Montourtier.

L’église Saint-Pierre.

De l’église primitive, datant du XIIème siècle, l’édifice a gardé sa tour-clocher percée de meurtrières. La nef et le chœur sont reconstruits au XIIIème siècle. Deux chapelles latérales ont été ajoutées aux XVIème et XVIIème siècles : en 1528, au sud et en 1620, au nord.

L’ancien cimetière.

Le cimetière paroissiale, clos par un muret, entourait autrefois l’église. Situé sur un petit tertre, il était nécessaire de gravir quelques marches pour y pénétrer. Les ouvertures était barrées par un échalier : dalle de pierre couchée que l'on devait enjamber pour accéder au cimetière. C’était une protection contre l'intrusion des animaux domestiques : poules, vaches, cochons… Cette protection, courante en Bretagne, est très rare en Mayenne.

Les nobles bénéficiaient, lors de leur décès, d'emplacements particuliers dans la nef.

Le portail, clos par une grille, était réservé aux grandes cérémonies et aux enterrements.

En 1874, le cimetière paroissial est transféré à l’extérieur du bourg.

Dalle funéraire (XVIIème siècle ?).
Dalle funéraire (XVIIème siècle ?).

Le retable du maître-autel .

Ce retable, en tuffeau et en marbre à deux niveaux, a été réalisé par François Trouillard en 1657. Au niveau supérieur, les statues de saint Julien, saint Pierre et saint Eutrope ; à l’étage inférieur, les statues de saint Joseph et saint Jacques.

La statue de saint Pierre a été repeinte au XIXème siècle.

Retable classé, au titre objet, le 22 juillet 1983.

Saint Pierre
Saint Pierre
Saint Julien et saint Joseph
Saint Julien et saint Joseph
Saint Eutrope et saint Jacques
Saint Eutrope et saint Jacques

Le retable du Sacré-Cœur.

Retable simple, en tuffeau et marbre, à niche unique, réalisé par François Trouillard en 1657.

Le retable porte une inscription, gravée sur deux plaques de marbre : EX DENARII FABRICAE ET BENEFACTORE PETRO BOULAYE EX DONO DNI BELUE RECTORIS 1657.

De part et d’autre du retable, deux statues en terre cuite, datant du XVIIIème siècle et repeintes au XIXème siècle : à droite, saint Matthieu tenant son Evangile (il manque l’attribut tenu dans la main gauche) et à gauche, saint Sébastien.

Retable classé, au titre objet, le 22 juillet 1983.

Le retable du Rosaire.

Retable simple, en tuffeau et marbre, à niche unique, réalisé par François Trouillard en 1657.

Le retable porte une inscription, gravée sur deux plaques de marbre : IN CORDE SINT SEMPER DEUS ET VIRGO MATER IGNIS SEMPER ARDEAT IN CORDE MEO.

Le retable a été restauré entre 1729 et 1734.

Retable classé, au titre objet, le 22 juillet 1983.

Tableau : Déposition de Croix.

Cette peinture à l'huile, réalisée au XIXème siècle, est une copie de la Descente de Croix peinte par Pierre-Paul Rubens qui est conservée à la cathédrale d'Anvers.

Les vitraux.

L’église possède quelques vitraux réalisés en 1936 par Georges Janin, maître-verrier à Nancy: Saint Pierre et saint Paul à la prison Mamertine ; Apparition du Sacré-Coeur à sainte Marguerite-Marie Alacocque ; Apparition de la Vierge à sainte Bernadette de Lourdes (un médaillon aux armes d’Urbain de Laval-Boisdauphin, datant de la fin du XVIème siècle, est remployé dans cette verrière)…

Ancienne ferme.

Record Guiness de la plus grande omelette.

Le 19 juin 1994, la commune de Montourtier a battu le record de la plus grande omelette.

L’omelette a été confectionnée dans une poêle fabriquée par le Lycée Léonard de Vinci de Mayenne.

La poêle, assemblage de 39 plaques d'aluminium alimentaire de 4 mm d'épaisseur, mesure 13 m de diamètre et pèse 2 tonnes.

Pour fabriquer cette omelette, il a fallu : 80.000 œufs, 200 kg de beurre, 20 kg de sel et poivre, 1.800 kg de charbon de bois.

L’ensemble des bénéfices a contribué à la lutte contre la mucoviscidose.

Croix de mission (1858).

En face du cimetière, un curieux édifice du XIXème siècle abrite un calvaire. Derrière une croix en bois, on peut apercevoir deux statues, l’une portant l’inscription "Voilà votre mère" et l’autre "Voilà votre fils". En dessous, sur une plaque de marbre, on peut lire "O CRUX AVE", "SPES UNICA" ainsi que les indulgences.

Une grille en fer forgé, protégeant le calvaire, porte le monogramme AP.

 Château de Bourgon - XIIIème siècle.

A l’origine, le château de Bourgon était entouré d’un vaste étang. On y accède par un pont à trois arches enjambant des douves, aujourd’hui asséchées. Ce pont était autrefois flanqué de deux tours massives ; l’une a été conservée, l’autre a servi de fondation à la chapelle construite en 1528. Un pont-levis protégeait l’accès à la cour du château.

Au XVIIIème siècle, Pierre le Nicolais, marchand de toiles, y fait ajouter des communs. un bassin de teinture est conservé dans les anciennes douves.

Le calvaire.
Le calvaire.
La tour médiévale et la chapelle construite en 1525.
La tour médiévale et la chapelle construite en 1525.
Linteau de la porte de la chapelle
Linteau de la porte de la chapelle
Vitrail de la chapelle
Vitrail de la chapelle
Restauration du plafond de la chapelle.
Restauration du plafond de la chapelle.
La tour médiévale a servi de buée. L'eau contenue dans les jarres était chauffée à l'aide du foyer central.
La tour médiévale a servi de buée. L'eau contenue dans les jarres était chauffée à l'aide du foyer central.
Le château accueille régulièrement des manifestations : expositions de peintures, concours photos, journée des métiers d'art...
Le château accueille régulièrement des manifestations : expositions de peintures, concours photos, journée des métiers d'art...
Châtaignier remarquable de plus de 300 ans.
Châtaignier remarquable de plus de 300 ans.