Vieuvy.

L’église (XVIIème siècle).

L’église primitive était petite et rectangulaire. L’église actuelle, dédiée à la Vierge de la Visitation, est en forme de croix latine. Le chevet du chœur est plat. Elle est remarquable par son clocher central porté par une charpente visible à l’intérieur de l’église.

Sur la façade sud, on peut voir un cadran solaire portant l’inscription :

 

" Il est plus tard que tu ne penses

Pense à toi, ton heure avance "

J.H.S et M.A

Vieuvy 1711

 

Le 16 janvier 1780, suite à un orage, l’église a été sérieusement endommagée.

" L’orage a tombé sur l’eglise dudit Vieuvy le seize de janvier de la presente année à la sortie de la grande messe. Il a été si furieux qu’il emporta la moitié de la nef, le clocher et endommagea considerablement les murs de ladite eglise. "

L’église est encore entourée de son cimetière.

Le 15 août 1992, une messe d’action de grâce a été célébrée suite à la restauration de l’église.

L'église entourée de son cimetière.
L'église entourée de son cimetière.
Cadran solaire sur la façade sud.
Cadran solaire sur la façade sud.
Fonts baptismaux.
Fonts baptismaux.
Le choeur.
Le choeur.
Charpente du clocher.
Charpente du clocher.
Chapelle de la Vierge Marie dans le transept nord.
Chapelle de la Vierge Marie dans le transept nord.
Chapelle Sainte-Anne dans le transept sud.
Chapelle Sainte-Anne dans le transept sud.

Pierre tombale.

Cette dalle couvre le sol dans l’allée de la nef, à l’entrée du chœur. Elle est gravée d’un écusson de l’ordre de Saint Michel, orné d’un médaillon en pendentif. De nombreuses pierres tombales servent également de dallage dans la nef et le transept. Autrefois, c’était un privilège d’avoir sa sépulture dans un lieu sacré.

Les vitraux.

Trois vitraux récents sont visibles dans le chœur et le transept :

La Sainte Famille ", en souvenir des sœurs Jean-Marie (1941) et Hyacinthe (1946) - Famille Eugène Alain - G Guays et R Merigot, Maîtres-verriers à Paris.

Apparition de la Vierge à l'Enfant à saint Dominique et à sainte Catherine " - G Guays et R Merigot, Maîtres-verriers à Paris (1948).

Le vitrail du chœur n’est pas signé.

" La Sainte Famille "
" La Sainte Famille "
En souvenir des sœurs Jean-Marie (1941) et Hyacinthe (1946) - Famille Eugène Alain.
En souvenir des sœurs Jean-Marie (1941) et Hyacinthe (1946) - Famille Eugène Alain.
G Guays et R Merigot, Maîtres-verriers à Paris.
G Guays et R Merigot, Maîtres-verriers à Paris.
" Apparition de la Vierge à l'Enfant à saint Dominique et à sainte Catherine "
" Apparition de la Vierge à l'Enfant à saint Dominique et à sainte Catherine "
G Guays et R Merigot, Maîtres-verriers à Paris (1948).
G Guays et R Merigot, Maîtres-verriers à Paris (1948).
Vitrail du choeur.
Vitrail du choeur.

Croix de cimetière - vers 1600.

Cette croix de cimetière témoigne d'une véritable recherche artistique dans la région entre les années 1600 et 1750. Elle a la particularité d’être sculptée des deux côtés. D’un côté, le croisillon porte un Christ en croix et de l’autre, une Vierge portant l’Enfant Jésus. Les quatre pans du socle sont décorés d'une fleur de lys. Le socle de cette croix, au fut octogonal, repose sur quatre emmarchements.

Croix (1752).

Cette croix, que l’on peut voir dans le village, est adossée à une maison, à l’intersection de la D 246 et de la D 5. Le socle, reposant sur un emmarchement, porte le début d’un texte : " LA PRESENTE A ESTE ". Sur le fut carré, on peut voir le blason de Pierre Triguel (deux étoiles séparées d’un cœur avec croix par un chevron) suivi de l’épigraphie M TRIGUE (Mathurin Triguel). La suite (L et 1752) a sans doute été cachée sous le béton lors d’une restauration. Le croisillon est orné d’un haut-relief représentant le Christ en croix. Aux mains et aux pieds du Christ, on distingue bien les clous en pierre.

Croix de la Trousserie.

Cette croix de chemin, du début du XVIIème siècle, porte une épigraphie signée Mathurin Triguel et datée 1752. Mathurin Triguel fit graver son nom, 150 ans après l'édification, pour marquer l'acquisition de terres. Le socle carré, aux angles moulurés, repose sur deux emmarchements. Le croisillon monolithique présente d’un côté un christ ayant perdu ses bras, et de l’autre côté, la vierge à l'enfant. Des atèles en fer réunissent les bras horizontaux à la tête du croisillon.

Cette croix se trouve à la sortie de Vieuvy, sur la D 5, en direction de Désertines.

Repère de nivellement sur l'arrière du socle.
Repère de nivellement sur l'arrière du socle.
Une niche originale sur la façade d'une maison.
Une niche originale sur la façade d'une maison.
A la sortie de Vieuvy, sur la route de Lévaré.
A la sortie de Vieuvy, sur la route de Lévaré.

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Commentaires : 1
  • #1

    Claude Mérienne (jeudi, 18 août 2011 15:52)

    Originaire de Vieuvy (mes ancêtres y vécurent du XVI° à la fin du XVIII°) j'y ai fait une brève halte cet été. A mon retour j'ai cherché des informations sur l'église et les croix que j'y vis. Votre remarquable site est allé au-delà de mes désirs. Je vous en remercie sincèrement et vous félicite par la même occasion.