Visite théâtrale: "Jean Chouan, mon frère..." (26.07.12)

"Jean Chouan, mon frère..." spectacle présenté par l'Office de Tourisme et la compagnie Arma temporis, texte de Stéphane Hiland. 

Jean Cottereau, dit Jean Chouan, fils de Pierre Cottereau et de Jeanne Moyné, est né le 30 octobre 1757 dans une hutte de bûcheron-sabotier de la forêt de Concise. Il est baptisé le 31 octobre 1757 en l’église de Saint-Berthevin. Le surnom de "chouan" lui vient de son père qui imitait le cri du chat-huant. Il était également surnommé par ses camarades "le gars mentoux" ( le garçon menteur).

Le 30 décembre 1780, un agent de la gabelle, Olivier Jagu, meurt après avoir été frappé par Jean Chouan et Jean Croissant dans une auberge de Saint-Germain-le-Fouilloux. Condamné à mort par contumace, Jean Chouan est exécuté en effigie en même temps que Jean Croissant.

Jean Chouan disparaît pendant quatre ans avant d’être arrêté le 18 mai 1785 au Bourgneuf-la-Forêt. Il est emprisonné à Laval puis à Rennes.

Le 15 août 1792, lors d’une tentative d’enrôlement de volontaires dans l’église de Saint-Ouen-des-Toits, Jean Chouan ameute les paysans et proclame sa fidélité au roi : "Qu'on nous rende nos prêtres ; nous ne partirons point pour faire la guerre au roi et à la religion".

La même année, avec sa troupe, il rejoint Antoine-Philippe de la Trémoille, Prince de Talmont. En janvier 1794, Jean Chouan tentera, en vain, de délivrer le Prince de Talmont sur le chemin le menant de Vitré à l’échafaud à Laval (personne n'a su lire la dépêche dans laquelle on l'avertissait que l'itinéraire de l'escorte avait été changé).

Ses deux sœurs, Perrine et Renée Cottereau, sont arrêtées puis guillotinées à Laval le 20 avril 1794.

Le 27 juillet 1794, lors d’une escarmouche avec les républicains de Port-Brillet, Jean, pour protéger sa belle-sœur enceinte, reçoit une balle dans l’abdomen. Il meurt le lendemain dans le bois de Misedon en faisant promettre à ses amis de ne jamais révéler l’endroit de sa sépulture.

En 1824, Jacques Duchemin Descepeaux recueille le témoignage de René Cottereau et rédige une biographie de Jean Chouan.

René Cottereau, le dernier survivant de la famille, meurt en 1846.