La Cathédrale de la Sainte-Trinité.

Vers 1070, le baron de Laval fait don aux moines de l’abbaye de la Couture du Mans d’un terrain situé près de son ancienne motte.

Une église, dépendant du prieuré de Pritz, y est rapidement bâtie.

Il ne reste de la construction primitive que les deux chapelles voûtées de chaque côté de la tour et les quatre piliers du chœur.

Un de ces piliers est creux et reçoit l'escalier qui servait à monter au clocher.

L’église de la Trinité subit au cours des siècles de nombreuses modifications, démolitions et agrandissements ; elle présente une synthèse des styles Roman, Gothique et Renaissance. La plus longue période de transformation eut lieu après la guerre de Cent ans. Son extension s'achève en 1597 avec l’édification d’un portail monumental.

Au XIX° siècle, la destruction des fortifications médiévales, permet le dégagement du côté ouest de l’église.

Classée Monument historique en 1840, ce n'est qu'en 1855 qu'elle est élevée au rang de cathédrale avec la création de l'évêché.

Mosaïque de la Porte de la Miséricorde.

Cette mosaîque, réalisée par Marie-Noëlle Garrigou, fut bénite le 2 octobre 2016 par Monseigneur Thierry Scherrer, évêque de Laval.

Le grand portail.

En 1597 est édifié un portail monumental avec emploi des ordres antiques : pilastres, colonnes, frontons…

Les statues d’origine, disparues pendant la Révolution, ont été remplacées, en 1853, par des œuvres du sculpteur Corto Parry, réalisées en terre cuite des Agêts, et représentant Saint Benoît et Saint Bernard, les papes Saint Léon le Grand et Saint Grégoire le Grand, Saint Augustin et Saint Ambroise.

Ces statues ont été remplacées en août 2010 par des copies pour des raisons de conservation.

Au pied du portail, un escalier à double volée fut édifié en 1734 par les soins de François Le Geay des Attelais.  

Plan de la Cathédrale.
Plan de la Cathédrale.
Vue sur la nef et la tribune construite en 1770.
Vue sur la nef et la tribune construite en 1770.
La tribune abrite les grandes orgues dues au facteur Aristide Cavaillé-Coll (1811-1899).
La tribune abrite les grandes orgues dues au facteur Aristide Cavaillé-Coll (1811-1899).
Aristide Cavaillé-Coll a construit les orgues de nombreuses églises en France. Il a également réalisé d’importants travaux d’amélioration à Notre-Dame de Paris.
Aristide Cavaillé-Coll a construit les orgues de nombreuses églises en France. Il a également réalisé d’importants travaux d’amélioration à Notre-Dame de Paris.
Grille de la tribune.
Grille de la tribune.
Le petit porche XVII° siècle. Sur les deux vantaux de la porte du petit porche sont sculptés les trois personnages de la Sainte Famille.
Le petit porche XVII° siècle. Sur les deux vantaux de la porte du petit porche sont sculptés les trois personnages de la Sainte Famille.
A droite, la Sainte Vierge et à gauche, Saint Joseph tenant l'Enfant Jésus par la main.
A droite, la Sainte Vierge et à gauche, Saint Joseph tenant l'Enfant Jésus par la main.
Le baptême du Christ - Retable en bois polychrome du XVIII° siècle.
Le baptême du Christ - Retable en bois polychrome du XVIII° siècle.
Gisant en marbre de Guillaume Ouvroin, Evêque de Rennes, mort en 1347. L'Evêque, dont les pieds reposent sur un lion, est couché, les mains jointes sur la poitrine, sa crosse posée à sa gauche.
Gisant en marbre de Guillaume Ouvroin, Evêque de Rennes, mort en 1347. L'Evêque, dont les pieds reposent sur un lion, est couché, les mains jointes sur la poitrine, sa crosse posée à sa gauche.

Les tapisseries.

Six tapisseries de la manufacture de Felletin, fin du XVII° siècle, couvrent les murs de la nef. Elles illustrent le Livre de Judith.

Judith, sur le pas d'une porte, suivie de sa servante. En face d'elle, Ozias, coiffé d'un turban, est accompagné de deux anciens.
Judith, sur le pas d'une porte, suivie de sa servante. En face d'elle, Ozias, coiffé d'un turban, est accompagné de deux anciens.
Judith, à genoux.
Judith, à genoux.
Judith sort de la ville. Le roi Ozias et les deux anciens la regardent partir.
Judith sort de la ville. Le roi Ozias et les deux anciens la regardent partir.
Judith et sa servante sont à genoux devant Holopherne.
Judith et sa servante sont à genoux devant Holopherne.
Excécution d’Holopherne.
Excécution d’Holopherne.
Judith montre la tête d’Holopherne.
Judith montre la tête d’Holopherne.
Chaire en chêne clair de forme octogonale (1803). L'abat-voix était surmonté des insignes épiscopaux alors que l'église n'était pas encore cathédrale.
Chaire en chêne clair de forme octogonale (1803). L'abat-voix était surmonté des insignes épiscopaux alors que l'église n'était pas encore cathédrale.
Bénitier en marbre de Laval (1554).
Bénitier en marbre de Laval (1554).
Tambour en bois sculpté, érigé en 1709.
Tambour en bois sculpté, érigé en 1709.
Statue en pierre polychrome du XVII° siècle représentant Sainte Anne instruisant la Vierge.
Statue en pierre polychrome du XVII° siècle représentant Sainte Anne instruisant la Vierge.
Statue après restauration.
Statue après restauration.
Triptyque de Saint Jean-Baptiste du peintre hollandais Pierre Aertzen dit "le Long" (1505-1573). A gauche, prédication de Saint Jean dans le désert, au centre, décollation de Saint Jean et à droite, le baptême du Christ par Saint Jean dans le Jourdain.
Triptyque de Saint Jean-Baptiste du peintre hollandais Pierre Aertzen dit "le Long" (1505-1573). A gauche, prédication de Saint Jean dans le désert, au centre, décollation de Saint Jean et à droite, le baptême du Christ par Saint Jean dans le Jourdain.
Statue en bois du XVIII° siècle représentant Saint Tugal (? - 563), évêque de Tréguier et patron de la ville de Laval. Une grande partie de son corps est conservée à Laval.
Statue en bois du XVIII° siècle représentant Saint Tugal (? - 563), évêque de Tréguier et patron de la ville de Laval. Une grande partie de son corps est conservée à Laval.
Cette statue en bois polychrome de la fin du XV° siècle, connue sous le nom de Vierge des Halles, se trouvait dans les halles proche de l'église de la Trinité jusqu'à leur démolition vers 1852.
Cette statue en bois polychrome de la fin du XV° siècle, connue sous le nom de Vierge des Halles, se trouvait dans les halles proche de l'église de la Trinité jusqu'à leur démolition vers 1852.
La multiplication des saints.
La multiplication des saints.
Le grand retable de l'ancien autel, oeuvre de l'architecte Pierre Corbineau, fut construit entre 1634 et 1640.
Le grand retable de l'ancien autel, oeuvre de l'architecte Pierre Corbineau, fut construit entre 1634 et 1640.
Le tableau central représente le Mystère de la Sainte Trinité: trois globes égaux disposés en triangle illuminent la Vierge agenouillée, entourée des 12 apôtres.
Le tableau central représente le Mystère de la Sainte Trinité: trois globes égaux disposés en triangle illuminent la Vierge agenouillée, entourée des 12 apôtres.
Au-dessus, dans une niche, la Sainte Trinité: Dieu le père bénissant, le Fils tenant une croix et au-dessus d'eux la colombe du Saint-Esprit. De part et d'autre, dans des niches, Saint Pierre portant les clefs et Saint Jean l'Evangéliste.
Au-dessus, dans une niche, la Sainte Trinité: Dieu le père bénissant, le Fils tenant une croix et au-dessus d'eux la colombe du Saint-Esprit. De part et d'autre, dans des niches, Saint Pierre portant les clefs et Saint Jean l'Evangéliste.
Grand retable: détail.
Grand retable: détail.

Retable du chevet.

De chaque côté de ce retable, construit au milieu du XVIIème siècle, se trouvent les statues en terre cuite de saint François et de sainte Claire d’assise du XVIIème siècle également.

Pilier sud. Porte ouvrant sur l'escalier qui servait à monter au clocher.
Pilier sud. Porte ouvrant sur l'escalier qui servait à monter au clocher.
Cénotaphe élevé à la mémoire de Monseigneur Wicart, premier évêque de Laval de 1855 à 1876. Bien que rappelant la forme d'un tombeau, le cénotaphe ne contient pas de corps.
Cénotaphe élevé à la mémoire de Monseigneur Wicart, premier évêque de Laval de 1855 à 1876. Bien que rappelant la forme d'un tombeau, le cénotaphe ne contient pas de corps.
Vierge du Magnificat en marbre, donnée à l"église en 1683. Pendant la Révolution, elle fut sauvée par des paroissiens qui la transformèrent en déesse Raison .
Vierge du Magnificat en marbre, donnée à l"église en 1683. Pendant la Révolution, elle fut sauvée par des paroissiens qui la transformèrent en déesse Raison .
Bas-relief des Quatorze prêtres martyrs de Laval.
Bas-relief des Quatorze prêtres martyrs de Laval.
Chapiteau - Le lion, symbole de l'évangéliste Saint Marc.
Chapiteau - Le lion, symbole de l'évangéliste Saint Marc.
Chapiteau - Le boeuf ailé, symbole de l'évangéliste Saint Luc.
Chapiteau - Le boeuf ailé, symbole de l'évangéliste Saint Luc.
Misericorde: petite console, située sous le siège des stalles, permettant d'être assis tout en ayant l'air debout. Parclose: panneau de boiserie servant de séparation entre deux stalles.
Misericorde: petite console, située sous le siège des stalles, permettant d'être assis tout en ayant l'air debout. Parclose: panneau de boiserie servant de séparation entre deux stalles.
En 2002, Louis Derbré réalise pour l'évêché de Laval une croix d'autel en bronze: "Le Christ Glorieux". Pour Louis Derbré: « C’est un Christ accueillant, le mouvement de sa main gauche invite les fidèles à le suivre. »
En 2002, Louis Derbré réalise pour l'évêché de Laval une croix d'autel en bronze: "Le Christ Glorieux". Pour Louis Derbré: « C’est un Christ accueillant, le mouvement de sa main gauche invite les fidèles à le suivre. »
Grille du choeur.
Grille du choeur.
Antépendium: tapisserie pendue devant l'autel en permanence ou à l'occasion de fêtes. Coutume datant au moins du VIIème siècle.
Antépendium: tapisserie pendue devant l'autel en permanence ou à l'occasion de fêtes. Coutume datant au moins du VIIème siècle.
Lutrin du XVIII° en bois polychrome. Soutenant le pupitre, un aigle symbole de l'évangéliste Saint-Jean.
Lutrin du XVIII° en bois polychrome. Soutenant le pupitre, un aigle symbole de l'évangéliste Saint-Jean.
Ambon (pupitre d'où sont lus les textes sacrés) oeuvre du sculpteur Louis Derbré (2001).
Ambon (pupitre d'où sont lus les textes sacrés) oeuvre du sculpteur Louis Derbré (2001).
Baptistère en marbre rouge du XVIII° siècle.
Baptistère en marbre rouge du XVIII° siècle.

Les tableaux.

L'adoration des Mages par Louis Boullongne (1609-1674). Au centre du tableau, la Vierge, illuminée par l'Enfant assis sur ses genoux, présente son fils aux trois Mages.
L'adoration des Mages par Louis Boullongne (1609-1674). Au centre du tableau, la Vierge, illuminée par l'Enfant assis sur ses genoux, présente son fils aux trois Mages.
Statue de Saint Jean-Marie Vianney, le Curé d'Ars.
Statue de Saint Jean-Marie Vianney, le Curé d'Ars.

La crèche.

Cette crèche, réalisée en 2010, est l’œuvre de Monsieur Alain Legros, sculpteur mayennais. Les personnages ont été sculptés dans du bois de tilleul puis polychromés. Marie, assise, sourit et présente ses bras pour accueillir l’Enfant Jésus. Joseph, une lanterne à la main, est debout à ses côtés. Il est vêtu d’un manteau et d’une écharpe. Derrière, en décor, un triptyque représentant les bergers, l’ange, le bœuf et l’âne et les rois mages.

Exposition Fra Angelico.

Du 15 au 28 avril 2014, la cathédrale de Laval accueille une exposition de 33 photographies monumentales de tableaux de Fra Angelico.

Le cadran solaire de la cathédrale.

Le cadran solaire de la cathédrale, orienté vers le sud-ouest, est gradué de XII à VIII.

Au-dessus du style, à peine lisible, est gravée une devise en latin :

 

A SOLIS ORTU

USQUE AD OCCASUM

LAUDABILE NOMEN DNI

 

DU LEVER DU SOLEIL

JUSQU'A SON COUCHER

LOUE SOIT LE NOM DU SEIGNEUR

Le terme DNI étant employé en tant qu’abréviation du mot DOMINI.

 

On devine la devise...
On devine la devise...