L'écluse de la Nourrière (n°10).

Depuis le XVème siècle, un barrage existe au lieu-dit de la Nourrière. Il assurait le fonctionnement d’un moulin situé sur la rive droite. Lors de la canalisation de la rivière, dans la seconde moitié de XIXème siècle, il fut remplacé par un nouveau barrage doté d’une écluse. Le moulin fut reconstruit en 1858. Il disposait d’une roue à aube unique permettant la rotation de quatre paires de meules. En 1955, il cessa son activité et fut transformé en maison d’habitation. Depuis 1959, la chute d’eau fait fonctionner une micro-centrale électrique.

Grue utilisée pour le remplacement de la turbine.
Grue utilisée pour le remplacement de la turbine.
La turbine a été démontée.
La turbine a été démontée.
Bâtiment du transformateur.
Bâtiment du transformateur.
Repère de nivellement de l'écluse.
Repère de nivellement de l'écluse.

La maison éclusière de l'écluse de la Nourrière.

La maison éclusière de la Nourrière a été construite en 1858, lors de l’aménagement de la Mayenne. Elle fut occupée de 1858 à 1961 puis elle fut laissée à l’état d’abandon jusqu’en 1991, date de l’aménagement des chemins de halage par le Conseil Général. Elle n’a subi que très peu de transformation depuis sa construction.

La maison éclusière possède trois travées et trois niveaux. La toiture est récente. Le toit à deux pentes est couvert d’ardoises. Il n’y a pas d’ouverture sur les pignons.

En soubassement, une cave voûtée, enterrée à l'avant, ouvre de plain-pied sur l’arrière, vers le jardin, par une porte cintrée. Les murs de la cave sont en pierre, la voûte en brique et le sol en terre battue. L’éclusier y stockait des barriques de cidre, des saloirs…

La façade antérieure est organisée autour de l’axe de symétrie que constitue la travée centrale. Les ouvertures et les angles du bâtiment sont en granit tandis que le reste des murs, en brique et en pierre, est couvert d’enduit.

Au-dessus de la porte d’entrée, un linteau de granit porte le nom et le numéro de l’écluse, N°10 ECLUSE DE LA NOURRIERE. Sur le linteau de la porte est gravée l’année de construction, 1858.

L’accès à la maison se fait par un escalier droit, aménagé sur un talus destiné à protéger la maison des inondations.    

Au rez-de-chaussée, on entre directement dans une grande salle à vivre avec cheminée et placard aménagé dans l’épaisseur du mur, la petite pièce de droite était réservée aux "Ponts et chaussées", une porte donne accès à un petit dégagement avec évier (sans eau courante), possédant une petite fenêtre ouvrant sur le jardin. Tous les sols du rez-de-chaussée sont en terre cuite.

Un escalier demi tournant en bois permet d’accéder aux deux pièces de l’étage dont le sol est couvert de parquet de bois. La plus grande possède une cheminée, la seconde un placard aménagé dans le mur.

La grande pièce à vivre du rez-de-chaussé équipée d'une cheminée.
La grande pièce à vivre du rez-de-chaussé équipée d'une cheminée.
Cette pièce est aussi équipée d'un placard aménagé dans l'épaisseur du mur.
Cette pièce est aussi équipée d'un placard aménagé dans l'épaisseur du mur.
Pièce réservée aux "Ponts et Chaussées".
Pièce réservée aux "Ponts et Chaussées".
Coin avec évier (il n'y avait ni eau courante, ni électricité) et escalier donnant accès à l'étage.
Coin avec évier (il n'y avait ni eau courante, ni électricité) et escalier donnant accès à l'étage.
Grande pièce à l'étage avec cheminée.
Grande pièce à l'étage avec cheminée.
Petite pièce à l'étage avec placard. La dernière éclusière qui a vécu dans cette maison avait neuf enfants.
Petite pièce à l'étage avec placard. La dernière éclusière qui a vécu dans cette maison avait neuf enfants.
Sur l'arrière de la maison, une porte voûtée donnant accès à la cave.
Sur l'arrière de la maison, une porte voûtée donnant accès à la cave.
Cave voûtée.
Cave voûtée.

Fournil.

un fournil se trouve dans le jardin, au nord. Le cul du four est accolé en appentis. La toiture en ardoise est récente, toit en bâtière pour le fournil, toit à une seule pente pour le foyer.

Le four voûté est en brique. On y allumait le feu par l’ouverture du haut. Lorsque celui-ci était suffisamment chaud, on le vidait et on mettait les braises dans l'ouverture du bas.

On allumait le feu dans le foyer, en haut. Lorsque le four était suffisamment chaud, on le vidait et on mettait les braises dans l'ouverture du bas.
On allumait le feu dans le foyer, en haut. Lorsque le four était suffisamment chaud, on le vidait et on mettait les braises dans l'ouverture du bas.
Une plaque permettait de fermer le four.
Une plaque permettait de fermer le four.

Latrine.

Au sud les latrines. Le toit d'origine a été remplacé par du fibro-ciment ondulé. Les murs sont en briques, le sol est constitué d’un bloc de pierre, taillé d’un trou.

Les toilettes au fond du jardin.
Les toilettes au fond du jardin.
Le trou a été taillé dans unn bloc de pierre.
Le trou a été taillé dans unn bloc de pierre.

Le jardin.

Sur l’arrière de la maison, un terrain, entouré d’une digue, possédait un enclos avec deux cochons (dont un servait à payer le boucher) et une ou deux biquettes ainsi qu’un coin potager. Une source permettait de puiser de l’eau (non potable).

En cas d’inondation, la digue protégeait le terrain et permettait à la famille de l’éclusier de sortir de la maison.

Sur le terrain, il y avait une source mais l'eau n'y était pas potable. Il fallait faire 3 km pour aller chercher de l'eau.
Sur le terrain, il y avait une source mais l'eau n'y était pas potable. Il fallait faire 3 km pour aller chercher de l'eau.
En cas d'inondation, une digue en amont servait à protéger le terrain. Elle permettait  également à la famille de l'éclusier de sortir de la maison.
En cas d'inondation, une digue en amont servait à protéger le terrain. Elle permettait également à la famille de l'éclusier de sortir de la maison.

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Commentaires : 2
  • #1

    GINDRE (lundi, 14 novembre 2011 16:41)

    Je suis plaisancier sur la Mayenne et friand d'histoire et de belles histoires sur notre patrimoine, ces photos viennent nous enrichir, espérons qu'elles fasses des émules. Merci

  • #2

    xavier (dimanche, 09 septembre 2012 19:58)

    Merdrignac levage super entreprise.
    Avec son directeur gerard merdrignac.merdrignac levage emploie 180 a 280 personnes.