Les maisons.

Maison du Pou volant.

Cette maison doit son nom au rôle d’hospice pour personnes nécessiteuses qu’elle joua autrefois.

Occupant l’emplacement de deux parcelles au bord de l’artère principale de la cité médiévale, elle devait sans doute appartenir à un riche marchand ou artisan.

Cet édifice à encorbellement sur solives débordantes aurait été construit entre 1423 et 1435. Elle est l'une des plus anciennes maisons de l'Ouest de la France.

La maison du Grand Veneur - angle de la rue des Orfèvres et de la Grande rue.
Elle fut construite en 1554 pour Jacques Marest, sieur de la Hardelière, un riche marchand en textile lavallois. 

La partie gauche de la maison, qui fut partagée en 1699, a perdu une grande partie de son décor d’origine.

La maison du Grand Veneur, de style Renaissance, est une demeure originale dont le décor est surprenant par ses colonnes corinthiennes ainsi que par le nombre de ses sculptures.

Son nom lui vient des figurines en terre cuite vernie, autrefois sur le faîtage du toit, longtemps indentifiées à une scène de chasse à courre.    

La maison du Grand Veneur, escalier intérieur.
La maison du Grand Veneur, escalier intérieur.
Figurines en terre cuite vernie sur tuiles faîtières (musée du château).
Figurines en terre cuite vernie sur tuiles faîtières (musée du château).

Hôtel particulier 4, quai d'Avesnières (ancienne filature).

Vers 1844, Bertron de la Pignerie fait construire un magasin et une teinturerie au port Saint-Pierre, au bas de la rue Hydouze.

En 1885, Adolphe Masseron et Chauvin, nouveaux propriétaires des bâtiments, entreprennent l'agrandissement de l'usine. Ils construisent un magasin, une écurie et une remise.

Les bâtiments de la rue Hydouze seront détruits en 1987.

En 1896, les propriétaires font construire un hôtel particulier à l'extrémité du terrain, sur une parcelle étroite, à l'angle de la rue Hydouze et du quai Avénières. Ils font appel à Léopold Ridel, architecte de la ville.

La façade du bâtiment, côté quai d'Avénières, comporte quatre niveaux dont un de comble et cinq travées régulières.

Au rez-de-chaussée les ouvertures sont légèrement cintrées, au premier étage elles sont à linteau droit et sont dotées d’un balcon et au deuxième étage elles sont cintrées.

A noter la logette surmontant la porte d'entrée, la véranda en fer forgé ornée de céramique polychrome ainsi que l’ornementation du toit.

Maison de Clermont - 7, 9 et 11 rue de la Trinité..

Maison à pan de bois construite dans la seconde moitié du XV° siècle.

Elle servait de résidence urbaine aux abbés de l'abbaye cistercienne de Clermont, fondée en 1152 par Guy V de Laval.

Construite sur une parcelle large, cette maison possède un escalier à vis, situé sur l’arrière, qui est desservi par un couloir central ; ce qui était plutôt rare en habitat urbain.

Six consoles sont sculptées de personnages.  

Au deuxième étage: Saint Benoît fondateur de l’ordre bénédictin, un ange portant un blason et entouré du collier de Saint-Michel, Sainte Barbe représentée avec sa tour et tenant la palme du martyr.

Au premier étage: Saint Bernard de Clairvaux, une Vierge à l'Enfant et Saint Christophe.

Saint Benoît.
Saint Benoît.
Un ange.
Un ange.
Sainte Barbe.
Sainte Barbe.
Saint Bernard.
Saint Bernard.
Vierge à l'Enfant.
Vierge à l'Enfant.
Saint Christophe.
Saint Christophe.

Maison de la Bazoche - 10 place de la Trémoille.

Maison des Grandes Ecoles, dite maison de la Béraudière, puis maison de la Bazoche.

Maison reconstruite en 1615 pour le marchand Jean Crosnier, par l'architecte Corbineau Etienne, sur les caves des Grandes Ecoles. Millésime sur la façade, fenêtre du deuxième étage.

Plan régulier en L, sept niveaux : deux étages de sous-sol, trois étages carrés plus un étage de comble.

Le gros œuvre est en moellon enduit. Les chaînes d'angle, la corniche et l'entourage des baies à bossages sont en pierre de taille de calcaire. Les caves sont voûtées. La toiture en ardoise.

Pendant la Révolution, la guillotine était dressée sur la place, devant cette maison.

Le rez-de-chaussée est occupé par une boulangerie.
Le rez-de-chaussée est occupé par une boulangerie.
Millésime.
Millésime.
Chasse-roue ou bouteroue triple, signe de la forte fréquentation de l'endroit.
Chasse-roue ou bouteroue triple, signe de la forte fréquentation de l'endroit.

Maison des Maires - 31 Grande rue.

Cette maison, à mur pignon sur rue, appelée Maison des Maires, aurait été construite entre 1495 et 1510.

Le niveau semi-enterré, percé d'une arcade commerçante ou artisanale, et l'étage en pierre, pourvu d'une baie chanfreinée, ont été repris à la fin du XVIème siècle. Cette réfection masque l’encorbellement sur rue. Le balconnet en fer forgé date du XVIIIème siècle.

Ces deux niveaux sont surmontés par un étage en pan de bois puis par un comble à encorbellement. Au deuxième étage, des poteaux obliques viennent stabiliser la structure.

La façade arrière a été refaite au début du XXème siècle.

Maison - 9 rue des Orfèvres.

Maison des XVIIème et XVIIIème siècles.

Au rez-de-chaussée, la grande arcade en marbre, avec traitement en bossage, a été réalisée par l'architecte Pierre Corbineau (1600-1678) pour les marchands Le Mesnier et Boussé.

 

En 1770, Charles-André Louvrier, huissier, fait ajouter deux étages.

Au centre des balcons en fer forgé de style Louis XV, on remarque son monogramme et les symboles de sa profession: des plumes et un encrier.

Maison dite de Pierre Briand - 19 place de la Trémoille - fin du XVème.

Maison à pan de bois datant de 1469.

Le rez-de-chaussée est composé d'un vitrage continu à armature de poteaux de bois, il est soutenu par un muret de granite. A l’étage, contrairement aux maisons à pan de bois traditionnelles, son hourdis (le remplissage entre les pans de bois) n’est pas en torchis mais en briquettes. La maison présente deux encorbellements, dont les sablières sont moulurées.

En 1631, son propriétaire, le notaire Pierre Briand se voit concéder l’emplacement voisin afin d’y élever un pavillon qui servirait d’entrée au château.

Au XVIIIème siècle, la salle surmontant le porche abritait le greffe des officiers du grenier à sel de Laval et de La Gravelle.

La maison a également abrité le café restaurant "Eloy".

Classement par arrêté du 14 juin 1929.

Carrefour aux Toiles (1768).
Carrefour aux Toiles (1768).
Rue de Paradis.
Rue de Paradis.