Histoire des monuments aux morts.

Après la guerre de 1870-1871, quelques monuments aux morts sont érigés dans les cimetières.

Cimetière de Vaufleury - Monument aux morts de la guerre de 1870

Monument commémorant le Combat de Saint-Jean-sur-Erve.

Monument édifié en souvenir de la bataille qui s’est déroulée le 15 janvier 1871, contre les Prussiens, sur les hauteurs de la commune. Les Français étaient dirigés par le vice-amiral Jauréguiberry.

Le monument a été inauguré le 24 octobre 1897.

En 1920, le monument devient Monument aux Morts de la commune.

Le monument a été restauré et déplacé en février 2007.F

Tombes militaires - Loi du 4 avril 1873.

Il faut attendre la loi du 4 avril 1873, relative à la conservation des tombes des soldats morts pendant la guerre de 1870-1871, pour trouver des tombes militaires dans les cimetières. Pour cela, l’État a acheté des parcelles dans les cimetières communaux.

 

Un vaste travail est alors entrepris pour rechercher les sépultures disséminées sur les champs de batailles et pour élever des monuments commémoratifs. A cette époque, les soldats ne portaient pas de plaque d'identité individuelle permettant leur identification. Beaucoup de ces hommes, morts sur les champs de bataille, étaient des soldats "inconnus".

 

Les sépultures sont des fosses communes où sont enterrés anonymement les soldats français et parfois prussiens.

Elles sont entourées d’une grille en fonte correspondant à un modèle réglementé.

Sur la partie avant, une plaque porte l'inscription "Tombes Militaires - Loi du 4 avril 1873".

Elles doivent être entretenues par la commune.

Tombe militaire loi du 4 avril 1873 - La Bigottière.

1887 - La Société Nationale du Souvenir Français.

Après la guerre de 1870, en Alsace-Lorraine, une partie de la population continue de marquer son attachement à la France par un culte aux militaires "Morts pour la France" (entretien des tombes, offices religieux…). En Alsace, à la Toussaint, des jeunes filles en habit traditionnel déposent des cocardes sur les tombes des soldats de leur commune.

 

En 1887, François-Xavier Niessen (1846-1919), professeur alsacien, crée l’Association Nationale du Souvenir Français dont le but est de :

- conserver le souvenir de ceux qui sont morts pour la France ;

- entretenir les monuments élevés à leur mémoire ;

- transmettre le flambeau de souvenir aux générations successives.

Souvenir Français - Monument aux Morts de la Guerre 1914-1918 - Mayenne.

Ce monument élevé à la mémoire des 293 enfants de Mayenne morts pour la France durant le conflit de 1914-1918, est dû à Monsieur Pierre Charon.

Erigé en haut de la rue Ambroise de Loré, le monument est inauguré le dimanche 17 juin 1923.

En 1937, le monument est transféré au cimetière communal.

Souvenir Français - Livré-la-Touche.

Sur un obélisque en granit, sont fixés

- des plaques du Souvenir Français (22 morts);

- des plaques émaillées blanches pour les soldats Morts pour la Patrie en 1914-1918 (51 morts).

Le Monument “ A nous le Souvenir - A Eux l’immortalité” a été inauguré le 20 mars 1893.

Souvenir Français - Azé.

La plaque du Souvenir Français a été érigée en 1894.

Elle porte l'inscription suivante : "La commune d'Azé à ses enfants morts sous les drapeaux".

Souvenir Français - Châtillon-sur-Colmont.

Ces trois plaques ont été restaurées en 1995 puis inaugurées le 10 novembre 1996. Elles portent les noms de 45 enfants de Châtillon-sur-Colmont "Morts sous les Drapeaux".

Souvenir Français - Athée.

Le monument dédié aux enfants d’Athée, morts sous les drapeaux pendant la guerre de 1870-1871, se trouve à l’entrée du cimetière, à droite.

Sur une stèle en gré est fixée une plaque du Souvenir Français portant les noms de 12 enfants de la commune décédés entre 1855 et 1877.

Cette stèle, “Offerte par le Prince de Broglie, Député de la Mayenne, Conseiller Général du canton de Craon”, a été érigée le 16 octobre 1895 par Monsieur Toyonnier, Maire.

Loi du 2 juillet 1915 - Mort pour la France.

La loi du 2 juillet 1915 institue la mention "Mort pour la France".

La loi du 29 décembre 1915 donne droit à une sépulture perpétuelle, aux frais de l'État, aux militaires "Morts pour la France" pendant la guerre et fixe le principe de la tombe individuelle.

Monuments à la gloire des "Poilus morts pour la France".

De 1918 à 1925, la France va construire plus de 30000 "Monuments à la gloire des Poilus morts pour la France." On trouve généralement le monument aux morts sur la place principale de la commune, près de la mairie, près de l’église, près du cimetière... La forme la plus courante est l’obélisque. Les noms des soldats morts durant la guerre sont gravés, soit directement sur le monument, soit sur des plaques apposées sur celui-ci.

Les monuments aux morts peuvent être ornés d’une couronne de laurier, d’une palme, d’une croix, de la croix de guerre 1914-1918, d'un coq, d’un casque de poilu, d’un poilu...

Hommages aux Poilus dans le département.

Buste de poilu - Sainte-Suzanne.

Buste de poilu en fonte, réalisé par Eugène-Paul Bénet (1863-1942).

Le Monument a été inauguré le 9 octobre 1921 par Monsieur Le Baillif, Maire de la commune.

Buste de Poilu - Chemazé.

La pyramide est surmontée d'un buste de poilu en bronze, dû au sculpteur Pierre Lorenzi.

Le monument a été inauguré le 31 juillet 1921.

Buste de Poilu - Villiers-Charlemagne.

La stèle est ornée d'un buste de poilu, en fonte de fer bronzé, dû au sculpteur Pierre Lorenzi.

Le monument a été inauguré le 24 avril 1921.

La Résistance - Alexain.

Le socle est surmonté d'une sculpture, "La Résistance", due au sculpteur Charles-Henri Pourquet.

Le monument a été inauguré le 8 juillet 1923.

Le Poilu montant la garde - Ahuillé.

Le socle est surmonté d'une sculpture, "Le Poilu montant la garde", due au sculpteur Léon Leyritz.

Le monument a été inauguré en 1931.

Le Poilu montant la garde - Montenay.

Posée sur un socle, devant un obélisque, la sculpture "Le Poilu montant la garde" est due au sculpteur Etienne Camus.

Le monument a été inauguré le 10 juillet 1921.

Le Poilu montant la garde - Bazouges.

L'obélisque est surmonté d'une statue de Saint Michel terrassant le dragon. A la droite de l'obélisque, la sculpture "Le Poilu montant la garde" due au sculpteur Etienne Camus.

"On ne passe pas..." - Juvigné.

Le socle est surmonté d'une sculpture, "On ne passe pas...", due au sculpteur Eugène Piron.

Le monument a été inauguré le 8 octobre 1922.

"Pro Patria" - Oisseau.

Le socle est surmonté d'une sculpture représentant un  poilu portant un drapeau, "Pro Patria", due au sculpteur Charles Breton.

Le monument a été inauguré le 11 juin 1922.

Le Poilu Victorieux - Sennones.

Le socle est surmonté d'une sculpture représentant un poilu brandissant la palme et le laurier, Le Poilu Victorieux, œuvre du sculpteur Eugène-Paul Bénet (1863-1942) et de la fonderie Cochin frères d'Angers.

Le monument a été inauguré le 11 juin 1922.

Le Poilu scrutant l'horizon - Château-Gontier.

Le socle est surmonté d'une sculpture représentant un poilu portant son fusil dans la main droite, Le Poilu scrutant l'horizon, due au sculpteur Georges Saulo (1816-1945).

Le monument a été inauguré le 19 novembre 1922.

Le Poilu mourant en défendant le Drapeau  - Craon.

La statue en marbre de Carrare, de deux mètres de hauteur, du “Poilu mourant en défendant le Drapeau” repose sur un socle en granit. Elle est due à Urbain Gourdon.

Sur la face avant du socle, on peut voir les armes de la ville et une dédicace « La Ville de Craon à ses Héroïques Enfants Morts Glorieusement pour la France ».

Ce monument a été inauguré  le lundi 3 avril 1921.

Le Poilu mourant en défendant le Drapeau  - Saint-Jean-sur-Mayenne.

La statue en pierre du “Poilu mourant en défendant le Drapeau” repose sur un socle en granit. Elle est adossée à une stèle ornée au sommet d’une croix de guerre en bronze.

L’inauguration du monument a eu lieu le 28 mai 1922.

Poilu offrant la Victoire à Marianne - Laval (1923).

Le monument aux morts est l’œuvre de l’architecte Hyacinthe Perrin.

Au pied de Marianne, tenant un drapeau dans la main gauche et une épée dans la main droite, un soldat blessé présentant la Victoire, sous la forme d’une statuette féminine en bronze doré.

En bas du monument, à droite, les armes de Laval. A l’origine, au lieu des armes de Laval, il y avait un aigle blessé représentant l’Allemagne vaincue.

Le monument a été inauguré le 28 octobre 1923.

La République.

La République - Changé.

Le socle est surmonté d'une sculpture en marbre représentant "La France Victorieuse".

Le monument aux morts a été inauguré le 5 septembre 1920. Le monument a été rénové en 2008.

La République - Gorron.

Le socle est surmonté d'une sculpture en marbre de Carrare représentant "La France Victorieuse".

L'inauguration et la bénédiction eurent lieu le 12 juin 1921.

Le culte de Jeanne d'Arc.

Jeanne d’Arc, la Lorraine, d’origine paysanne, ayant « bouté l’ennemi hors de France », ayant donné sa vie pour sauver la France, béatifiée en 1909, devient une figure patriotique lors de la guerre de 1914-1918.

Jeanne d'Arc - Entrammes.

Sur un socle, une statue de Jeanne d’Arc en fonte de fer bronzé due au sculpture de Grégorio.

L’inauguration et la bénédiction du monument se déroulèrent le dimanche 5 septembre 1920.

Jeanne d'Arc - Square du Souvenir - Laubrières.

 A Laubrières, sur une petite place, juste à côté de l’église, se côtoient :

- un calvaire monumental ;

- un monument aux morts de la guerre de 1870 (9 morts) surmonté de la statue de Jeanne d'Arc ;

- un monument aux morts des guerres de 1914-1918 (20 morts pour une commune d’environ 400 habitants) et de 1939-1945 (2 morts).

Les cérémonies d’inauguration et de bénédiction se déroulèrent le dimanche 11 juillet 1920.

Jeanne d'Arc - Nuillé-sur-Vicoin.

Statue de Jeanne d’Arc (Union artistique de Vaucouleurs - Meuse) en fonte de fer bronzée posée sur un socle en marbre.

Les cérémonies d’inauguration et de bénédiction se déroulèrent le dimanche 26 septembre 1920.

En 2007, le monument à été déplacé de son emplacement d'origine, le cimetière, à son emplacement actuel.

Jeanne d'Arc - Javron-les-Chapelle.

Statue de Jeanne d'Arc en fonte.

Jeanne d'Arc - Vitrail d'Auguste Alleaume - Saint-Fraimbault-de-Lassay.

La commune de Saint-Fraimbault-de-Lassay est rattachée à Lassay.

Le souvenir des morts de la guerre 1914-1918 se trouve dans la petite église de la commune, datant du XVème siècle.

Le vitrail a été réalisé par le maître-verrier lavallois Auguste Alleaume en 1919.

Monument aux morts des guerres du XXème siècle - Mayenne.

"Entre les plus beaux noms, leurs noms sont les plus beaux"  

Ce monument, sculpté en 1925 par Jean Boucher (1870-1939), était initialement destiné au Panthéon, pour rendre hommage à Condorcet.

En 1936, le monument est donné à la ville de Mayenne par le Ministère de l’Education Nationale pour remplacer l’ancien monument aux morts qui se dégradait.

Le monument a été inauguré le 11 novembre 1937.V

Chapelle Notre-Dame-de-Pitié - Cimetière de Parné-sur-Roc.

La chapelle Notre-Dame-de-Pitié du cimetière de Parné-sur-Roc a été construite en 1872.

En 1919, Monsieur Sauvage, maire de la commune, propose d’utiliser la chapelle pour honorer les défunts de la commune. De part et d'autre de la porte d'entrée, deux plaques de marbre portent les noms des habitants de la commune morts pour la France. La chapelle a été restaurée en 2009.

Monuments personnalisés.

François de Robien - Saint-Germain-d’Anxure.

 Ce monument, œuvre du sculpteur Raoul Josset (1892-1957), sculpté dans du granit de Louvigné, représente deux poilus portant le corps de François de Robien, tombé au Champ d'Honneur le 26 septembre 1915.

Cette sculpture, réalisée en 1924, a été offerte à la commune par son maire, le comte André de Robien, père de François de Robien.

Le monument a été rénové en 2002.

Monument à Jean Daniel (1915) - La Doré.

Cet imposant calvaire en granit, signé L H Nicot, a été édifié par Monsieur et Madame Lucien Daniel " En souvenir de leur fils Jean Daniel mort pour la France le 24 septembre 1915 ".

Deux femmes en sabots, vêtues d’une cape, entourent le calvaire. L’une symbolise le chagrin suscité par la mort de l’enfant, l’autre représente l’espérance des parents dans l’avenir du monde.

Vierge à l'Enfant - Pontmain.

Le monument en pierre de granit est adossé au mur de L’église Saint-Simon et Saint-Jude.

Une statue de la Vierge à l’Enfant, en pierre, du XIVème siècle, surmontée d’une croix de guerre, est placée au centre du monument.

Plaques commémoratives dans les églises.

Plaque commémorative 1914-1918 -  " Paroisse de … à ses morts glorieux "

Ce mémorial, dû au sculpteur angevin Eugène Blanc, présente la liste des soldats morts pour la France durant la première guerre mondiale.

Le décor est composé : au centre, d’un aumônier militaire délivrant les derniers sacrements à un soldat mortellement  blessé au coté droit. A gauche, d’un gaulois, et, à droite, d’un poilu dans sa tenue bleu horizon. Au-dessus, deux anges attendent le soldat pour lui remettre une palme et une couronne.

Largement diffusé dans tout l’Ouest de la France, on peut voir ce même mémorial dans plusieurs églises de la Mayenne : Ahuillé, Blandouet, Mégaudais, Saulges, Saint-Pierre-sur-Erve, Saint-Denis-d'Anjou, Saint-Martin-du-Limet

Sur le mémorial de Saulges, les soldats défunts sont mis sous la protection de Saint Céneré.

Ahuillé.

Mégaudais.

Saint-Denis-d'Anjou.

Saint-Martin-du-Limet.

Saint-Pierre-sur-Erve.

Saulges.

Plaque commémorative 1914-1918  - Rouillard - Statuaire - Angers.

Ce mémorial, réalisé le sculpteur Pierre Rouillard (1896-1990) d’Angers, rend hommage aux paroissiens Morts pour la France, durant la guerre 1914-1918. 

Un bas-relief polychrome montre, dans un paysage de guerre, un Poilu, sur le champ de bataille, recevant l'extrême-onction et serrant, dans sa main, une croix suspendue au cou d'un aumônier militaire. Au second plan, deux soldats transportent, dans une civière, un de leur camarade mort. L’ensemble de la scène est surmontée d’un ange tenant une palme et une couronne.

Les noms des soldats morts pour la Patrie sont gravés sur des plaques de marbre.

On peut voir ce même mémorial dans plusieurs églises de la Mayenne : Assé-le-Béranger, Cossé-en-Champagne, Montjean, Ernée, La Pellerine…

A Montjean, les plaques, portant les noms des soldats, ont été placées autour d’une Vierge à l’Enfant.

Assé-le-Béranger.

Cossé-en-Champagne.

Montjean.

Villiers-Charlemagne.

Ce triptyque rend hommage aux enfants de la paroisse de Villiers-Charlemagne, morts pour la Patrie.

Au centre, une plaque de marbre porte les noms de 49 soldats morts pour la Patrie. Elle a été posée peu après la fin de la guerre.

En 1930, l’Abbé Modeste Maubert, curé de Villiers-Charlemagne, réalise les deux tableaux entourant la plaque de marbre.

Entrammes.

Lévaré.

Dans l'Eglise Saint-Victeur de Lévaré ont peut observer, sous une statue de l’Enfant Jésus de Prague, une plaque de marbre posée à la mémoire des 37 enfants de la paroisse Morts pour la France en 1914-1918.