Les bains-douches municipaux - Quai Albert Goupil.

Au début du XXème siècle, pour se laver, les Lavallois ne disposent souvent que d’une table de toilette, avec cuvette et broc. A l’hôpital Saint-Julien, des baignoires sont mises à la disposition des habitants par la commission des Hospices.

En 1923, afin d’améliorer l'hygiène publique, le maire Eugène Jamin décide de créer des bains-douches comme il en existe déjà à Château-Gontier (CM du 26 novembre 1923).

Les travaux sont confiés à un architecte Lavallois, Monsieur Guinebretière. Les bains-douches, installés au 43 quai d’Avesnières (aujourd’hui quai Albert Goupil), sont inauguré le 27 janvier 1927. Ils disposent de huit baignoires, de seize cabines de douches et d’un WC.

Le vitrail placé au-dessus de la caisse centrale, aujourd'hui disparu, est l’œuvre du maître verrier Auguste Alleaume, les ferronneries sont de M Bourny et la décoration de style art déco aux motifs géométriques bleus, jaunes et verts est due au mosaïste Isidore Odorico fils. L’utilisation de la mosaïque permettait un nettoyage rapide et efficace. À l’entrée, un léopard en mosaïque symbolise la ville de Laval.

 

Pendant près de cinquante ans, les bains-douches vont connaître une fréquentation importante, environ 300 personnes y viennent chaque année, notamment des personnes âgées. Ils sont ouverts du mercredi au dimanche : 2 francs le bain, 1 franc la douche. Les services payants proposent des serviettes, savons, pâtisseries. L’établissement dispose d’une laverie pour les serviettes municipales.

A partir des années 80, avec l’apparition des salles de bains dans les habitations, la fréquentation va diminuer. En 1998, ils ne sont plus qu’une douzaine à fréquenter les bains-douches.

Les Bains douches ont fermé en novembre 2003.

Inscription au titre des monuments historiques.

Le bâtiment des bains-douches a été classé monument historique le 9 octobre 2014.

Une souscription a été lancée afin de permettre la restauration du site.

Les bains en pluie.

En 1872, une circulaire incite les directeurs des établissements pénitentiaires à améliorer l’hygiène des détenus. Le médecin chef de la prison Bonne-Nouvelle à Rouen, le docteur Merry Delabost, propose au Ministre de l’Intérieur de substituer au bain de baignoire, trop long et trop coûteux, la pluie d’eau chaude.

Grâce au soutien du Préfet, le Docteur Delabost peut voir son projet se réaliser dès 1873.

Le système du docteur Merry Delabost est alors adopté par d'autres administrations, des établissements publics de bains-douches sont créés par Charles Cazalet à Bordeaux en 1893 puis à Paris en 1899.

Les bains douches rénovés.

Fermés au public en 2003, les bâtiments se dégradaient sous l'effet des infiltrations. Une restauration devenait nécessaire.

 

Le 6 septembre 2016, a lieu la première réunion de lancement du chantier.

Les bains douches rénovés ouvrent leurs portes au public le 9 septembre 2017 après un an de travaux :

- restauration de la façade (reprise des parements calcaires) ;

- restauration de la verrière ;

- restauration de la mosaïque d'Isidore Odorico fils ;

- remise en place du vitrail...

 

Coût total de l'opération : 720000€

Le nouveau vitrail réalisé à partir du carton d'Auguste Alleaume.

Le vitrail d’origine avait été réalisé en 1927 par Auguste Alleaume, maître verrier lavallois, pour la somme de 3 600 francs.

Ce vitrail a disparu dans les années 1950, il a peut-être été détruit lors des bombardements de la deuxième guerre mondiale ou déposé lors de travaux réalisés en 1948. Heureusement, la Ville en avait conservé le carton d’origine mais elle ne possédait malheureusement pas d’indication de couleur.

L’ouverture qui accueillait ce vitrail avait été murée afin de créer deux nouvelles douches.

Le nouveau vitrail, réalisé par les ateliers Barthe-Bordereau d’Angers, a nécessité près de trois semaines de travail pour un coût de 13 000 €.

Réouverture au public lors des Journées du Patrimoine des 16 et 17 septembre 2017.

Lors des Journées Européennes du Patrimoine, 2470 personnes ont pu visiter les bains-douches rénovés.