Vaiges.

La commune de Vaiges est attestéée dès le XIème siècle. Elle est située sur l'ancienne route royale reliant Laval au Mans, créée en 1766, sous le règne de Louis XV. Vaiges doit son nom au cours d'eau qui la traverse: la Vaige.

La mairie.

En 1996, la mairie déménage pour s'installer dans l'ancien presbytère.

La bibliothèque.

La mairie-école de garçons.

Avant 1839, la commune de Vaiges ne possédait pas d'école, elle louait un local. En 1839, le conseil municipal décide la construction d'une école qui s'avéra rapidement trop petite. Une nouvelle école, plus vaste et plus spacieuse, fut construite en 1882 selon les plans de l'architecte lavallois Salmon. La partie gauche du bâtiment servait de mairie. Le bois des halles fut utilisé pour construire le préau (jusqu'en 1860, les halles étaient accolées à l'église).

L'ancienne gare de tramway (1898).

Une ligne de tramway servant pour le transport des personnes, du bétail et des marchandises fut installée en 1898. Afin de faire passer la voie ferrée, deux maisons furent détruites près de l'église. La ligne ferma en 1938.

L’église Saint-Laurent.

L’église Saint-Laurent est mentionnée pour la première fois en 1125.

A l’origine, elle était dédiée à saint Sulpice. La tour, élevée au XIIème siècle, peu après la nef, a été surmontée d'une flèche au XIXème siècle. Une sacristie est ajoutée à l’édifice en 1629.

L’église est fortement remaniée en 1861: construction d'un transept, reconstruction du choeur et de la chapelle nord, restauration des baies d'origine romane, parement de la façade en pierres de taille, réédification de la sacristie…

Nommé curé de Vaiges en 1786, Martial de Savignac (1758-1796), prêtre réfractaire, est arrêté par les républicains et fusillé le 10 ami 1796, place du Gast à Laval.

L'intérieur de l'église.

La statuaire.

Notre-Dame du Marchis - XVIIème siècle.

Cette statue, qui se trouvait autrefois dans la chapelle du Marchis, a été installée dans l'église lors de la vente de la chapelle comme bien national le 25 germinal an II.

Les peintures murales.

Le 27 juin 1968, en fin d'après-midi, un camion-citerne de 30 000 litres se renverse et finit sa course sur le parking de l'église. L'église est incendiée et nécessite une complète réfection.

Des peintures murales du XIIème (nef) et XIIIème siècle (transept) sont découvertes lors de sa réhabilitation. Elles furent restaurées par le service archéologique de la Mayenne.

Purification de Marie - XIIème siècle.

Crucifixion - XIIème siècle.

Déposition de Croix - Fin du XIIème, début du XIIIème.

Le lavoir de Crau.

 Un premier lavoir public existait déjà à cet emplacement en 1844. Le nouveau lavoir, datant de la seconde moitié du XIXème siècle, a été restauré en 1926.

 Le lavoir de Crau est situé en contrebas de la rue du Fief-aux-Moines; on y accède par un escalier. Il est alimenté par le ruisseau du Fief-aux-Moines. Son toit en impluvium, couvert d'ardoises, permet de récupérer l'eau de pluie. Un grand bassin rectangulaire servait pour le lavage et un second bassin, plus petit, pour le rinçage.

Le cimetière.

Jacques Robert.

Jacques Robert est né en 1875. Il reçut très jeune une éducation littéraire et artistique de sa mère et de sa grand-mère qu’il surnommait ses "deux mères". Il meurt à seulement 17 ans, le 28 juillet 1892, laissant à sa famille de nombreux poèmes et romans. En 1898, sa grand-mère fait paraître ses œuvres, notamment Devoirs d’un écolier qui reçut, en 1900, à titre posthume, le prix Montyon de l’Académie française.


Le mausolée de la famille Robert-Glétron.

Ce mausolée abrite les corps de Jacques Robert ; de sa mère Marie Glétron ; de son père Anatole Robert, avocat, conseiller général du Maine-et-Loire puis de la Mayenne, maire de Vaiges ; de sa grand-mère maternelle Félicité Vesin, institutrice et de son grand-père maternelle Jacques Glétron, négociant en vin, puis conseiller municipal à Angers.

Il a été construit à cheval sur le cimetière et sur le parc de la propriété des Robert-Glétron, à l’emplacement de l’ancienne chapelle funéraire familiale édifiée en 1892. Marie Robert ayant décidé de léguer la plupart de ses bien à la commune, le jardin est devenu public en 1929.

Sculpture de marbre signée René Grégoire.

Devant le mausolée, une sculpture en marbre représente le buste de Jacques Robert protégé par le voile de sa mère. Des inscriptions grecques et latines ornent la statue. "Les Dieux aiment celui qui meurt jeune".

Intérieur du mausolée.

A l'intérieur du mausolée, sur des vitraux créés par le maître-verrier Alleaume, figurent les portraits ders membre de la famille. La crypte a été fermée en 1929, après le décès de Marie Robert-Glétron, dernier membre de la famille.