L'église de Grenoux.

Le site de Grenoux est habité depuis près de vingt siècles.

Des fouilles réalisées en 1984 ont attesté le passage à Grenoux de la voie gallo-romaine de Bretagne (de Corseul au Mans) ainsi que la présence d’un habitat gallo-romain derrière le presbytère.

Lors de travaux et de fouilles effectués dans le chœur de l’église en 1985, un pan de mur a été daté de la fin du VIIème siècle.

On peut donc penser que l’église primitive de Grenoux est contemporaine de celle de Pritz.

Au XIème siècle, pour remplacer la petite chapelle du VIIème siècle, on construit une nouvelle église dédiée à Saint Sulpice. Tout comme à Pritz, la nef est flanquée au nord et au sud de deux chapelles à absidioles, le chœur, plus étroit, est composé d’une travée droite et d’une abside.

De cette église romane, il reste le chœur et le transept.

La nef est beaucoup plus récente, elle a été reconstruite en 1874 par l’architecte E J Hawke.

Durant la Révolution, l’église de Grenoux fut désaffectée. Ses deux cloches furent enlevées le 25 octobre 1792.

Dix-sept jeunes Grenois (habitants de Grenoux) suivirent les Vendéens lors de leur passage à Laval, quatre furent guillotinés.

L’abbé Pierre Denais, né à Grenoux en 1758, fut arrêté à Laval alors qu’il apportait les sacrements chez un malade. Il fut guillotiné à Tours le 27 février 1798.

En 1863, lors de son rattachement à Laval, Grenoux comptait 1725 habitants.