Saint-Denis-d'Anjou.

Située à la croisée de la Mayenne, de la Sarthe et du Maine-et-Loire, Saint-Denis-d’Anjou est l’une des sept "Petites Cités de Caractère" de la Mayenne.

La Maison Canoniale.

La Maison Canoniale fut construite pour les chanoines du Chapitre de la cathédrale d’Angers à la fin du XVème siècle. A l’intérieur, une cheminée Renaissance monumentale se dresse dans la salle où se déroulaient autrefois les assises civiles et criminelles. Ce bâtiment abrite aujourd’hui l’Office du Tourisme.

Buste de Marianne par Jean-Antoine Injalbert - 1889.
Buste de Marianne par Jean-Antoine Injalbert - 1889.

L'ancien presbytère.

L'ancien presbytère a été entièrement rénové pour accueillir la mairie.

L’église.

Construite sur un roc, l’église de Saint-Denis-d’Anjou domine le village.

Datant du XIIème siècle, transformée au XVème puis au XVIème siècle, l’intérieur de l’église témoigne de l’alternance des styles roman et gothique.

Une tour escalier donne à cette église des allures de château-fort. En 1441, durant la Guerre de 100 ans, les habitants ont résisté aux Anglaises de l’intérieur de cette tour.

L'intérieur de l'église.

A l’intérieur, des peintures murales du XVIème siècle représentent la vie des saints: saint Martin, saint André, saint Christophe, saint Hubert, "Décollation de saint Jean Baptiste"…

Les huit stalles (fin du XVème siècle), formant deux groupes de quatre, proviennent de l'ancienne chapelle de Varennes-Boureau. Sur l’une des miséricordes*, on peut voir un boulanger enfournant son pain.

* Une miséricorde est le dessous de l'abattant des stalles qui permettait aux moines de s'appuyer pendant les offices tout en ayant l'air d'être debout.

La chapelle du Rosaire.

La chapelle de la Vierge est éclairée par une verrière qui a conservé quelques fragments datant du XVIème siècle: la Vierge et des angelots, saint Jacques le Majeur et saint Jean l'Evangéliste.

La verrière a été classée le 30 août 1923.

Vitrail de saint Denis.

Dans le choeur, un vitrail du XIXème siècle représente saint Denis accompagné de ses deux fidèles compagnons, saint Rustique et saint Eleuthère.

Saint Vincent, patron des vignerons.

Les peintures.

Comme dans de nombreuses églises du département, les murs sont couverts de peintures murales (XVIème siècle) qui représentent des scènes de la vie des saints. Ces peintures, qui étaient recouvertes de chaux, ont été redécouvertes au début du XXème siècle. Elles sont classées Monuments Historiques depuis le 12 septembre 1931.

Légende de Saint Christophe.
Légende de Saint Christophe.
Festin d'Hérode et décollation de Saint Jean Baptiste
Festin d'Hérode et décollation de Saint Jean Baptiste
Festin d'Hérode et décollation de Saint Jean Baptiste - détail - Saint Vincent servant le vin.
Festin d'Hérode et décollation de Saint Jean Baptiste - détail - Saint Vincent servant le vin.
Conversion de Saint Hubert.
Conversion de Saint Hubert.
Saint Gilles.
Saint Gilles.
Les bavardes et le diable.
Les bavardes et le diable.
Martyre de Saint Blaise et Saint Armel domptant une guivre.
Martyre de Saint Blaise et Saint Armel domptant une guivre.
A gauche, Saint Martin partageant son manteau - A droite, saint Crépin et saint Crépinien.
A gauche, Saint Martin partageant son manteau - A droite, saint Crépin et saint Crépinien.
Sainte Marguerite. Peinture du XVème recouverte par une peinture du XVIème siècle.
Sainte Marguerite. Peinture du XVème recouverte par une peinture du XVIème siècle.

Le mobilier.

Stalles provenant de de la chapelle Saint-Pierre de Varennes-Bourreau.
Stalles provenant de de la chapelle Saint-Pierre de Varennes-Bourreau.
Miséricorde - Boulanger enfournant son pain.
Miséricorde - Boulanger enfournant son pain.
Allonges des bancs.
Allonges des bancs.
Confessional.
Confessional.

Les fonts baptismaux.

A partir du Xème siècle, le baptême des adultes devient rare.

Au XIIème - XIIIème siècle, le baptême par immersion des enfants disparaît pour faire place au baptême par aspersion. Compte tenu de la taille des enfants, la cuve baptismale se réduit pour devenir les "fonts baptismaux" (pluriel de fontaine baptismale). La cuve est parfois divisée en deux compartiments : le premier contient l'eau du baptême, le second reçoit l'eau qui a été utilisée pour baptiser. Les fonts doivent être fermés par un couvercle ou un voile, et séparés par une barrière de l'espace des fidèles.

Au XIVème siècle, une prescription de Benoît XIII (1334-1342) fixe la hauteur de la cuve ; celle-ci doit atteindre la poitrine du prêtre. Aussi a-t-on surélevé certaines cuves initialement conçues pour le baptême par immersion en les posant sur un fût décoré.

Fonts baptismaux en marbre provenant de la chapelle Saint-Pierre de Varennes-Bourreau.
Fonts baptismaux en marbre provenant de la chapelle Saint-Pierre de Varennes-Bourreau.
Cuve divisée en deux compartiments.
Cuve divisée en deux compartiments.

Mémorial 1914 - 1918.

Au-dessous de la liste des soldats morts pour la France durant la Première Guerre mondiale, un haut relief représente un gaulois, un poilu dans sa tenue bleu horizon et un curé se penchant sur un soldat blessé.

On peut voir ce même mémorial dans plusieurs églises de la Mayenne : Ahuillé, Saulges, Saint-Pierre-sur-Erve, Saint-Denis-d'Anjou, Saint-Martin-du-Limet, Blandouet, Mégaudais… Il a été fabriqué par les établissement "Blanc" à Angers.

Monument aux morts en cours de restauration.
Monument aux morts en cours de restauration.

Les halles - Saint-Denis-d’Anjou.

Les halles sont un très beau témoignage de l’architecture commerciale du XVIème siècle.

Cet édifice, construit en 1509, présente une magnifique charpente en bois de châtaignier soutenue par 24 poteaux et un pignon en maçonnerie.

Au Moyen-Âge, deux grandes foires annuelles et un marché hebdomadaire y permettaient le commerce des toiles, des grains et bien sûr du vin dionysien, qui avait bonne réputation et qui était acheté par les Manceaux.

L’édicule accolé au pignon servit de prison au XIXème siècle.

Une grande fête médiévale a été organisée en 2009 pour fêter le 500ème anniversaire des halles.

La forge.

La forge date du XVIIIème siècle. Elle est aménagée d’une grande cheminée avec soufflet et équipée des outils nécessaires au maréchal-ferrant. On peut y voir un « travail », appareil de contention dans lequel on faisait entrer le cheval qui était immobilisé par des sangles. Le maréchal-ferrant pouvait alors travailler en toute sécurité.

Cette forge est encore utilisée, une trentaine de chevaux y est ferrée chaque année.

La cheminée.
La cheminée.
Le soufflet.
Le soufflet.
Le travail: la tête du cheval se trouvait à droite.
Le travail: la tête du cheval se trouvait à droite.
Le postérieur était tendu vers l'arrière à l'aide d'un palan.
Le postérieur était tendu vers l'arrière à l'aide d'un palan.

Le Manoir.

Ce manoir a été édifié dans la seconde moitié du XVème siècle. Il est éclairé par des petites baies et par des lucarnes taillées dans le tuffeau. Côté cour, on peut apercevoir une tourelle d’escalier. La porte, sculptée par Henri Collet, raconte la vie de Saint Denis.

Porte sculptée racontant le jugement et l'exécution de Saint Denis.
Porte sculptée racontant le jugement et l'exécution de Saint Denis.

Villa Jacques Langlais.

Sculpture - Villa Jacques Langlais.
Sculpture - Villa Jacques Langlais.
Sculpture - Villa Jacques Langlais.
Sculpture - Villa Jacques Langlais.
Caves voûtées, Villa Jacques Langlais.
Caves voûtées, Villa Jacques Langlais.

La Maison des Ollivier.

Actuelle « Maison du Roi René », la Maison des Ollivier doit son nom à son premier propriétaire, Pierre Ollivier, procureur fiscal du Roi René entre 1474 et 1490. Dans le jardin, on peut voir un puits de 1830 ainsi qu’un cadran solaire.

Le puits - 1830.
Le puits - 1830.

Café 0 - 20 - 100 - 0.

Un des nombreux anciens cafés de Saint-Denis-d'Anjou.
Un des nombreux anciens cafés de Saint-Denis-d'Anjou.
"Au vin sans eau".
"Au vin sans eau".

Hôtel restaurant "La Calèche".

Croix de mission - 1844.

Puits et fontaines.

Fontaine, place de l'Eglise.
Fontaine, place de l'Eglise.
Puits, place Henri IV.
Puits, place Henri IV.
Puits, rue de Morannes.
Puits, rue de Morannes.

Le Puits Morin.

Le Puits Morin a donné son nom à la "Rue du Puits Morin", ancielle ruelle citée dès le XVème siècle, avec des maisons des XVIème, XVIIème et XIXème siècles. En face du Puits Morin, l'ancienne auberge du "Pigeon blanc" qui aurait hébergé Henri IV.

Le Puits Morin a donné son nom à la "Rue du Puits Morin", ancielle ruelle citée dès le XVème siècle.
Le Puits Morin a donné son nom à la "Rue du Puits Morin", ancielle ruelle citée dès le XVème siècle.

La Pilardière.

Le lavoir.

Ce lavoir du XVIIIème, fermé par des murs et un portail, permettait aux lavandières de faire la lessive à l'abri du vent et des regards indiscrets. Il ne possède pas de margelle et est alimenté par une mare.

La vigne - Le Clos de la Morinière.

Du Moyen-Âge à nos jours, les vignes ont fait la réputation et la richesse de Saint-Denis-d’Anjou.

A la fin du XVIIème siècle, la vigne cultivée sur les coteaux occupait plus de 600 hectares. En 1891, on n’en comptait plus que 450, le phylloxera avait fait son apparition. Disparue au début du XXème siècle, la vigne fut replantée sur 80 ares en 1998 près des étangs de la Morinière. La première vendange eut lieu en octobre 2000.

Le chenin blanc du "clos de la Morinière" est le seul vin mayennais. La commune produit environ 5000 bouteilles par an. L’étiquette de la bouteille est renouvelée tous les deux ans. Elle est toujours l’œuvre d'un artiste mayennais.

Carré de vigne dans le village.
Carré de vigne dans le village.
Etiquette 2009 : "Rêverie de printemps" pastel de Catherine Deflorenne.
Etiquette 2009 : "Rêverie de printemps" pastel de Catherine Deflorenne.
Etiquette 2010: "Eglise de Saint-Denis-d'Anjou pastel de José Daoudal.
Etiquette 2010: "Eglise de Saint-Denis-d'Anjou pastel de José Daoudal.
Monsieur Roger Guédon, maire de Saint-Denis-d'Anjou depuis 1983.
Monsieur Roger Guédon, maire de Saint-Denis-d'Anjou depuis 1983.

Pavillon de vigne.

Au XIXème siècle, sont apparus dans le paysage viticole mayennais les pavillons de vigne. Ces bâtiments, couverts d’ardoises, servaient à remiser les outils et d’abri de journée pour les vignerons. A l’intérieur de ces pavillons, d'une douzaine de mètres carrés, on trouvait une table et parfois une cheminée. Il pouvait également y avoir un étage. Un trou creusé dans le sol faisait office de cave.

Pavillon de vigne - Coteau des Parentières.

Le propriétaire a restauré ce pavillon de vigne et a replanté un petit vignoble de Gamay rouge en haut du coteau, production de 500 bouteilles par an.

La pêche de vigne est une variété très sensible aux attaques d'oïdium de la vigne, c’est pourquoi on trouve souvent cette variété de pêcher, aux fruits plus petits mais très goûteux, au milieu des vignes.

La vigne en haut du coteau des Parentières.
La vigne en haut du coteau des Parentières.
La pêche de vigne est une variété, aux fruits plus petits mais très goûteux, qui est très sensible aux attaques d'oïdium de la vigne. C’est pourquoi on trouve souvent cette variété de pêcher au milieu des vignes.
La pêche de vigne est une variété, aux fruits plus petits mais très goûteux, qui est très sensible aux attaques d'oïdium de la vigne. C’est pourquoi on trouve souvent cette variété de pêcher au milieu des vignes.

Le cimetière.

La chapelle Sainte-Anne, construite au XIXème siècle, servait de sépulture à des prêtres de la paroisse. Elle est entretenue par la commune qui a fait refaire la toiture en 2008.

La chapelle "Goignard" a été réalisée par un sculpteur du Mans, Monsieur Gaulier. Elle est ornée de vitraux et de nombreuses sculptures.

Chapelle Sainte-Anne.
Chapelle Sainte-Anne.
Intérieur de la chapelle Sainte-Anne.
Intérieur de la chapelle Sainte-Anne.
Chapelle Sainte-Anne.
Chapelle Sainte-Anne.
Caveau de la famille Coignard.
Caveau de la famille Coignard.

Oratoire de la Gélinière.

L’oratoire de la Gélinière ou du Grand-Cogriel, du nom des fermes proches, a été édifié en 1755 par un habitant du hameau de la Poterie, Monsieur Quentin.

Il a été restauré par la commune.

Le château d’eau de Beaumont.

Construit sur les coteaux, au plus haut point de la commune, à 100 mètres d’altitude, le château d’eau domine le village de Saint-Denis-d’Anjou.

De loin, avec son toit conique en ardoises, il ressemble à un donjon.

Stèle Victor Ollivault.

Au sud de Saint-Denis-d’Anjou, sur la D 14, au lieu dit "Les Chesnaies", une stèle rappelle la mort de Victor Ollivault. Ce lieutenant F.F.I du réseau Libération-Nord, a été tué au combat le 7 août 1944.