Rennes-en-Grenouilles.

Rennes-en-Grenouilles, 110 habitants pour 7,9 km2, était autrefois partagée entre Normandie et Maine. Elle devient uniquement mayennaise en 1832.

En 1789, le cahier de doléances évoque le caractère marécageux du pays dont les chemins sont impraticables à pied ou à cheval.

En 1794, le curé Hervé, ayant prété serment à la constitution civil du clergé, est expulsé par la population.

L'église Saint-Pierre.

L'église, dédiée à saint Pierre, date du XVIIème siècle. Le retable du maître-autel est décoré d'une représentation du Baptême du Christ ainsi que des statues de saint Pierre et de saint Julien. Les deux autels des côtés sont dédiés à la Vierge et à saint Joseph.

Un vitrail représente les 14 prêtres guillotinés à Laval le 21 janvier 1794. François Migoret Lamberdière fut curé de la paroisse de 1777 à 1792. Agé de 65 ans et victime de paralysie, il est transporté devant la commission révolutionnaire présidée par son ancien élève défroqué, Volclerc : «Quoi, c'est toi Volclerc qui demande ma mort ? Toi que j'ai accueilli dans ma maison, admis à ma table, que j'ai tendrement aimé...».

Un autre vitrail évoque l'eucharistie donnée aux enfants.

Vitrail de l'eucharistie.
Vitrail de l'eucharistie.

Cadran solaire.

Sur la façade sud de l’église, se trouve un cadran solaire, gravé sur ardoise, portant la devise :

"LA MORT VIENT" "L'HVRE PASSE".

Il porte également la date de 1694 ainsi que le nom du donateur "P Prodome curé de Rennes".

Le cimetière.

Le cimetière de Rennes-en-Grenouilles jouxte l'église Saint-Pierre au nord et à l'ouest. Le seuil du portail est constitué d'une pierre tombale datant de 1450.

Croix hosannière.

La croix hosannière, en granit, du cimetière porte sur son socle le nom du commanditaire:

DON DE I DENIS 1723.

La mairie.

La mairie de Rennes-en-Grenouilles est installée dans les locaux de l'ancienne école.