Saint-Martin-du-Limet.

L’église de Saint-Martin-du-Limet.

L’église de Saint-Martin-du-Limet (1859) est caractéristique des édifices religieux construits à l’économie dans les années 1850-1890. Par contre, la décoration de Saint-Martin se veut artistique et éducative. Du sol au plafond, tous les murs sont recouverts de peintures historiées, dues au peintre Louis de Galembert :

- L’abside du chœur avec le Christ en gloire, accompagné de figures de l’Ancien et du Nouveau Testament: la rencontre d’Abraham et de Melchisédech, au sud, faisant face au char du Christ tiré par les Evangiles, au nord.

- Sur le mur occidental, deux scènes de la jeunesse de Saint Martin, patron de la paroisse.

- Dans la nef, un monumental chemin de croix servant de base aux figures des apôtres récitant, en français, le credo. Au-dessus, les dix commandements.

Louis de Galembert inventa la peinture murale au silicate de potasse, procédé permettant à la fresque de mieux résister aux attaques de l’humidité.

L’église a été est inscrite aux Monuments Historiques le 12 juin 1992.

Le choeur.

Le Christ en gloire.
Le Christ en gloire.
L'autel.
L'autel.
La voûte.
La voûte.
Mur - détail.
Mur - détail.
Char du Christ tiré par les Evangiles.
Char du Christ tiré par les Evangiles.
Statue en bois de Sainte Barbe - Premier quart du XVIème siècle.
Statue en bois de Sainte Barbe - Premier quart du XVIème siècle.

Le transept nord.

Le transept sud.

La nef.

Chemin de croix.
Chemin de croix.
Les apôtres récitant, en français, le credo.
Les apôtres récitant, en français, le credo.
Tout en haut, les dix commandements.
Tout en haut, les dix commandements.
Sur le mur occidental, deux scènes de la vie de Saint Martin, patron de la paroisse.
Sur le mur occidental, deux scènes de la vie de Saint Martin, patron de la paroisse.
Le Christ apparaît à Saint Martin.
Le Christ apparaît à Saint Martin.

Château de l'Ansaudière.

Chapelle Notre-Dame de la Crue.

Depuis le XVème siècle, la Vierge Marie est honorée à la Crue.

Grâce à la générosité de Gabrielle de Bourbon, qui fit verser 20 livres tournois pour l’accroissement de la chapelle de la Crue, et des seigneurs de l’Ansaudière, en Saint-Martin-du-Limet, la chapelle fut construite rapidement et bénite le 30 août 1517.

L’origine du pèlerinage de Notre-Dame de la Crue nous est connu par un mémoire, publié après enquête juridique ordonnée avant 1627 par Monseigneur Miron, évêque d’Angers : " la chapelle fut bâtie où était le chêne, partie du chêne est encore là et l’image de la Vierge dedans. "

La chapelle fut pillée durant la Révolution et la Statue enlevée. La Vierge fut sauvée par l’épouse du profanateur et ramenée à la Crue.

En 1848, un don permit d’accoler une chapelle dédiée à saint Joseph.

La chapelle est reconstruite en 1867, après un incendie qui épargna la statue.

La chapelle, avec sa flèche effilée en fer forgé enserrant une statue de la Vierge, fut bénite le 19 mars 1868.

Un pèlerinage a encore lieu, tous les ans, le dimanche le plus proche du 8 septembre.

La statue en bois de la Vierge (XVIème siècle).

On raconte qu’en cet endroit, appelé jadis " Les Landes de la Crue ", se trouvait un vieux chêne qui abritait une petite statue de la Sainte Vierge. Des enfants qui gardaient leur troupeau dans la lande jouaient aux quilles pour se distraire. Afin d’obtenir de Marie de gagner la partie, ils prenaient la statue et la posaient près de l’endroit où ils jouaient. Parfois, ils la remettaient à sa place, parfois ils l’oubliaient là où ils avaient joué, mais, tous les matins ils retrouvaient la statue dans le chêne.

L'Enfant Jésus porte, dans sa main gauche, un globe terrestre.
L'Enfant Jésus porte, dans sa main gauche, un globe terrestre.
Les peintures de l'absides sont dues à Ladislas Dymkowski, artiste d'origine polonaise. Exécutées en 1894, elles furent restaurées en 1933.
Les peintures de l'absides sont dues à Ladislas Dymkowski, artiste d'origine polonaise. Exécutées en 1894, elles furent restaurées en 1933.
Saint-Malo, invoqué contre les douleurs intestinales.
Saint-Malo, invoqué contre les douleurs intestinales.
Saint Léonard portant des chaînes, invoqué pour être délivré des douleurs et pour aider les premiers pas des petits enfants.
Saint Léonard portant des chaînes, invoqué pour être délivré des douleurs et pour aider les premiers pas des petits enfants.

Les bas-reliefs de Monsieur de Lentivi - objet classé MH le 10 décembre 1910.

En 1710, la chapelle fut agrandie d’une nef par Pierre de Lentivi, seigneur de la Lande à Niafles, en reconnaissance d’un vœu fait à Notre-Dame de la Crue, pour la venue d’un enfant en son foyer après 19 ans de mariage. Il y fit également placer un ex-voto, composé de trois bas-reliefs en pierre polychrome, toujours conservé dans la chapelle actuelle.

Le premier représente l’Annonciation de la Sainte Vierge, dans le bas, on peut voir les armoiries de la famille de Lentivi ; le deuxième la Nativité, parmi les bergers on y voit Monsieur de Lentivi en costume Louis XIV et vaste perruque ; le troisième l’Adoration des Mages, on y voit également Monsieur de Lentivi présentant son fils à l’Enfant-Jésus. On peut lire l’inscription : Ex voto domini de Lentivi, equitis, domini de la Lande, et dominae de la Chevalerie, anno 1710.

L'Annonciation.
L'Annonciation.
La Nativité.
La Nativité.
L'Adoration des Mages.
L'Adoration des Mages.

L'autel extérieur.

Cet autel extérieur, avec son vaste podium, est dû à l'abbé Gapel, curé de Renazé. Lors de l'occupation allemande, il avait été emmené comme otage et avait promis d'élever une chapelle extérieure à la Crue, s'il était libéré. Rendu à la liberté, il exécuta son voeu au cours de l'année 1946.