Le prieuré Saint-Martin.

Le prieuré de Saint-Martin, dépendant de l'abbaye de Marmoutier, est antérieur à l'année 1040.    

Selon le chartrier de Saint-Martin, Guy Ier donne aux moines le droit de prendre du bois dans ses forêts et les affranchit de tout droit de péage. Les moines vont pouvoir construire un couvent autour duquel va se développer le faubourg Saint-Martin.

En 1437, le prieur Jean Henri obtient l’appui de Jean V de Bretagne et de Guy XIV de Laval pour reconstruire les bâtiments conventuels en partie détruits durant la guerre de Cent ans.

En 1791, l’église est fermée. Elle va d’abord servir de caserne puis de magasin, avec installation de planchers et de cloisons.

En 1879, le chanoine Le Ségrétain achète l’église qu’il fait restaurer, parfois de façon fort radicale, pour en faire la chapelle de l’aumônerie militaire. Il fait compléter d’anciennes fresques conservées, sans en respecter le style.

 

L’édifice religieux présente une nef unique de plus de 30 mètres de long sur 8,7 mètres de large, un transept surmonté d’une tour de croisée et un chœur à abside en cul de four.

Les bâtiments conventuels entouraient une cour carrée dont l’église fermait un des côtés.

L’Eglise Saint-Martin et les peintures murales sont classées par arrêté du 11 décembre 1979.

La tour est percée de deux baies sur chacune de ses faces.
La tour est percée de deux baies sur chacune de ses faces.
En 1895, Le Ségrétain couronne la tour de créneaux. Le toit pyramidal couvert d'ardoises sera restauré en 1995.
En 1895, Le Ségrétain couronne la tour de créneaux. Le toit pyramidal couvert d'ardoises sera restauré en 1995.
Autrefois, l'égise était flanquée de contreforts dont on distingue les arrachements à l'extérieur.
Autrefois, l'égise était flanquée de contreforts dont on distingue les arrachements à l'extérieur.
Le portail, autrefois situé sur le pignon ouest, fut remonté au XVIIIème siècle (?) dans le mur nord de la nef.
Le portail, autrefois situé sur le pignon ouest, fut remonté au XVIIIème siècle (?) dans le mur nord de la nef.
Cinq fenêtre en plein-cintre ébrassées vers l'intérieur subsistent au nord.
Cinq fenêtre en plein-cintre ébrassées vers l'intérieur subsistent au nord.
Au sud, le mur remanié au XVème siècle, présente des baies en arc brisé.
Au sud, le mur remanié au XVème siècle, présente des baies en arc brisé.
Vers 1883, L. Goethals exécute un décor recouvrant la totalité des murs et des voûtes de la chapelle.
Vers 1883, L. Goethals exécute un décor recouvrant la totalité des murs et des voûtes de la chapelle.
Il compose sa décoration à partir de vestiges subsistants. Il en sauvegarde quelques-uns mais, le plus souvent, il les repeint entièrement.
Il compose sa décoration à partir de vestiges subsistants. Il en sauvegarde quelques-uns mais, le plus souvent, il les repeint entièrement.
Vestiges d'une suite d'ancêtres du Christ se faisant face deux à deux (XIIème siècle). Les têtes sont disproportionnées, les pieds et les mains débordent légèrement  sur l'encadrement.
Vestiges d'une suite d'ancêtres du Christ se faisant face deux à deux (XIIème siècle). Les têtes sont disproportionnées, les pieds et les mains débordent légèrement sur l'encadrement.
Les figures peintes par Goethals au XIXème siècle, plus "académiques", se différencient nettement des peintures romanes du milieu du XIIème siècle.
Les figures peintes par Goethals au XIXème siècle, plus "académiques", se différencient nettement des peintures romanes du milieu du XIIème siècle.
Sur la voûte plein-cintre de la travée de l'abside, huit épisodes de la vie de Saint Martin, patron du prieuré, sont contés en images.
Sur la voûte plein-cintre de la travée de l'abside, huit épisodes de la vie de Saint Martin, patron du prieuré, sont contés en images.
On peut y voir: le baptême de Saint Martin ou le baiser guérisseur au lépreux.
On peut y voir: le baptême de Saint Martin ou le baiser guérisseur au lépreux.
Vitrail de Saint Martin.
Vitrail de Saint Martin.