datés de1876, proviennent des ateliers du Carmel du Mans, et sont l’œuvre des maîtres-verriers Eugène Hucher et Edouard Rathouis.

Cette chapelle privée, appartenant à la famille d'Argentré, est ouverte au public, demander les clés dans la première maison à droite de l’église. Une messe dominicale s'y déroule chaque mois comportant cinq dimanches.

Tableau de l'Assomption de la Vierge.
Tableau de l'Assomption de la Vierge.

Mémorial 1914 - 1918.

Au-dessous de la liste des soldats morts pour la France durant la première guerre mondiale, un haut relief représente un gaulois, un poilu dans sa tenue bleu horizon et un curé se penchant sur un soldat blessé. On peut voir ce même mémorial dans plusieurs églises de la Mayenne : Ahuillé, Saulges, Saint-Pierre-sur-Erve, Saint-Denis-d'Anjou, Blandouet, Mégaudais… Il a été fabriqué par les établissement "Blanc" à Angers.

Les vitraux.

Les vitraux sont signés par les peintres-verriers du Mans Eugène Hucher et Edouard Rathouis de la Fabrique du Carmel.

Vitrail Notre-Dame de Pontmain.
Vitrail Notre-Dame de Pontmain.
Vitrail de la Nativité.
Vitrail de la Nativité.

Le cimetière.

La tombe de Louis Daligault, garde particulier de Monsieur de Crouy.

"Le 1er novembre courant (1896), à 1 heure ½ de l’après-midi avons été informés par les soins de Monsieur de Crouy propriétaire demeurant à Saint-Pierre-des-Landes (Mayenne) que son garde nommé Daligault Louis, âgé de 45 ans, demeurant à Mégaudais, commune de Saint-Pierre-des-Landes (Mayenne) avait été assassiné dans la matinée de ce même jour, sur la ferme de Bellouze, commune de la Pellerine, à l’aide d’un coup de fusil ; que son chien qui l’accompagnait avait également reçu un coup de fusil dans une cuisse et était resté sur place.

Nous nous sommes immédiatement rendus sur les lieux, où nous avons trouvé en effet, dans une pièce de terre nommée le Champ-Rogue le cadavre du sus-nommé Daligault

Près d’un arbre, nous avons trouvé une paire de sabots abandonnés et les empreintes de pieds nus."

L'enquête.

L'affaire fit grand bruit à l'époque et de nombreuses personnes furent suspectées (les braconniers de la pire espèce, redoutés dans la contrée), voire dénoncées par "l'opinion publique".

 

Un premier coupable... vite relâché.