La station d'épuration.

La première station d'épuration de Laval a été construite en 1959. Avant cette date, les eaux usées étaient directement déversées dans la Mayenne.

Plusieurs tranches d'extension et de modernisation auront lieu en 1966, 1973, 1981 et 1998 : lit bactérien, digestion des boues, élimination de l'azote et du phosphore, bassin tampon...

Un énorme chantier, débuté en septembre 2009, a pour objectif de moderniser et d'agrandir la la station afin d'obtenir une capacité de 250000 équivalent/habitants (les industries représentant 80000 équivalent/habitants) : construction de deux serres solaires pour sécher les boues, clarificateurs, stockeurs à boues, digesteur...

Volumes traités : de 20000 m3/jour à 50000 m3/jour par temps de pluie.

Le dégrilleur.

Première étape du traitement, le dégrilleur qui arrête les plus gros déchets : trop d'utilisateurs confondent toilettes et vide-ordures. L'eau est ensuite envoyée vers un bassin tampon.

Le décanteur primaire.

Le plus visible de la pollution y est éliminée (sables, graisses et particules). Les particules lourdes tombent au fond de l'ouvrage et y forment une masse boueuse qui est envoyée vers le traitement des boues.

Chenal d'aération.

C'est le "coeur" du traitement. Ce bassin contient les bactéries spécialisées dans l'élimination de la pollution soluble (carbone, azote et phosphore).

Le clarificateur.

Dans ce bassin, l'eau propre est séparée des boues produites par les bactéries. Les boues sont envoyées vers le traitement des boues. L'eau propre est rejetée dans la Mayenne.

Traitement des odeurs.

L'air vicié est purifié par lavage chimique dans des tours. De l'acide, de l'eau de Javel et de la soude y sont pulvérisés pour venir à bout de toutes les odeurs.

Tableau électrique.
Tableau électrique.

Le traitement des boues.

Les boues sont d'abord envoyées dans un digesteur. Dans cette ouvrage, fonctionnant comme une fosse septique, les bactéries transforment une partie des boues en gaz.

Puis les boues sont envoyées dans une centrifugeuse pour y être déshydratées. Les boues, mélangées à de la chaux vive, sont épandues en agriculture (48m3 par jour).

Gazomètre.
Gazomètre.

Les serres.

25% des boues sont séchées dans deux serres solaires. Le plancher est chauffé au biogaz. Grâce à ce dispositif, les boues ne contiennent plus à la sortie que 20% d'eau.