Montigné-le-Brillant.

Cette commune de 1256 habitants se trouve sur une colline (Mont-Igné) au-dessus des vallées du Vicoin et de la Paillardière avec un dénivelé d’une vingtaine de mètres entre le point le plus haut et le point le plus bas. Le centre du bourg a été fortement modifié lors de la construction du lotissement dans les années 1970. L’abaissement du sol, de trois mètres, au pied de l’église a nécessité la construction d'un long mur en béton.

 

La commune compte quatre châteaux : Le château du Verger (XVIème), Le château de l’Ardrier (XVIIIème), le château de Vauraimbault (XIXème) et le château la Villatte (1901).

 

La majorité des moulins (la commune en a compté jusqu’à sept), bien que hors d’usage, sont toujours habités.

 

A la fin du XIXème siècle, le gisement de charbon commence à être exploité. La commune est alors desservie par le chemin de fer. Durant cette période, on creuse jusqu’à 218 mètres de profondeur. En 1921, la société abandonne la mine de charbon. Des mines, il ne reste presque rien, sinon le haut des arches des tunnels menant aux souterrains, aujourd’hui noyés dans une eau rouge vif.

Borne kilométrique le long de la voie de chemin de fer
Borne kilométrique le long de la voie de chemin de fer
Montigné-le-Brillant est à une dizaine de kilomètres de Laval par l’ancienne voie de chemin de fer « Laval – Renazé ».
Montigné-le-Brillant est à une dizaine de kilomètres de Laval par l’ancienne voie de chemin de fer « Laval – Renazé ».

Le château du Verger.

Situé à proximité de l’église, il fut construit vers 1500 par François de la Pommeraie. Il a été détruit vers 1800. Du château médiéval, il ne reste que les deux tours circulaires à toit en poivrière et un pavillon carré.

Tour ronde du château du Verger
Tour ronde du château du Verger
Tour carrée du château du Verger
Tour carrée du château du Verger

L’église Saint-Georges.

L'église Saint-Georges, qui date du Moyen Âge, est à l'origine un bâtiment rectangulaire à cinq travées, avec une petite chapelle au nord. En 1503, on ajoute une chapelle au sud. C’est en 1857 que l’église prend son aspect actuel, les deux chapelles sont agrandies pour constituer un transept régulier. Le clocher-porche et sa flèche en ardoise sont élevés contre la façade ouest.

Le vaste espace autour de l’église était antérieurement occupé par un cimetière qui fut déplacé au début du XXème siècle.

Le sol, au niveau de l'église, a été abaissé de trois mètres
Le sol, au niveau de l'église, a été abaissé de trois mètres
Vue sur le château et l'église depuis le jardin de l'ancien presbytère
Vue sur le château et l'église depuis le jardin de l'ancien presbytère
Croix (1746)
Croix (1746)

Retable nord.

CET AUTEL A ETE DONE PAR MRE CHARLES DE BIRAGUE

ECUIER CHER DE LORDRE DE ST LOUIS CAPNE DES

VAISSEAUX DU ROY SEIGR DE LA TEIRRE DU VERGER

ET PAR DLLE CHARLOTE DE BIRAGUE SA SOEUR

EN 1753 PRIEZ DIEU POUR EUX

Retable sud.

La chaire - 1819.

Le panneau central de la tribune porte un médaillon orné d'un monogramme.

Bannière de l'église
Bannière de l'église

Les vitraux.

L'église Saint-Georges de Montigné-le-Brillant abrite six vitraux du maître verrier lavallois Auguste Alleaume. Les deux situés dans le transept, réalisés en 1916, sont dédiés l'un à la Vierge, l'autre à sainte  Marguerite-Marie Alacoque et au Sacré Coeur. Le vitrail de "L'apparition de Jésus à Sainte Marguerite-Marie Alacoque" est signé dans le missel posé à terre devant la religieuse. Les quatre vitraux de la nef, tous identiques, ont été réalisés en 1930.

L’ancien presbytère.

L'ancien presbytère, construit en 1736, est occupé aujourd’hui par la mairie. Il est situé au fond d’une cour, fermée d’un côté par un bâtiment du Verger et de l’autre par une ancienne grange transformée en salle communale. Les circulations intérieures s’organisent autour d’un large escalier circulaire en chêne massif.

Le monument aux morts.

L'ancienne école.

Le 15 août 1842, le conseil municipal achète à Monsieur le curé Bourdais de l'Epinay un emplacement occupé par deux petites maisons, situées au-dessous du presbytère, afin d'y construire une école.

L'ancienne poste.

Anciens volets de boutique et leurs logements.
Anciens volets de boutique et leurs logements.

Jean Bezier dit Moustache (11.01.1753, Grenoux - 10.07.1815, Montigné-le-Brillant) .

Jean Bezier est un chef chouan. Il fut également garde-chasse du Marquis de Montecler.

Il meurt le 10 juillet 1815 et est enterré au cimetière de Montigné-le-Brillant.

Sa pierre tombale d'origine, en ardoise, est conservée au Musée de Saint-Ouen-des-Toits. Une inscription indique:

"Ci gît, Mr Jean Bezier, dit Moustache, chevalier de Saint-Louis, colonel de la première Légion de l'armée royale du Maine, né à Grenoux le 11 janvier 1750, mort dans cette paroisse le 10 juillet 1815, en combattant pour son Dieu et pour son Roi. Priez pour lui."

 

* Sur la pierre tombale du cimetière, son nom est orthographié Jean BESIER.