Ménil.

Le bac de Ménil.

Le bac de Ménil a été construit en 1837 pour permettre de traverser la Mayenne. Les ouvriers et domestiques du château de la Porte ainsi que les écoliers de Coudray (3 km) l’empruntaient régulièrement pour un prix correspondant au 1/5ème du salaire journalier d’un ouvrier. De nombreux habitants ne pouvaient s’acquitter de cette dépense et leurs enfants étaient alors privé d’école.

A l’origine, le grand bac mesurait 11 m de long et 2,60 m de large. Il pouvait contenir 30 individus et 10 chevaux, mulets, bœufs ou vaches…

Aujourd’hui, le bac, le dernier fonctionnant en Mayenne, peut contenir 11 personnes avec le passeur ou un véhicule. 

Quelques tours de manivelle pour sortir le câble de l'eau et le tendre, puis tout à la force des bras!
Quelques tours de manivelle pour sortir le câble de l'eau et le tendre, puis tout à la force des bras!
Vue sur le bac de la rive gauche.
Vue sur le bac de la rive gauche.
La cloche pour appeler le passeur.
La cloche pour appeler le passeur.

La maison du passeur.

La maison du passeur a été construite au début du XIXème siècle. Un fermier signait un bail de six ans et s’occupait de l’entretien du bac. Il était logé gratuitement.

Le Petit Atelier.

Cette maison, qui servit un temps de maison du passeur, abrite des expositions d'artisanat local.

Le lavoir.

Le lavoir de Ménil a été construit en 1863 par l’architecte Leroy. Il est alimenté par le ruisseau de Rouillard qui se jette dans la Mayenne.

Ce lavoir en U, long de 19 m et large de 10 m, dispose d’une trentaine de places. La toiture en ardoise est soutenue par 8 colonnes métalliques. Elle est ornée d’une croix et est surmontée d'une girouette représentant des lavandières. Le sol est pavé. Des blocs de pierre, surmontés d'une dalle de schiste, servaient autrefois aux lavandières pour frotter le linge.

Le lavoir est situé à l’entrée du bourg, sur la route de la Jaille-Yvon (D 267).

 

Ce lavoir compte parmi les plus beaux du département.

L’église Saint-Georges.

Deux églises sont mentionnées à Ménil au XIème siècle. L’église Saint-Georges, la seule qui subsiste, a été reconstruite entre 1109 et 1157 par les bénédictins de l’Abbaye de la Trinité de Vendôme. L’utilisation de grès roussard atteste de son ancienneté. 

Le clocher, abattu par un ouragan en 1672, a été reconstruit par l’architecte René Trouillard. Le seigneur de Magnanne, Monsieur de Raccapé, dont les armoiries ornent le nouveau clocher, avait fourni le bois et le tuffeau nécessaire à sa reconstruction.

L’église Saint-Georges, saccagée pendant la Révolution en 1792 et incendiée en 1794, fut restaurée en 1802 et en 1862.

Le portail néoroman a été refait au XIXème siècle. Il est orné, à gauche, d'un lion posant la patte sur une ancre et, à droite, d'un lion posant la patte sur une épée. La nef de l’église comporte quatre travées, les arcades sont portées par de forts piliers quadrangulaires. La croisée de transept porte une tour clocher quadrangulaire.

L’église renferme un retable monumental exécuté en 1693 par Jean Simon ainsi que de nombreuses reliques. De chaque côté du chœur, deux enfeus, datant de 1693, ont été mutilés durant la Révolution.

Un imposant mécanisme d’horlogerie, descendu du clocher, est exposé à l’entrée de l’église.

Les armoiries des seigneurs de Raccapé.
Les armoiries des seigneurs de Raccapé.
Le portail a été refait au XIXème siècle. Il est orné, à gauche, d'un lion posant la patte sur une ancre et, à droite, d'un lion posant la patte sur une épée.
Le portail a été refait au XIXème siècle. Il est orné, à gauche, d'un lion posant la patte sur une ancre et, à droite, d'un lion posant la patte sur une épée.
Mécanisme d'horlogerie de Julien Gourdin horloger à Mayet (Sarthe).
Mécanisme d'horlogerie de Julien Gourdin horloger à Mayet (Sarthe).
Escalier donnant accès à la tribune.
Escalier donnant accès à la tribune.
Confessional (1800).
Confessional (1800).
Retable du choeur (1693) - Dorures et colonnes de marbre noir.
Retable du choeur (1693) - Dorures et colonnes de marbre noir.
Au sommet, Saint Michel triomphant du démon.
Au sommet, Saint Michel triomphant du démon.
A gauche, saint Georges terrassant le dragon.
A gauche, saint Georges terrassant le dragon.
A droite, Saint Martin.
A droite, Saint Martin.
Tableau central représentant "l'Adoration des Bergers" du peintre Touzé (1859).
Tableau central représentant "l'Adoration des Bergers" du peintre Touzé (1859).
Enfeu aux armes des Raccapé, seigneurs de Magnanne (1693).
Enfeu aux armes des Raccapé, seigneurs de Magnanne (1693).
"La fuite en Egypte".
"La fuite en Egypte".
Chapelle nord.
Chapelle nord.
Retable dédié à Notre-Dame.
Retable dédié à Notre-Dame.
Reliquaires.
Reliquaires.

La chapelle du cimetière.

Le cimetière date de 1610. La chapelle, dédiée à Notre-Dame, a été construite en 1769 sous l’impulsion du curé de la paroisse. Il est le premier prêtre inhumé dans l’édifice, tous ses successeurs le seront jusqu’en 1973.

Ce petit édifice rustique, aux proportions harmonieuses, s’ouvre en pignon par un petit portail à linteau cintré, encadré par deux baies, et surmonté d’une niche. Le chevet de l’église est plat.

L’intérieur de l’édifice est éclairé par une fenêtre sur chacun des murs gouttereaux. Un curieux tableau sous-verre est dédié à un jeune enfant décédé.

La chapelle Notre-Dame-de-Bonne-Fortune.

Autrefois, la chapelle Notre-Dame-de-Bonne-Fortune s'élevait en bordure de la route de Château-Gontier à Ménil, à 500 m du bourg.

Notre-Dame-de-Bonne-Fortune est une petite chapelle dédiée à la Vierge. Sur le auvent de cet édifice est inscrit une date (1639), qui indique l'année de sa construction.

Cet édifice devrait sa fondation à un batelier en perdition sur la Mayenne qui promit de faire édifier une chapelle, dédiée à la Vierge, s'il était sauvé des eaux. Il fut sauvé et tint sa promesse.

La chapelle servait les jours de l'Assomption, de la Saint-Marc, des Rogations et de la Communion des enfants de Ménil. Un pèlerinage y était également associé.

A noter la découpe des ardoises, notamment celles taillées en demi-cercle.
A noter la découpe des ardoises, notamment celles taillées en demi-cercle.
Faîtage en lignolet : le rang supérieur dépasse au-dessus de la ligne de faîtage sur le versant exposé aux vents dominants.
Faîtage en lignolet : le rang supérieur dépasse au-dessus de la ligne de faîtage sur le versant exposé aux vents dominants.
Les assemblages de la porte ne sont réalisés qu'avec des chevilles en bois.
Les assemblages de la porte ne sont réalisés qu'avec des chevilles en bois.
Les murs et le plafond de la chapelle sont peints. L'autel est surmonté de la statue de la Vierge.
Les murs et le plafond de la chapelle sont peints. L'autel est surmonté de la statue de la Vierge.
Plaque de tuffeau gravée d'un texte en latin : "Si le nom de Marie en ton coeur est gravé, n'oublie pas en passant de lui dire un Ave".
Plaque de tuffeau gravée d'un texte en latin : "Si le nom de Marie en ton coeur est gravé, n'oublie pas en passant de lui dire un Ave".

Le château de la Porte.

Etabli sur la rive gauche de la Mayenne et surplombant le village, le château de la Porte est de style néo-Louis XIII.

Il a été reconstruit en 1859, par l'architecte parisien Lévy.

La Fête du pain - 23 et 24 juillet 2011.

Un événement mayennais incontournable se déroulant le troisième week-end de juillet.

Durant le week-end, des boulangers professionnels fabriquent, sous les yeux des promeneurs, pains de campagne, pains aux noix, pains aux céréales, brioches, fouées… cuits dans des fours artisanaux. La farine bio provient du moulin de la Bavouze à Azé. Cette année, plus de 2000 fouées ont été vendues au cours du week-end. La fouée est une petite boule de pain garnie de rillettes, de confiture, de Nutella… Autrefois, à la veillée, en attendant que le four soit assez chaud pour la cuisson du pain, avec le reste de la pâte on préparait des fouées que l’on mangeait accompagnées de rillettes ou de mogettes

La course de baignoires.

Le dimanche après-midi, débute la désormais traditionnelle course de baignoires sur la Mayenne. Les concurrents, initiés ou novices, après une course d’une trentaine de mètres, se glissent (ou se jettent) dans une baignoire pour effectuer un circuit sur la Mayenne. Cinq manches opposant neuf équipes de deux concurrents se déroulent avant la finale.

En 2011, plus de mille spectateurs sont venus assister à cette 21ème course rassemblant 90 concurrents.