Pommerieux.

L’église Saint-Martin.

Construction des XIIème, XVIème et XIXème siècles en grès roussard et en tuffeau.

De l’église primitive dédiée à Saint Martin, subsistent : une nef dont deux fenêtres romanes sont conservées, un avant-chœur sur lequel s’élevait une tour couronnée par une flèche en charpente, un chœur et deux contreforts à l’extérieur.

Deux chapelles furent ouvertes au XVIème siècle.

En 1854, la sacristie, située au nord, très humide et beaucoup trop petite, est transportée au sud du chœur. Le cimetière est transféré, et sur son emplacement, la nef est prolongée de quatre mètres. La chapelle droite du transept est également prolongée de deux mètres.

En 1872, la tour primitive et le clocher qui menaçaient de s’écrouler sont détruits et remplacés par une nouvelle tour au nord de l’avant-chœur.

Le 27 janvier 1967, le conseil municipal décide la restauration complète de l’édifice.

L'intérieur de l'église.
Deux rétables du XVIIIème, avec bas reliefs polychromés, accostent l'entrée du choeur. A gauche, une Vierge à l'enfant, à droite, saint Sébastien.

Le retable du maître-autel.

Dans le chœur, on peut remarquer un ensemble monumental du début du XVIIIème siècle : un maître-autel en bois polychrome, un tabernacle en bois doré et un retable en pierre polychrome. Au centre du retable, un tableau représentant la Nativité, de part et d'autre, à gauche saint Martin et à droite saint Louis.

Croix.

Cette croix en pierre blanche est malheureusement très mutiliée. Jadis, on pouvait  voir d'un côté la Vierge et sur l'autre face, un saint avec trois animaux difficiles à déterminer à ses pieds.

Cloche (1647).

"Noble et discret Hullin, religieux sacristain de l'abbaye de Saint Aubin d'Angers et prieur, m'a fait faire l'an 1647 et nommer Marie par Noble homme Mathurin Jourdan et demoiselle Renée Hullin, soeur et dame de la Houssaye et de Fléen".

Cette cloche était autrefois située au-dessus de la sacristie.

Décalogue en ardoise - XVIIème (?).

Face à la porte d'entrée de la chapelle et scellé dans le mur, un tableau en ardoise portant le blason d'un comte et partagé en deux volets. Sur la partie gauche, le texte des Dix Commandements, la partie droite se termine par un texte de saint Matthieu et  un autre de l'Ecclésiaste.

Il n'existerait que deux Décalogue en Mayenne, un à Ambrière et l'autre à Pommerieux.

Décalogue en ardoise - XVIIème (?).
Décalogue en ardoise - XVIIème (?).

Les fresques - XVIème siècle.

Le transept nord est orné de peintures murales du début du XVIème siècle qui ont été restaurées en 1971.

On peut distinguer : l’archange saint Michel terrassant le démon, la lapidation de saint Etienne, saint Etienne exorcisant des diablotins, une sainte (Agathe ?) torturée par des soldats.

Dans le chœur, derrière le retable, il y aurait également des peintures murales plus anciennes, XIVème ou XVème siècle, avec le Christ en Majesté.

Saint Michel terrassant le démon et lapidation de Saint Etienne
Saint Michel terrassant le démon et lapidation de Saint Etienne
Saint Etienne exorcisant des diablotins
Saint Etienne exorcisant des diablotins
Sainte torturée par des soldats
Sainte torturée par des soldats

Croix de la Passion - 1811.

Une croix en bois, datant de 1811, est fixée au chevet de l'église Saint-Martin. Le calvaire se trouvait dans le cimetière, à l’époque où il était implanté autour de l’église (jusqu’en 1846).

Cette croix est sculptée de nombreux instruments de la Passion du Christ : un cœur, un marteau, des clous, des tenailles, un vêtement, un rameau, une coupe, un fouet, une main, un glaive, une lanterne...

Les bras de la croix et le nimbe rayonnant ont été restaurés récemment.

Chapelle du cimetière de Pommerieux.

Le 25 mai 1841, l’ancien cimetière, situé derrière l’église, est déclaré insalubre. Un décret du 23 prairial An XII (juin 1804) prescrit que les lieux d’inhumation doivent être transférés à 40 mètres de l’enceinte du bourg. En 1846, suite à une épidémie de dysenterie, la Commune acquiert un terrain appartenant à Monsieur et Madame Louveau, propriétaires du château de la Persillère.

En 1849, Mme Grimault, veuve Louveau, fait construire une chapelle dans le nouveau cimetière. Cette chapelle sera la propriété de la commune, sauf le caveau qui servira, à perpétuité, de lieu de sépulture aux personnes de sa famille.

Cette chapelle en tuffeau, de style néo-classique, mesure 5 mètres de long sur 4 mètres de large. Les deux vitraux, Sancta Franscica et Sancta Désiderata, ont été dessinés et peints par Monsieur Echappe en 1859. Un autel en tuffeau, avec scène de résurrection, est visible à l'intérieur. Le fronton s'orne d'un bas-relief représentant le transfert du cimetière. Les morts prennent possession du nouvel espace éloigné de l'église.

La chapelle a été rénovée en Août 1900 et en 2001. 

Cimetière - Monument aux morts.

Obélisque en granit sur socle orné de casque et de palmes sur une des faces et d'une urne à son sommet.

Sur trois plaques de marbre, sont gravés les noms des 52 hommes de la commune morts lors des deux guerres mondiales (49 en 1914-18 et 3 en 1939-45).