L'église Notre-Dame des Cordeliers.

Eglise des Cordeliers.

Les Frères Mineurs de l’observance, ou Cordeliers, s’installèrent dans le faubourg Saint-Martin en 1394, à la demande du comte Guy XII et de sa femme, Jeanne. En 1397, ils prennent possession de leur couvent. Le 8 mai 1407, l’église est consacrée par l’évêque du Mans, Adam Châtelain. Le côté gauche de la nef compte sept chapelles. Le chœur se termine par un chevet plat dont la baie fut partiellement obstruée lors de la construction du retable de l’autel en 1636. Le portail principal, reconstruit au XVIIème siècle, est l’œuvre de l’architecte Etienne Corbineau. Pendant la Révolution, le couvent servit à l’internement de 400 prêtres insermentés, puis il abrita l’hôpital militaire. L'église est rendue au culte en 1805. En 1863, elle est agrandie par l'ajout d'un collatéral au sud, dû à l’architecte lavallois Pierre-Aimé Renous.

La niche avant restauration.
La niche avant restauration.
La niche après la restauration effectuée en janvier 2011.
La niche après la restauration effectuée en janvier 2011.

Vestibule d'entrée (1639).

Le vestibule d'entrée lambrissé est attibué à Etienne Corbineau. Les voûtes sont ornées de peintures, oeuvres du père Beaubrun.

Chaire à prêcher, oeuvre du maître-menuisier lavallois A Madiot (1876).
Chaire à prêcher, oeuvre du maître-menuisier lavallois A Madiot (1876).
Chaire à prêcher - détail.
Chaire à prêcher - détail.

Le retable de Notre-Dame.

Le retable du maître-autel ainsi que cinq retables du collatéral nord sont attribués à Pierre Corbineau, fils d'Etienne Corbineau. Le retable de Notre-Dame a été commandé en 1653 par François Chapelle, marchand du faubourg Saint-Martin à Michel Langlois. L'entourage en marbre rouge de Saint-Berthevin provient d'une grande balustrade qui séparait autrefois le choeur de la nef.

Le retable de Saint-Pierre - Pierre Corbineau (1632).

Le retable de Saint-Joseph - Pierre Corbineau.

En face de l'autel, une statue de saint Expédit, qui fut le but de nombreux pèlerinages.

 

Le retable de Saint-François - Pierre Corbineau (1637).

La niche est remplacée par un tableau, représentant saint François d’Assise en prière. La niche supérieure possède une statue qui représente sainte Scholastique ou sainte Cécile.

Sur le mur de gauche, un bas-relief en bois sculpté et peint du XVIIème siècle. Saint François et sainte Claire aident le Christ à porter sa croix. Sainte Véronique montre le linge où vient de s'imprimer la face du Christ. Saint Jean soutient la Vierge, assise à l'écart.

Le retable du Sacré-Cœur - Pierre Corbineau (entre 1630 et 1640).

Face à l'autel, une statue de saint Antoine de Padoue.

Le retable Notre-Dame de pitié - Pierre Corbineau (1684).

Au sommet de l'autel, les initiales JLV de Jacques Le Blanc de la Vignolle, doyen des avocats de Laval, décédé en 1684. Au centre du retable, une Vierge de pitié en terre cuite polychrome du XVIIème siècle. Elle a été placée sur le retable après la Révolution. A gauche de l'autel, une statue de saint Malo, évêque breton, à qui on venait jadis offrir des écheveaux de chanvre. A droite de l'autel, une statue de saint Louis de Gonzague.

Le retable du maître-autel.

Le retable du maître-autel en marbre, 14,5 mètres de haut, masque partiellement le fenestrage de l’immense verrière qui a perdu ses vitraux. Il a été réalisé en 1634 par Pierre Corbineau. Les statues en terre cuite représentant saint François d’Assise, à gauche, le Christ bénissant le monde, au centre, et saint Jean l’évangéliste, à droite, sont attribuées à l’atelier de Biardeau. En 1841, le retable est reculé dans le fond du chœur. A cette occasion, une copie de l’Assomption de Murillo remplace le tableau originel. En 1938, les niches latérales furent obturées par des plaques de marbre.

Le chœur est entouré par une grille en fer forgé construite en 1879 par Monsieur Chartier, maître-serrurier à Laval.

La chapelle du Saint-Sacrement.

Elevée en 1870 grâce à un don anonyme. Le haut-relief de l’autel représente la Sainte Famille et l’Enfant Jésus aidant Marie à dévider un écheveau. Sur une colonne, à gauche de la chapelle, une Vierge en bois polychrome du XVIème siècle qui était autrefois située dans la niche surmontant le portail de l'église.

La chapelle Sainte-Anne.

Au-dessus de l’autel, construit par messieurs Raffl et Verrebout suite à un don anonyme, les statues de saint Joachim, époux de sainte Anne, à gauche, de sainte Anne, au milieu, et de saint Louis à droite.

La chapelle Notre-Dame du Sacré-Cœur.

Son autel a été érigé en 1875, par M Cosnard du Mans, grâce à des dons de particuliers. Le confessionnal, que l’on peut voir en face de l’autel, a été fabriqué en 1876 par M Madiot de Laval.

La chapelle Notre-Dame de Lourdes.

Son autel de marbre blanc date de 1877.

Sur le mur de droite, on peut voir une statuette de "L'Enfant Jésus de Prague" qui était autrefois l’objet d’une dévotion particulière.

La chapelle Saint-Charles-Borromée.

Don de la famille Alexandre-Lamerie, son autel en bois sculpté est l’œuvre de messieurs Raffl et Verrebout de Paris. Trois hauts-reliefs d’albâtre présentent des scènes de la vie du saint évêque de Milan. Médaillé à l’Exposition universelle de 1878, il a été installé à Notre-Dame en 1879.

La chapelle des morts de la guerre.

Au-dessus de l’autel en marbre blanc, sur des plaques fixées au mur, les noms des officiers, sous-officiers et soldats tombés au champ d’honneur durant la guerre 1914-1918.

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Commentaires : 4
  • #1

    bazin julien (samedi, 09 juillet 2011 23:20)

    ancien enfant de coeur sous le patronnage de l'ABBE BAHIER DANS LES ANNEES 1948 1951 52
    RAVI DE REVOIR L'eglise de ma jeunesse elle est vraiment belle

  • #2

    chartier (dimanche, 17 juillet 2011 18:41)

    monsieur. peut etre savez vous ce qu'a realise dans eglise chartier pierre maitre serrurrier a laval mon arriere grand pere ne en 1848. mon pere m'a parle de grilles.esperant une reponse. agreez monsieur mes salutations

  • #3

    d hueppe (lundi, 17 août 2015 15:21)

    Bonjour
    Un grand merci pour la présentation et la mise en valeur de cette église par ces belles photos. Je pense que la mosaïque au sol dans le vestibule est de Odorico; avez vous confirmation et une date? y a-t-il d'autres mosaïques Odorico dans l'église des Cordeliers? merci.
    Bonne journée

  • #4

    laval53000 (lundi, 17 août 2015 17:20)

    Bonjour,
    La mosaïque de l'église des Cordeliers ainsi que celle du musée des sciences ont effectivement été réalisées par Isidore Odorico père (1845-1912).
    Son fils, Isidore Odorico (1893-1945), a réalisé la mosaïque des bains-douches de Laval.
    Cordialement.

La grille en fer forgé du choeur a été réalisée en 1879 par Monsieur Chartier, maître-serrurier à Laval, d'après les plans de l'architecte Hawke.

Cordialement.

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Commentaires : 2
  • #1

    HUMEAU Lucie (lundi, 03 décembre 2012 21:27)

    Bonjour,

    Tout d'abord, je voulais vous remercier du travail fait pour ce site, c'est vraiment très riche et je suis ravie d'avoir autant de photos !
    Je suis actuellement en train d'écrire un mémoire sur un manuel de confession d'un franciscain nommé Jean Benedicti. J'essaie de retracer au plus près son parcours de vie et les sources que j'ai concordent au moins sur ce point : il aurait été enterré à Laval, au couvent des Cordeliers.
    J'étais donc à la recherche de quelques archives qui auraient apporté un peu de lumière sur le frère Jean Benedicti. Je vais essayer de contacter la médiathèque de Laval mais je trouve peut-être ici la personne la plus compétente pour m'aider dans mes recherches, auriez-vous des informations sur ce personnage ou sauriez-vous où je pourrais trouver des archives le concernant ? (Sa date de mort approximative serait entre 1590 et 1595).
    Je vous remercie d'avance des réponses que vous pourrez m'apporter,
    En vous souhaitant une très bonne soirée,

    Lucie Humeau.

    p.s. : Au cas où vous préféreriez me contacter par mail, voici mon adresse : lucie.humeau@wanadoo.fr Merci !

  • #2

    Jean Ricard (dimanche, 18 août 2013 03:17)

    Bravo pour ce site internet.

    En ce qui concerne Jean Benedictim je vous signale la page suivante:

    http://agora.qc.ca/documents/jean_benedicti--jean_benedicti_ou_la_stigmatisation_du_fatum_calvinisticum_par_christophe_paillard