Sacé.

Sacé vient du latin sacum qui signifie pierre.

Le granite de Sacé, très dur et d’excellente qualité, est exploité depuis le XVIème siècle. Son exploitation va connaître son apogée entre 1830 et 1880 lors des travaux de canalisation de la Mayenne (maisons éclusières, construction du viaduc de Laval…). Les carrières les plus anciennes étaient situées sur le hameau de la Métairie, à l’ouest du village, non loin de la rivière.

 

Evolution de la population de 1836 à 1906.

1836 : 875 habitants

1846 : 885 habitants

1856 : 765 habitants

1866 : 764 habitants

1876 : 683 habitants

1886 : 533 habitants

1896 : 471 habitants

1906 : 442 habitants

En 1982, la population de Sacé était de 239 habitants et en 2007 de 427 habitants.

Plan du bourg en 1896 (ADM).
Plan du bourg en 1896 (ADM).

Le Logis Baridas.

Cette maison, au toit pentu et à l'encadrement de porte chanfreiné, est l’une des plus anciennes du bourg. Elle daterait de la fin du XVIème siècle ou du début du XVIIème.

Les écoles.

L’école de garçons a été construite, aux frais de la commune, dans les années 1840. En 1870, le bâtiment est réaménagé pour permettre l’ouverture d’une salle de classe pour les filles. Quelques années plus tard, une annexe est construite à droite de l’école pour y loger l’institutrice. Le bâtiment accueille aujourd’hui la mairie et une partie des salles de classe de l’école.

En 1883, la commune acquiert la maison voisine pour y installer l’école de filles, au rez-de-chaussée, et la mairie, à l’étage.

En 1889, la famille d'Ozouville acheta une maison dans le bourg pour y installer une école privée de filles. Cette école est dirigée par une sœur de la congrégation de Briouze.

Les commerces.

En 1896, la majorité de la population exerce la profession de cultivateur. On trouve néanmoins, un cordonnier, un bourrelier, un maréchal, un hongreur, un tailleur d’habits, un tailleur de pierres, deux menuisiers, un boulanger, trois épiciers et cinq aubergistes.

L'ancien presbytère.

Le presbytère, situé derrière l'église, est composé de deux maisons mitoyennes datant de la fin du XVIème siècle. La construction a été fortement remanié par François Duchesne, curé de 1638 à 1668. Côté rue, on peut encore apercevoir les traces d'anciennes ouvertures.

La première école de Sacé se tenait dans la partie gauche de la maison.

L'église Saint-Joseph.

L’église primitive de Sacé datait probablement du Xème ou du XIème siècle.

En 1865, l’abbé André Durand confie à l’architecte départemental Renous la construction d’une nouvelle église, en remplacement de l’ancien édifice devenu trop exiguë. Le nouveau bâtiment, de style roman, orienté vers le nord, est construit en granite de la commune. Son clocher-porche culmine à 38 mètres.

L’église est consacrée le 25 mai 1867 par monseigneur Wicart, évêque de Mayenne.

Le tympan.

Le tympan du portail représente le Christ en majesté entouré des symboles des quatre évangélistes : l’aigle de Jean, le taureau ailé de Luc, le lion de Marc et l’ange de Mathieu.

La cuve baptismale.

Cette cuve baptismale du XVIIème siècle, en marbre de Louverné, provient de l’ancienne église dédiée à saint Hippolyte. Elle est fermée par un couvercle de cuivre.

Les autels.

Les deux autels du transept sont en tuffeau alors que celui du choeur est en marbre de Carrare.

Les stalles.

Les stalles en bois, richement sculptées, occupent le pourtour du chevet.

Chaire en bois (1883).

Les vitraux.

En 1883, le chœur est doté de vitraux (Saint Laurent, Saint Joseph et Saint Hippolyte) dus aux maîtres-verriers Megnen, Clamens et Charles Bordereau d'Angers.

Vers 1878, Louis Truffier s'associe à trois maîtres-verriers : Megnen, Clamens et Charles Bordereau, son gendre. En 1879, Louis Truffier prend sa retraite. L’atelier Megnen, Clamens et Bordereau continuera son activité une quinzaine d’années.

Le fournil.

Cet ancien four à pain est situé à l’entrée de la ferme de la Cour. L’ouverture pratiquée au-dessus de la voûte permettait d'y faire sécher le lin et le chanvre.

Le hameau de la Croix.

Cette croix est située sur l'ancien chemin médiéval menant de la Chapelle-Anthenaise à Montgiroux.

Le cimetière.

En 1845, le cimetière médiéval qui se trouvait près de l’ancienne église, est transféré à l’extérieur du village. Une croix en granit du XVIème siècle, provenant de l’ancienne cimetière, a été élevée au milieu des tombes, sur un monticule de pierres. Dans les années 1880, l’abbé Fautrard fait ériger un autel de granit au pied de la croix.